Saintrick interprète à Paris, Hector dans Une Iliade, version revisitée de la guerre de Troie où les femmes ont leur mot à direVendredi 6 Novembre 2009 - 15:04
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Le chapiteau d'Adrienne dans le 18e arrondissement de Paris, a accueilli le 31 octobre, la dernière représentation de la pièce de théâtre Une Iliade, spectacle mettant en scène deux héros protagonistes de la mythologie greco-romaine : Hector, joué par Saintrick, et Achille.
« Il paraît que je suis responsable de la guerre. Il paraît que si des milliers d'hommes s'entretuent, c'est à cause de moi. Est-ce que je suis un monstre ? Regardez-moi ! Vous me regardez déjà autrement », crie de douleur Hélène que deux hommes convoitent. C'est cette voix qui ouvre la scène ressemblant à une place de village. Elle résonne aux quatre coins du monde et du chapiteau d'Adrienne, depuis la guerre de Troie qui éclate et dont la cause disparaît face aux hommes sommés de faire des choix et aux crépitements des armes. Ainsi commence le premier acte d'Une Iliade, par René Zahnd et mise en scène par Hassane Kassi Kouyaté, qui retrace un conflit mythique, revisité. Cette touche de modernité permet de considérer cette pièce comme une dénonciation universelle des valeurs qui conduisent à la guerre des dieux, voire à la guerre des hommes. « Nous aimerions, partant de cette source ancienne, raconter l'histoire à notre tour et à notre manière », explique Hassane Kassi Kouyaté. Le spectacle est conté, dansé et chanté en dix langues (yoruba de Cuba, mina du Togo, berbère, kabyle et arabe d'Algérie, latin, bambara du Mali, burkina, lari du Congo et coréen) par des artistes de différentes cultures (Maghreb, Afrique de l'Ouest, Afrique centrale, Caraïbes, Europe), qui transmettent la voix des femmes, celle de la raison pour mieux comprendre les hommes. Et dans son rôle, Saintrick est méconnaissable. Il incarne Hector, le plus fort et le plus vaillant des Troyens, qui fut tué par Achille, assoiffé de vengeance. A l'issue des combats, Achille attache son cadavre à son char et le traîne plusieurs fois autour des murailles de Troie. Mais les dieux prennent soin de ce cadavre qui n'est pas défiguré par les mauvais traitements d'Achille. Plus tard et poussé par les dieux, ce dernier accepte de rendre le corps de Hector à Priam, son père. Le spectacle, splendide, émouvant, se termine par l'évocation de la déchéance de Troie et une danse des femmes soudain droites et débarrassées de tout signe de soumission. Carmen Féviliyé (Brazzaville-diac ) SDC, Starducongo.com
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