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SPORTS : Football congolais. Un refrain à ne plus en finir


Par Lepatriote-congo.com | Mardi 21 Août 2012 | Lu 535 fois | 1 Commentaire



Léon Alfred Opimbat, Ministre des Sports
Léon Alfred Opimbat, Ministre des Sports
On l’a déjà dit et redit. Le « Chemin d’Avenir » est terriblement en souffrance dans le secteur du sport. Car, là, il n’y a que les résultats qui parlent. Mais leur langage, depuis la nuit des temps traduit plutôt la morosité. Nos équipes représentatives semblent vraiment taillées pour faire nombre et accompagner les autres. Il y a pourtant de nobles ambitions qu’on se forge régulièrement et de très beaux discours mais…pour rien.

Dieu, qu’avons-nous fait pour mériter une telle punition ? La question est là, implacable, éternelle, incon-tournable. Manque-t-il des talents pour enfin tirer le Congo vers le haut ? Problèmes d’organisation et de moyens ? Absence de culture de préparation ? Ce sont là autant de questions qu’on ne cesse  de se poser. On serait tenté de s’accrocher à une plaidoirie chronique pour des états généraux ou des journées de réflexion. Mais le problème, le vrai, chez nous autres con-golais c’est que le fossé demeure énorme entre ce que nous disons et ce que nous faisons concrète-ment sur le terrain. Nous avons beau nous forger de légitimes ambitions mais cela reste dans le discours. Car l’étape de la pratique fait toujours défaut. Soit on ne fait rien pour marier la théorie à la pratique, soit on s’y prend très mal pour concrétiser nos ambitions. On préfère, la plupart du temps, donner du crédit aux marchands d’illusions, à la chance, à la magie et à tout ce tralala contraire à la science.

Or, au sport, rien ne s’improvise. Il faut construire patiemment dans l’espace et dans le temps. Chez nous, les discours sont considérés comme des prières. Il suffit peut-être d’en faire pour voir les choses s’accomplir dans la mesure où Dieu, de toutes les façons, ne donne ni la pierre ni le serpent à ses enfants. Quelle naïveté ! Comment donc ne pas comprendre qu’il n’y a que le travail bien fait qui paie ?

Le football continue de tousser

Depuis la C.A.N 2000 au Nigéria-Ghana, le Congo n’a plus jamais participé au concert panafricain de football. Il a coup sur coup manqué les rendez-vous de 2002 au Mali, de 2004 en Tunisie, de 2006 en Egypte, de 2008 au Ghana, de 2010 en Angola, de 2012 au Gabon-Guinée Equatoriale et manquera celui de l’année prochaine en Afrique du sud. Ce dernier figurait pourtant parmi les objectifs prioritaires des autorités sportives congolaises. Mais le samedi 16 juin 2012, le rêve con-golais s’est écroulé à Kampala suite à une correction subie par les Diables-Rouges (0-4) devant les Uganda Craners. Et pourtant à Pointe-Noire, nos ambassa-deurs avaient pris un excellent départ lors de la manche-aller en l’emportant par 3-1. Il y avait en-suite une mise au vert qui a précédé le départ au Burkina Faso puis en Ouganda. La triste vérité est que depuis qu’ils sont aux affaires Jean Guy Wallemme et Kamel Djabour n’ont jamais pu bâtir une équipe. Car à Ouaga-dougou comme à Kampala on a plutôt vu un ensemble dispersé, incapable de poser le jeu et recherchant systématiquement l’exploit individuel. Et que dire de ce qui s’est passé lors de Congo-Niger (1-0) à Pointe-Noire ?

Un festival de ratés comme cela arrive rarement en football. Le drame, c’est que cette impuissance commence à devenir contagieuse. Car même nos juniors, récemment éliminés de la C.A.N de la catégorie par l’Afrique du sud, ont gravement pêché dans la conclusion des nombreuses actions qu’ils se sont crées. Mais eux, au moins, ont l’excuse de ne pas avoir bénéficié de la préparation telle que voulue par Eddie Hudanski. Il reste qu’ils sont éliminés de la compétition et cela sera compta-bilisé au passif de la fédération congolaise de football. Comme quoi les jours passent et se ressemblent pour le football congolais. Pas étonnant, cepen-dant. Car c’est bien la gestion de ce football qui est à l’origine de ce drame. Les maux qui rongent ce football, aussi multiples et profonds soient-ils, sont suffisam-ment connus. Mais, à ce jour, aucune équipe dirigeante de ce football n’est arrivée avec un programme qui vise à combattre l’incompétitivité de la discipline. On privilégie tout simplement l’organisation de compétitions comme si celle-ci suffisait à rendre au football congolais sa compétitivité.

Quel est le programme de la fédération congolaise de football à court, moyen et long terme ?

Personne ne le sait. C’est, comme d’habitude, la navigation à vue et, avec elle, tout le lot de décisions complètement tordues comme celle N°011/FC/PR/12 du 8 août 2012 relative à la levée de sanctions avant la reprise du championnat national. Il est, par exemple, dit en l’article 1er . s sanctions disciplinaires pronon-cées contre les dirigeants de clubs, les joueurs et les officiels de matches de la Fécofoot dans le cadre des compétitions natio-nales de la saison en cours sont levées ». C’est à croire qu’au cours d’une même et seule saison, deux règlements sont appliqués et cela, naturellement, constitue un préjudice énorme à l’éthique. Imaginez deux équipes A et B. la première a vu deux de ses pièces maîtresses suspen-dues pour avoir posé des actes anti sportifs et devraient pour cela, comme leur équipe, payer pour avoir violé les règles du jeu. Ce serait, par-là, aussi une punition éducative qui pourrait avoir même de fâcheuses conséquences à la fin de la saison. Et voilà qu’on choisit aujourd’hui de pénaliser plutôt l’équipe B en la faisant jouer contre l’équipe A dont les joueurs ont déjà été sanctionnés. N’est-ce-pas là une manière de tricher. Voilà une preuve de la gestion artisanale et sans méthode du football congolais. Outre celà, s’ajoute l’étrange justice qui a prévalu lors du conflit Ac Colombe - Fc la Source en coupe du Congo.

A discuter avec les uns et les autres du Comité exécutif de la Fécofoot, on réalise qu’il n’y a pas vraiment l’harmonie dans la « maison foot ». Les relations entre les membres sont plutôt empreintes d’hypocrisie. A cela s’ajoutent plein d’autres détails qui rendent la gestion de la Fécofoot hasardeuse et néfaste. Malheureusement, « ébonga, ébonga té, toujours meilleur ».

Georges Engouma
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Vos commentaires:

1.Posté par Mwana Mboka le 23/08/2012 10:14 | Alerter
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Tout ça c'est de la littérature et nous nous aheurtons à ne pas regarder al réalité en face:le Stade Alphonse Massamba-Débat devrait être exorcisé,purifié,suite aux évènements de triste mémoire qui s'y déroulèrent en 1974.Comme de bien entendu,pas par les imposteurs des églises de réveil.Il n'y a pas de gêne à cela,notre pays n'est plus "marxiste-léniniste".Et nous verrons le sport de notre pays redorer son blason à la face du monde.Franchement,le parcours de l'A.C.-Léopards qui joue ses matches à Dolisie n'a jusqu'ici encore interpellé personne,ni un dirigeant?Si c'était au Stade Massamba-Débat,l'affaire aurait été pliée depuis belle lurette.A méditer.

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