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RD Congo : Joseph Kabila s’est engagé à respecter la constitution de son pays


Par La Semaine africaine | Dimanche 27 Octobre 2013 | Lu 1128 fois | 0 Commentaire



Joseph Kabila
Joseph Kabila
En présence du président Denis Sassou Nguesso, son homologue du Congo-Brazzaville qu’il a congratulé par ce qu’il «a fait montre d’une disponibilité et d’une sollicitude particulière à l’égard du peuple congolais, avant, pendant et après les Concertations nationales» et de la présidente de la commission de l’Union africaine, Mme Nkosozana Dlamini Zuma, le président de la RD Congo, Joseph Kabila Kabange a prononcé, mercredi 23 octobre dernier, un discours sur l’état de la nation, devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, pour souscrire aux recommandations des concertations nationales.

Après ces concertations, il s’est engagé à mettre en place un «gouvernement de cohésion nationale», tout en assurant qu’il est «pour le respect, par tous, de l’esprit et de la lettre de la Constitution de la République, dans son ensemble, telle qu’adoptée par référendum populaire, en 2005».

Le président de la RD Congo, Joseph Kabila Kabange, a coupé court sur le débat concernant la modification ou le changement de constitution, dans son pays. Alors que l’opposition le soupçonnait de faire des concertations nationales un prétexte cachant son intention de modifier la constitution dans une sorte de consensus général, pour briguer un troisième mandat, le voilà lâchant une grande surprise: il a souscrit aux conclusions des concertations sur la nécessité de respecter la constitution. En clair, à l’issue de son mandat, en décembre 2016, il remettra le pouvoir à l’élu que le peuple se choisira.
En attendant et pour montrer sa volonté d’aller dans le sens des concertations, il a décidé de mettre en place un «gouvernement de cohésion nationale» qui «comprendra aussi bien des représentants de la majorité que ceux de l’opposition et de la société civile et aura pour missions prioritaires le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat à travers le pays, la consolidation de la cohésion nationale, la poursuite de la reconstruction, l’appui au processus de décentralisation et à l’organisation des élections, et l’amélioration des conditions sociales des populations».
Il mettra également en place un «comité national de suivi des recommandations des concertations nationales», comme pour afficher sa volonté de mettre en œuvre les recommandations des concertations. «S’agissant des élections», il a recommandé à la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), «d’envisager, dès ce jour, la présentation au parlement, dans le meilleur délai, du calendrier électoral et de poursuivre le cycle électoral, en vue de procéder avec diligence, à l’organisation des élections locales, municipales, provinciales et sénatoriales».
Le président de la RD Congo a pris beaucoup d’autres décisions touchant aux différents domaines de la vie de son pays. La situation à l’Est est au cœur de ses préoccupations, en reprenant les conclusions des concertations. «Conscients du calvaire qu’endurent ainsi, si injustement, nos frères et sœurs de la Province du Nord Kivu et de l’Ituri, et ce depuis plusieurs années, et voulant aider à y mettre fin, les concertations nationales se sont penchées sur la problématique des groupes armés nationaux et étrangers encore opérationnels sur notre territoire, et ont relevé les conséquences néfastes de leur présence sur notre sol, aux plans politique, économique, humanitaire, social, sanitaire et écologique. Elles ont, par ailleurs, fait l’évaluation des programmes correspondants de désarmement, démobilisation, intégration/réintégration, réinsertion sociale et rapatriement, et proposé des améliorations pour les programmes en cours et à venir. Dans ce domaine, la recommandation cardinale des Concertations nationales est celle de l’éradication des groupes armés. J’y souscrits sans réserve et affirme que ces groupes, quels qu’ils soient, n’ont d’autre choix que de déposer les armes et se rendre, ou d’y être contraint par la force», a-t-il déclaré. Le chef de l’Etat de la RD Congo a pris des mesures de grâce en faveur des prisonniers, il a demandé «le rapatriement des dépouilles mortelles de l’ancien président de la République, Mobutu Sese Seko, et de l’ancien premier ministre, Moïse Tshombe, en accord avec leurs familles respectives».

Joël NSONI
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