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Référendum constitutionnel: Campagne sous fond de menaces, harcèlements, intimidations, arrestations et détentions arbitraires en République du Congo


Par | Vendredi 16 Octobre 2015 | Lu 1133 fois | 0 Commentaire

Pointe-Noire (Staducongo.com) - Le 14 octobre 2015. La Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH), organisation non gouvernementale de promotion, protection et défense des droits de l'Homme, dénonce l’arrestation de M. Henri KABANABANZA, citoyen congolais, résidant à Pointe-Noire et membre de Unis Pour le Congo (UPC), parti politique de l’opposition.



Référendum constitutionnel: Campagne sous fond de menaces, harcèlements, intimidations, arrestations et détentions arbitraires en République du Congo
Selon les informations recueillies, M. Henri KABANABANZA, a été arrêté le dimanche 11 octobre 2015 aux environs de 6h du matin à son domicile. Il est actuellement détenu à l’Etat major militaire des armées. M.Henri KABANABANZA est soupçonné de fomenter « des troubles » dans la ville de Pointe-Noire.

Cette arrestation a été opérée par des éléments de la police militaire après avoir perquisitionné le domicile de ce dernier situé au quartier VINDOULOU sans aucun mandat du juge et au mépris des dispositions légales prévues en la matière. Depuis son arrestation, ses compagnons du parti et sa famille éprouvent d'énormes difficultés à lui rendre visite.

La RPDH a été informée de l’arrestation à Brazzaville le vendredi 09 octobre 2015 de six activistes, du mouvement Ras-le-bol, Mouvement des jeunes pour le changement, l’Amicale, la Voix du Peuple et Lisanga 242. Parmi ces personnes, figurent James Laurent MACOUMBOUS, Marc Alain MANTOT et Ludovic NGONI. Il leur est reproché d’avoir organisé une marche pacifique pour exprimer leur opposition au changement de la Constitution. Détenus d’abord à la Direction Départementale de la Police, ils ont en fin de compte été transférés à la Direction de la Surveillance du Territoire jusqu’à ce jour, sans droit aux visites familiales. En particulier, l’état de santé de Marc Alain MANTOT pourrait être préoccupant, compte tenu de ses antécédents diabétiques et de son traitement médical sans doute interrompu en raison des visites qui lui sont interdites.

L’Organisation exprime sa profonde inquiétude à l’égard de ces faits, qui, s’inscrivent dans un cadre plus général de représailles à l’égard des citoyens et de toute opinion contraire à celle de la majorité sur le référendum constitutionnel. Elle rappelle l’engagement constitutionnel en matière de garantie aussi bien des libertés d’expression, de manifestation que des conditions de détention. La RPDH attire l’attention sur les violations des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel le Congo est partie.

Elle prie les institutions internationales et les organisations de défense des droits de l’Homme de bien vouloir intervenir d’urgence pour garantir l’intégrité physique et psychologique des personnes détenues et harcelées, et donner ainsi suite aux demandes ci-après :

Actions demandées:

- Libérer immédiatement et sans condition M. Henri KABANABANZA, membre du parti politique UPC, James Laurent MACOUMBOUS, Marc Alain MANTOT et Ludovic NGONI et les autres personnes détenues dans ce contexte ;

- Mettre un terme à la persécution des opposants sous toutes les formes ;

- Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Henri KABANABANZA, de James Laurent MACOUMBOUS, Marc Alain MANTOT, Ludovic NGONI et de l’ensemble des personnes victimes de représailles pour leur opinion en République du Congo ;

- Assurer que soit menée une enquête indépendante sur les faits décrits ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifiés, jugés et sanctionnés conformément à la loi en vigueur ;

- Mettre un terme à toute forme de menaces et de harcèlements à l’encontre des citoyens et de tout individu opposé au référendum constitutionnel ;

- Veiller au caractère républicain et apolitique de la force publique ;

- Garantir un climat de paix et de concorde sociale contrairement à la psychose entretenue aujourd'hui du fait d’actes répréhensibles de menaces, d’harcèlements, d’intimidations, d’arrestations et détentions arbitraires à l’encontre de tous ceux ou celles qui expriment une opinion contraire aux aspirations de la majorité en lien avec le référendum constitutionnel;

- Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par la République du Congo.


Adresses utiles :

- M. Denis Sassou Nguesso, Président de la République
- Palais du Peuple Tél. +242 02 281 27 50 ou
+242 02 281 24 32 Fax. +242 02 281 02 72 Email: sgpr@yahoo.fr

- M. André Obami Itou, Président du Sénat ;
- M. Justin Koumba, Président de l’Assemblée Nationale
- Assemblée nationale, Palais des Congrès Tél. +242 02 281 04 14

Email. contact@assembleenationale.cg

- M. Martin Mbemba, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme ;
- M. Hilaire Mounthault, Médiateur de la République ;
- M. Aimé Emmanuel Yoka, Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains ; BP 2497 Brazzaville, République du Congo. Tél: (+242) 81 41 67 Fax: (+242) 81 41 67

Contacts RPDH:

Tél +242053583577, +24205595 52 46
Email: rp.dh@laposte.net, cmounzeo@yahoo.fr
Site: www.rpdh-cg.org,
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