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SOCIÉTÉ Rd-Congo: Ça déprave à plein tube sur les lieux de deuil à Kinshasa


Par Topafricamagazine.net | Vendredi 1 Novembre 2013 | Lu 1025 fois | 0 Commentaire



SOCIÉTÉ Rd-Congo: Ça déprave à plein tube sur les lieux de deuil à Kinshasa
Ça déprave à plein tube sur les lieux de deuil à Kinshasa

Depuis quelques années, l’organisation des funérailles a connu de profondes mutations en Rd-Congo, particulièrement à Kinshasa. Jadis, les gens observaient une attitude de recueillement et de compassion pendant les obsèques d’un être cher, d’un parent, d’un frère ou d’une connaissance. Les choses ont changé de nos jours. Les lieux de funérailles sont plutôt devenus des lieux de réjouissances populaires où l’on assiste à des scènes spectaculaires: des danses et des chansons obscènes, l’exhibition des fringues à la mode, la consommation abusive de l’alcool, des rencards entre amoureux, des bagarres violentes entre gangs des rues communément appelé «Kuluna», sont là les faits qui caractérisent les funérailles dans la capitale RD- Congolaise.

A Kinshasa, les lieux de deuils sont devenus de véritables lieux de débauche. Jadis, ces lieux recommandaient respect et chagrin. On assiste impuissant à une inversion des valeurs. Les choses ont changé. Elles ont pris des proportions dramatiques. Les lieux des funéraires sont devenus des lieux où l’on assiste à des spectacles ignobles. Le public y va non plus pour apporter consolation, soutien et réconfort aux familles éprouvées, mais pour exhiber les avoirs et se livrer de manière notoire à des actes vulgaires, penauds et barbares. Parmi ces actes incommodes, on retrouve notamment l’exhibition des vêtements des grandes marques, les danses et les chansons obscènes, des rencards entre amoureux, des abus d’alcools, des bagarres de rues entre gangsters communément appelés «Kuluna», des insultes qui offensent la pudeur et tant d’autres actes malsains. Pire, ceux qui viennent pour consoler l’éprouvé, exigent un bain de consolation qui prend de plus en plus des allures de kermesses. En quête d’argent pour subvenir à leurs besoins quotidiens, les comédiens des rues ont aussi pris l’habitude de roder dans ces lieux pour monnayer leurs improvisations après la levée du corps. Même s’ils vendent leurs comédies à des prix dérisoires, ces comédiens font des bonnes affaires car ils sont fortement sollicités par le public captivé par ses blagues qui ne sont pas à leur place. C’est à la fois pitoyable et honteux. Certaines personnes qui gardent encore en eux le sens du respect des morts s’interrogent sur le fait que toutes ces pratiques indécentes se passent sous l’œil indifférent des autorités compétentes, incapables de prendre des mesures imposantes en vue de règlementer les funéraires comme cela se passe à Lubumbashi.

«Les obsèques doivent cesser de se passer dans une atmosphère de fête comme c’est le cas depuis quelques années notamment à Kinshasa. L’Etat doit peser de tout son poids pour mettre fin à cet état des choses, sinon nous allons continuer à perdre de plus en plus de respect à l’endroit des disparus. Ce changement de civilisation est contraire à la culture africaine qui inspire beaucoup de respect pour les morts» a déclaré un Kinois interrogé à ce sujet. Et d’ajouter que la société kinoise en particulier doit savoir gérer son comportement lors des événements qui exigent une attitude de recueillement. «Il faut savoir faire la part des choses. Il y a un temps pour pleurer et un temps pour la jouissance. On ne doit pas faire du méli-mélo. Le temps de deuil n’est pas égal à la fête, dans le cas contraire, la société RD- Congolaise est en perte de maturité», a souligné un chef de quartier à Kinshasa tout en appelant les Kinois au respect des valeurs culturelles africaines.

Quand les gens veulent s’amener au cimetière, les jeunes du quartier, de fois en complicité avec les petits fils et filles du défunt, balancent le cercueil dans les bras. Ils passent d’une avenue à l’autre et finissent par emprunter le boulevard provoquant ainsi des embouteillages inutiles. Sur insistance, ils finissent par mettre le corps dans le corbillard. Ils passent au second spectacle: ils montent au-dessus de véhicules, les autres s’accrochent tout simplement aux portières. Chemin faisant, ils connaissent souvent des cas d’accident mortel à cause d’excès de vitesse.

Elysée MUTINGWA
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