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Séance des questions orales avec débats au sénat : L’accès à l’eau potable, aux médias publics et la lutte contre l’impunité au cœur du débat


Par | Mardi 8 Septembre 2015 | Lu 608 fois | 0 Commentaire

Trois ministres interpellés, trois ministres présents. La séance des questions orales avec débats au gouvernement au sénat, jeudi 27 août dernier, a, malgré tout, vécu. Présidée par Vincent Ganga, vice-président de la chambre haute du parlement, cette séance a été marquée par des questions à caractère d’ordre social, politique et économique.



Pierre Mabiala
Pierre Mabiala
La question de l’impunité au niveau de l’Etat et de la censure dans les médias d’Etat étaient au centre des préoccupations des sénateurs qui ont appelé à un renforcement des capacités des journalistes.

Deux sénateurs étaient à la base de cette séance: Emmanuel Boungouandza et Jean-Pierre Ngouya, sur la qualité de l’eau distribuée par la S.n.d.e.
Répondant aux préoccupations du sénateur, le ministre Henri Ossebi a reconnu que la S.n.d.e va mal. «Sans langue de bois, il faut le reconnaître. Ailleurs, le constat qui a été fait amènerait directement, à la conclusion qu’il faut mettre à la porte une quantité de travailleurs pour restaurer les équilibres», a dit le patron du département de l’énergie et de l’hydraulique, qui a promis faire une communication de proximité basée sur les faits, c’est-à-dire donner la parole à ceux qui ont vécu les changements dans leurs quartiers. Par ailleurs, il a indiqué que l’opération de la pose des compteurs prépayés ne concerne pas le secteur de l’eau, mais, uniquement, le secteur de l’électricité.
Interpellé par Emmanuel Boungouandza sur une quelconque censure préjudiciable aux partis de l’opposition dans les médias publics, Thierry Lézin Moungalla, qui a pris nouvellement le département de la communication et des médias, a demandé qu’on lui donne le temps de s’installer, avant d’approfondir cette question. «Je veillerai, à titre personnel et administratif, à ce que les règles légales, administratives, déontologiques et d’équité soient strictement observées par les médias placés sous ma tutelle», a fait savoir le ministre de la communication et des médias, chargé des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement. Toutefois, il a précisé que la loi, depuis la Constitution jusqu’aux textes spécifiques, garantit la liberté d’accès aux médias et le pluralisme dans les médias publics. «Il n’y a pas, aujourd’hui, dans la presse congolaise, de prisonniers d’opinion qui seraient issus du milieu journalistique», a-t-il rappelé, comme pour affirmer que la liberté de presse n’est pas un vain mot au Congo.
Acculé sur son action qui serait sélective, Pierre Mabiala pense, plutôt, le contraire. Pour lui, son action frappe les forts et les simples citoyens. Car, personne n’est censé être au-dessus de la loi. A son corps défendant, il a fait remarquer qu’il a aussi détruit les maisons des dignitaires du pouvoir et récupérer certains biens de l’Etat, contrairement à ce que pense le sénateur Boussou-Diangou qu’il n’y a que les petits citoyens qui paient les frais. «C’est ça le règne de l’impunité que nous avons dans le pays», avait-il signifié.
S’agissant du terrain de «Cent fils», au quartier Mpila, Pierre Mabiala a affirmé qu’il appartenait, au départ, à l’Etat qui, malheureusement, a fini par le vendre, par le truchement du comité de privatisation du C.f.c.o. «Ce n’est pas une occupation anarchique. Tous les propriétaires ont régulièrement acheté à l’Etat. Le fruit de cet achat était reversé au Trésor public», a-t-il renchéri.
Dans leur réplique, les sénateurs sont revenus sur la question de l’impunité qui gangrène la société congolaise, mais surtout la nécessité de renforcer les capacités des journalistes, au regard du triste constat observé dans les médias publics. «Les journalistes sont des gens professionnels, objectifs, soucieux de rapporter l’information de manière brute, équitable et conforme aux équilibres. Dans toute collectivité, il peut y avoir des gens qui expriment une opinion ou des positions. Ce sont des choses qui arrivent. Le vrai problème à Télé-Congo n’est pas politique, mais celui de la nécessité de renforcer les capacités de notre presse audiovisuelle et privée», a expliqué le ministre Moungalla, qui pense qu’il n’y a pas de malice à Télé-Congo, mais plutôt, des problèmes techniques. «Nous allons corriger cela. Je vous demande, simplement, de ramener la sérénité dans ces questions, parce que c’est dans la sérénité que nous pourrions renforcer notre secteur des médias et lui faire jouer le rôle le plus bénéfique dans une démocratie en construction. Je suis là et c’est la mission que le chef de l’Etat m’a donnée, pour que les choses soient faites dans la sérénité. Nous ferons le nécessaire», a-t-il promis.
Revenant à la charge, le sénateur Boussou-Diangou a interpellé le ministre Henri Ossebi sur le réseau d’eau potable de Dolisie qui comporterait de l’amiante, un produit cancérigène. «Cet héritage, qui vient de l’Unelco, n’existe plus. Linéaire en amiante a été dégagé dès que nos services ont été saisis. La longueur totale dégagée est de 5 Km. Depuis, toutes les tuyauteries ont été remplacées par une tuyauterie neuve en P.v.c», a précisé le ministre de l’énergie et de l’hydraulique. En tout cas, le public a bien apprécié cette séance d’interpellation du gouvernement, qui a soulevé des questions pertinentes qui concernent la vie des populations.

Cyr Armel YABBAT-NGO
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