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Rencontre avec André M'Bon, artiste-peintre et citoyen du monde


Par SDC, Starducongo | Jeudi 14 Mai 2009 | Lu 1383 fois | 0 Commentaire



Une toile de l'artiste André M'Bon
Une toile de l'artiste André M'Bon
Cadet de Guy Léon Fylla et Eugène Malonga, et de 3 ans l'aîné de Marcel Gotene, André M'Bon appartient à la « famille » des précurseurs de la peinture au Congo. Après les Beaux-Arts de Brazzaville, il part à la découverte du monde et de ses arts. Des pérégrinations qui le mèneront de Paris à Lausanne, où il réside, en passant par New York et le Canada. Découverte d'un peintre citoyen du monde.

Né à Gamboma le 24 novembre 1935, André M'Bon est l'un des pionniers de la peinture au Congo. Initié à l'art par ses parents, « des Sages du Congo » qui vivaient de l'artisanat du bois, il commence à sculpter le plus noble des matériaux dès sa plus petite enfance. À 15 ans, il développe sa passion pour l'art à Brazzaville. Et intègre, à 18 ans, l'École des Beaux-Arts. « J'avais Pierre Lods comme professeur. Pour moi, c'était la suite logique d'un amusement, le prolongement d'une passion. À cette époque, on ne planifiait pas de vivre de l'art. » Mais le destin va en décider autrement.

Les Beaux-Arts de Brazza à Paris

André M'Bon quitte ensuite le pays pour étancher sa soif d'apprendre sur le continent africain, au Bénin et au Cameroun, entre autres. À la fin des années 50, il arrive en France et intègre les Beaux-Arts à Paris (1959). Il y poursuit son apprentissage en peinture et découvre la restauration de tableaux.

En 1961, aux Beaux-Arts de Nancy, il rencontre le grand Pablo Picasso, venu voir ses œuvres. C'est à cette période que sa passion pour la peinture devient un métier.

Primé à New York en 1970

L'année suivante, il s'installe à Berne. Puis participe aux travaux de restauration des fresques du château d'Hindelbank et du musée d'Avenches en 1964. Sa réputation de grand restaurateur est en train de naître. Mais sa soif de connaissance le mène ensuite en Amérique du Nord, aux États-Unis et au Canada. Pendant 5 ans, il multiplie les aller-retour entre l'Europe et le Nouveau Monde. En 1970, il est primé à New York, lors de l'exposition d'une association de peintres, qui regroupe 80 exposants.

Il repart ensuite en Suisse, à Lausanne, où il réside depuis. Partagé entre la création et la restauration, il s'essaye aux diverses techniques que sont l'aquarelle, la peinture à l'huile ou la gouache. Il manie pinceau ou spatule. En 1993, il découvre et expérimente la feuille d'or lors de ces travaux de restauration. Il pratique également le macramé. « En Suisse, on dit de moi que j'ai déjà touché le fond, car je pratique toute forme de peinture », explique-t-il avec amusement.

Surréalisme et couleurs vives

« Je peins le plus souvent avec des couleurs vives, car elles portent en elles le symbolisme des choses », annonce André M'Bon sur son site internet. Une phrase qui résume parfaitement l'état d'esprit de cet artiste surréaliste à la sympathie dévorante et contagieuse.

Citoyen du monde, car « l'art n'a ni frontière, ni couleur », il a représenté plusieurs fois le Congo, comme lors de la 13e semaine de la langue française et de la Francophonie, à Berne en mars 2008. Ou à l'ONU, en 2006, où il porte là encore les couleurs de son Congo natal. En 2007, il s'expose à l'UNESCO, à Paris.

ONU, UNESCO, des organisations mondiales qui révèlent parfaitement le rayonnement de cet artiste sans frontière, exposé de part et d'autre de la planète (Afrique, Europe, Amérique du Nord). Qui souhaite délivrer un message de paix et d'espérance au peuple et aux dirigeants congolais : « J'ai donné sans compter à l'Afrique et au Congo en parcourant le monde. J'espère que tout le monde continuera de marcher selon la volonté de celui qui nous a faits. Que chacun œuvre pour le Congo en accomplissant ses devoirs. Sans jamais oublier que le Congo ne nous appartient pas. Nous ne sommes que des voyageurs qui parcourent ce beau pays ». Des paroles que ne renieraient pas ses parents, « Sages du Congo ».

BRAZZAVILLE-ADIAC
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