Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

RDC : African Jazz, le départ de Rochereau et Nico a coûté cher à Grand Kallé


Samedi 2 Juillet 2011 - 14:01


Grand Kallé - De son vraie nom, Joseph- Athanase Kabasele alias Kalle Jeef
Grand Kallé - De son vraie nom, Joseph- Athanase Kabasele alias Kalle Jeef
Sous la férule de son patron et chanteur d’exception, Joseph- Athanase Kabasele alias Kalle Jeef, né le 16 décembre 1930 à Matadi et lance par les éditions Opika de Moussa Benathar installées dans la commune de Barumbu au tout début des années 50, l’orchestre Africa Jazz a connu des fortunes diverses.

En dépit des talents dont il regorgeait comme Pascal Tabu Rochereau, Docteur Nico et autres, pour ne citer que ces deux musiciens, dont le départ a coûté cher à Kallé.

En 1960, Joseph Kabasele est approché pour cela par Longomba Victor « Vicky » à qu’il venait d’être offert par un politicien de voyager en marge de la Table ronde de Bruxelles, prélude à l’accession du pays à l’indépendance.

Marché conclu.

Longomba intègre à l’occasion l’African Jazz, abandonnant l’OK Jazz, et voyage avec Kallé Jeef, Nico Kassanda, Dechaud Mwamba, Brazzos, Elengesa Petit Pierre et Roger Izeidi.

Ce voyage de Bruxelles est notamment sanctionné par un succès de tous les temps, la chanson «Indépendance Tcha Tcha ».

Alors que Kabasele et son groupe se trouvent en Europe, Lutula Edo Clary fonde l’orchestre « Jazz Africain ». Il est suivi par Rochereau et Jeannot Bombenga entre autres.

A son retour à Kinshasa, Kalle Jeef bat le rappel des troupes et récupère dans la foulée Tabu Pascal Rochereau, Bombenga et Edo Clary.

1966, Nico et Rochereau quittent l’African Jazz pour créer orchestre «African Fiesta ». Désemparé, Kabasele voyage pour l’Europe.

Là-bas, il constitue le groupe « African Team » avec Jean- Serge Essous et Manu Dibango, deux anciens de la scène musicale congolaise, originaires du Congo- Brazzaville et du Cameroun.

Après cette expérience, Kallé Jeef regagne le pays sans trop savoir quoi faire. Il voyage pour l’Ituri où il est reçu par le politicien Manzikala. Ce dernier lui donne une voiture pour lui permettre de se rendre en Ouganda.

Là bas, à tout hasard, Kabasele apprend qu’il y a un groupe musical venu de Kinshasa qui s’y produit depuis quelque temps. Il est très curieux et décide de se faire conduire au lieu de au lieu de production de cet orchestre congolais qui n’est autre que « Vox Africa » de Jeannot Bombenga.

Quand Kallé Jeef entre dans le bar, la frayeur s’empare de Bombenga et ses musiciens. Ils avaient voyagé avec un matériel musical appartenant pour une partie à Roger Izeidi, pour une autre, à Kabasele Joseph. Kallé était-il venu arracher son équipement ? Mais, il n’en a rien été.

Kabasele est impressionné. A sa demande répétée, la chanson « Emery » dédiée à Patrice Emery Lumumba, dont il a été très proche, est exécutée à trois reprises.

Il congratule les musiciens avec des billets de banque. A la fin, il offre à Bombenga de fondre « Vox Africa » dans l’African Jazz.

Marché conclu, là aussi. L’orchestre partira par la suite en tournée en France, Allemagne, Belgique, Grande Bretagne... Mais, la fusion ne, sera pas de longue durée.

Début 1968, Jeannot Bombenga relance son « Vox Africa » avec des jeunes mais, très prometteurs talents comme Ntesa Dalienst, Sam Mangwana…

Le coup est fatal pour Kalle Jeef, qui ne remontera plus sur scène que sporadiquement, quelques fois avec le groupe « G.O. Malebo » des Menge Muliampene et autres Armando Grazzi. Ce jusqu’à la mort du « père de la musique congolaise moderne » qu’il a été, le 12 février 1983.

Kale Ntondo/Visa (Kongotimes)

SDC, Starducongo.com
Lu 1065 fois


Vos commentaires:

1.Posté par NKO JP le 04/07/2011 13:26 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
UNE ERREUR DE DATE DANS CET ARTICLE : Ce n'est pas en 1960 que le clarinettiste EDO CLARY LUTULA a créé l'orchestre JAZZ AFRICAIN, mais bien avant, c'est-à-dire en 1958 dans lequel on compte effectivement BOBENGA, ROCHEREAU et aussi Franklin BOUKAKA, pas pour longtemps, car en 1959 BOBENGA, BOUKAKA..... crée VOX AFRICA.

2.Posté par CLEMENT le 04/07/2011 13:35 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
La rectification de Mr NKO est exact : 1958 Franklin BOUKAKA fait partie des créateurs de Negro Band avant de se retrouver avec LUTULA-BOBENGA-TABU-LEY... pour la création de VOX-AFRICA (sauf TABU LEY qui intègre l'African Jazz) BOUKAKA ne passe que quelques mois, avant de rentrer à Brazza et intégrer Cercul-Jazz . Ce n'est pas étonnant cette période 1958 - 1963 comporte beaucoup de mouvements des musiciens.

3.Posté par SDC, Starducongo.com le 04/07/2011 14:32 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

4.Posté par J.P. Malonga le 09/07/2011 15:27 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
A Clément,
Tu m'as appris bien de bonnes choses sur la vie artistique de l'immortel Franckin Boukaka.
Pour moi, Boukaka, c'est le Cercul Jazz avec Ntounta Mamadou, le batteur Nzonzi Domsis et Henri BIBI de Massouka la biche de mon adolescence.
Une biographie complète de Franklin à propos de sa vie musicale sur les deux rives du fleuve avant de rencontrer le vieux Manu Dibango faite par le spécialiste Clément serait une bonne chose pour les mélomanes de la musique congolaise des deux rives.

Nouveau commentaire :
Twitter
B i u  QUOTE  URL

Publions des commentaires constructifs pour avancer

Actualités | Les arts | Monde | Indiscretions | Sports | Portraits | Interviews | Afrique | Maghreb | Dans les bacs | Festivals | Rétrospective | Producteurs | Livres | Vidéo | Cuisine congolaise | Vitrine | Ambassades | Organisations Int. | Sante | Météo | Ecouter | Dans la presse | Polémique | Live | Concert | Société | Zoom | Anecdotes