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Sexe, alcool et… arnaques en séries. Dans l’univers trompeur des gosses de riches


Par Lesenegalais.net | Dimanche 8 Avril 2012 | Lu 1419 fois | 0 Commentaire



Sexe, alcool et… arnaques en séries. Dans l’univers trompeur des gosses de riches
Sénégal. Ils sont jeunes, riches et aiment s’éclater. Seulement ? A la différence de leurs pairs qui mouillent leurs chemises sur les pistes de danse ou sur les bancs des collèges, « les fils de… » en mettent plein la vue à leurs amis : la belle vie, le whisky le plus cher et le champagne qui coule à flots! Dans ce monde de l’exposition permanente et du « bling-bling », le vol, l’arnaque et la tromperie sont des petits fours pour jeunes arrivistes.

Le vent de liberté qui souffle sur les Almadies a mis en selle plusieurs profils de jeunes gens garçons et filles qui inquiètent par leur comportement hors normes. Au moment où les étudiants de leur âge courent après le savoir et la consécration dans leurs études, eux sont préoccupés par tout autre chose. Leur monde se résume au sexe, au vol, à l’alcool à outrance et à la drogue, dans le souci de se divertir loin des cadres populaires de la capitale. C’est le crédo de ces jeunes jet-setteurs d’un nouveau genre. Avec l’arrivée massive de ces « fils de… », une nouvelle mentalité est érigée en règle dans ce triangle des sensations qu’ils fréquentent assidument. La plupart des endroits qu’ils apprécient s’y retrouvent concentrés. Ces jeunes habitent presque tous aux abords de cet Eldorado des fortunes dakaroises. Une génération inconsciente qui vit loin du besoin et trône sur le gratin du showbiz, dans les clubs et bistrots du coin a fini d’y faire la loi. Clinquants et pas modestes pour un sou, ils n’en finissent pas de s’exhiber entre deux parties de billard, quelques coupes de champagne et de bruyantes virées dans de rutilantes voitures.

Cette horde des nouveaux petits maîtres de la nuit envahit les palaces chics et portent, dans le secret de la nuit, par devers eux une carte bancaire fournie ou plusieurs liasses de billets et la réputation de leur père. Fils de ministre, député ou sénateur, rejeton d’un célèbre musicien ou répondant au nom d’un riche homme d’affaires, les portes du Dakar by Night s’ouvrent largement pour ces mômes qui n’existent que par leur nom de famille. Souvent d’âges précoces, mais rompus aux arcanes de l’arnaque et jeux d’influences, les « fils de… » forgent leur réputation sur une appartenance clanique, ce qui fait qu’ils sortent en bande, et opèrent, souvent, par les mêmes procédés pour avoir les moyens de leur politique. Des petits larcins aux vols organisés, en passant par les cambriolages et recels d’objets de valeur, ils portent aisément le poids de leur arrogance et ne reculent devant rien pour satisfaire leur besoin de paraître et de s’éclater. Le temps d’un week-end il leur arrive de « décrocher », histoire de changer d’air, vers une station balnéaire du pays. Une virée cautionnée par un membre de la fratrie qui aurait gagné le jackpot à la loterie familiale.

L’incroyable cadeau d’anniversaire d’un « jet-setteur » à son meilleur « pote » qui fête ses 17 ans ? Un week-end à Saly avec un mannequin qui fait le buzz, parties de billard arrosées de grands crus avec vedettes et célébrités de la musique, rien n’est trop beau pour se faire plaisir. Toute cette « baraka » attire de nombreux entremetteurs, avides de mettre la main sur quelques miettes tombées de la nappe de ces petits richards. Ils parviennent sans grande peine à trouver une place à la table du dernier parvenu et s’empressent de prévenir leur moindre désir. Surtout quant il s’agit de leur mettre entre les pattes la belle sur laquelle ils viennent de jeter leur dévolu.

Dommages collatéraux : enceinte du fils d’un ministre d’Etat, elle regrette…

Des confidences de filles introduites dans le cercle d’une célèbre bande, ressortent la vraie nature, et le profil social de cette race d’ « enfants-rois » très courue par la gent féminine. L’une de ces pauvres proies, enceinte du fils d’un ministre très influent, témoigne de la cupidité qui finit par avoir raison de la vie de certaines filles trop naïves. Son propos, dépité, laisse perler la déception qui l’habite. Aux premiers signes de son état, elle a failli tomber des nues, quand son étalon, toute honte bue, s’est débiné, expliquant n’avoir ni les moyens ni le courage d’assumer la paternité. Le dossier, déjà en justice, n’a pas fini de révéler ses petits secrets. En effet, la fille en question rumine sa vengeance et menace de parler si la situation perdure. C’est elle, avec ses souvenirs, qui dépeint celui qui a empoisonné son existence. « C’est un menteur qui m’a toujours faire croire à des chimères. Tout ce qu’il disait, c’était sous le coup de l’alcool et même quand il me donnait des sous, son plan était déjà en tête. Il ne fait rien pour rien. Il n’a ni boulot ni diplôme, tout ce qui le fait vivre, ce sont les sommes importantes qu’il dérobe du compte de son père. Il lui arrive, pour se dépanner, de « bazarder » les bijoux de sa mère. »

Chez une ancienne Miss Sénégal, RV galants entre fils de ministres et de marabouts

Le monde de ces mômes qui font la loi la nuit ne s’arrête pas à l’ambiance enivrée des boîtes de nuit. Notre incursion ce week-end dans l’intimité du restaurant de la place nous a mis sur la piste d’une autre destination. Celle d’appartements privés qui accueillent, surtout les week-ends, des visiteurs triés sur le volet. Dans la suite d’une célèbre ex-Miss Sénégal absente du territoire. Elle a 17 ans et maîtrise déjà son petit monde. Entre deux coups de fil, elle reçoit des amies qu’elle installe dans le vaste salon meublé avec goût. Entre Iphone, tablettes Samsung et autres gadgets électroniques, on se croirait dans une salle de jeux, et ce sont les salutations qui font sauter le verrou sur l’identité des uns et des autres. C’est la « fille de… ».

Plus loin, un peu en retrait, une jeune dame d’une rare noirceur, répond à des « Sokhna Si, Sang bi » par un fin sourire. Renseignement pris, c’est la fille d’un défunt khalife. Dans cette ambiance qui tranche avec nos réalités familiales, bercée par des chichis et cliquetis de jeunes arrivistes, le nœud de la discussion ignore l’actualité politique et les difficultés sociales. Ici, dans cette assemblée de nantis tout tourne autour des dernières tendances mode, de « Ivy Blue » le bébé de Beyonce ou des dernières frasques de Rihanna. Si le souci principal, pour se faire voir, n’est pas la disponibilité de la bagnole du pater et du garde du corps …s’il vous plait.
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