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TRAIT D’UNIONDimanche 18 Septembre 2011 - 17:52
Entre : - La révélation des enfants terribles de la nouvelle chanson congolaise (suite) - Et le Réveil des anciennes grandes figures de l’âge d’or de la chanson congolaise.
I - Il y a quelques jours, nous avions félicité des noms comme : HARNOLD NGANGA- SAINTRICK - SAM TALANIS - JOSEY PRISCILLE - JACKSON BABINGUI - ACHILLE MOUEBO - LO BENEL _ AIME ONOUKA et son groupe NZELA - HELMIE BELLINI - SPEEDDHY - Kongo Music - PAPYJAY – YA TACHY - TOP ONE FRISSON - DAVID TOCHINO BINIAKOUNOU et RUFIN HODJAR qui se battent, chacun à sa manière, pour être compétitifs au plan international, notamment, dans la recherche d’alliages sonores inédits et dans le rapport qu’ils établissent entre le chant et la masse orchestrale. Ils sont restés aussi fidèles pour un grand nombre à une certaine tradition rythmique qui échappe à la banalité ou la monotonie que l’opinion congolaise reprouve. Ci-après deux autres noms qui sont en bonne place sur cette liste. Et qui pour l’essentiel se consacrent également, à l’arrangement, à la composition et au vocal de grande qualité. BETTY NOVALLIS : Produit par le label « OKHAMONDULE » BETTY NOVALLIS fait remarquablement son entrée dans la famille très restreinte des voix féminines congolaises. Réservant toute son attention à ses prouesses vocales, son style se caractérise par la simplicité de la mélodie dont le thème des chansons (nombreuses encore en chantier) est profondément significatif. La tendance gracieuse de son œuvre chantée en lingala se précise surtout dans la belle interprétation de la grande et célèbre Lucie EYENGA dans son classique « Dit Moninga » qui donne à la trame vocale une couleur insolite, au tant BETTY NOVALLIS manie les timbres avec esprit dans ses propres compositions. BETTI NOVALLIS qui n’est pas une inconnue, doit une grande partie de sa notoriété au fait qu’elle a chanté sur plusieurs scènes en France et à l’Etranger, notamment avec « Les Tambours de Brazza » et aussi bien en Solo, tenant magnifiquement le rôle de tout premier plan. MERLIN BOUTON : L’une des voix les plus marquantes de la rumba à Dolisie, vient de faire un grand pas en avant, en attirant l’appréciation du célébrissime chanteur Noël NGIANA MAKANDA « Werrasson ». En effet, recruté au cours du dernier séjour de WENGE MUSICA à Dolisie, sa venue à Kinshasa, et après quelques prestations, laisse couler beaucoup d’encre sur son succès immense sur toutes les lèvres des kinois. En très peu de temps Merlin BOUTON est confirmé, personnalité de la musique populaire congolaise. Il chante d’une voie mélodieuse, forte et d’une intensité poétique aigue. Ses chants sans âge laissent entendre par le soliste qui l’accompagne, un jeu de guitare foisonnant et envoutant. Il se forge depuis sa présence à Kinshasa un langage et un style absolument autonomes. Ayant présenté sur plusieurs tribunes son savoir faire extraordinaire, le jeune Merlin BOUTON est comblé. II - Venons-en au réveil des anciennes grandes figures de l’âge d’or de la musique congolaise. Apparus au devant de la scène vers la fin des années 60 et 70, grâce à des séances d’enregistrement ou à la participation à des grands festivals internationaux, les chanteurs ci-après ont connu le succès que leur talent méritait. Eclipsés par des musiciens plus spectaculaires des orchestres, ils eurent pourtant une importance historique considérable. Si plusieurs années sont passés sans les revoir sur scène, depuis l’année dernière, plusieurs noms sont revenus et ont renoué avec la chanson. Leurs écritures évoluent à nouveau très vite vers plus de complexité rythmique et harmonique. En témoignent ce que votre serviteur a dit à leur endroit. MARLOT : Chanteur créatif en plein essor. Il donne l’occasion de le redécouvrir à travers la musique qu’on aime et qui tend à disparaitre ; « La Rumba ». MARLOT, de son nom Dieudonné NKOUNKOU, est aujourd’hui la figure emblématique, du mouvement de la rumba originale issue de la tradition congolaise. Il crée depuis un évènement qui à travers sa musique très appréciée, réunie toutes les générations. Il prouve également que le droit et la musique se marient convenablement. NKOUNKOU, on le sait est avocat de très bon niveau. BOULHOS LOUPINO, dans l’album de renaissance « I have a dream », sept ans après sa dernière apparition dans les bacs. Un bon exemple de chanter ici en ténor avec une admirable facilité et le choix des thèmes l’amène à faire des belles rumbas dans la grande tradition « Soukous » dominante. DON FADEL : Priorité à la danse, est le slogan magique du talentueux organiste qui avec son « Likembé con salsa » s’impose désormais comme la nouvelle figure incontournable de la scène « Son cubano » TCHICO-TCHICAYA : Climats denses, déchirement de sons, voix perchée, dans un timbre langoureux, la musique de cet ancien sociétaire des Bantous rassure de premier abord par sa cadence. Une volonté de séduction qui fascine et qui entraîne une véritable adhésion. BUMBA MASSA : Mis de côté les dédicaces qui ont fortement altéré son dernier album, pourtant de haut niveau musical, BUMBA MASSA demeure un authentique novateur sur le plan mélodique. Il apparait aujourd’hui comme un acteur qui a apporté quelque chose de particulier dans la chanson congolaise. LOKO MASSENGO – Théo Blaise NKOUNKOU. Il était temps de redécouvrir ces célèbres et admirables vocalistes qui ont mis depuis plus de 30 ans, un talent original, un goût et une compétence rare au service d’une musique qu’ils aiment avec passion. « Les matinées de la rumba » de Cyriaque BASSOKA ont été une véritable renaissance pour les deux frères. NZOUNGOU SOUL - Considéré un temps comme l’héritier le plus doué du « Walla », un genre très prisé du chant de compensions et de la danse folk, il revient sur la scène, avec des œuvres très ambitieuses qui s’inspirent des musiques populaires du Congo. KIM CLOTAIRE DOULEY : Le héros des années de la chanson patriotique des années 70, revient dans un message qui s’inscrit entre poésie pour le meilleur et logorrhée pour le pire. Il y a longtemps, il avait fait souffler un vent de fraicheur sur la Rumba-Folk, l’Afro-beat et toute la vague, des hits mondains. Aujourd’hui, produit par BASSOKA il a conservé cette tonalité sophistiquée et cette distance par rapport aux clichés de la rumba qui a perdu sa réputation. PAPA KOURAND : Figure historique de la « Sansa », et en pleine période festive, il refait surface, comme par enchantement dans les bacs avec son dernier opus « Les merveilles de la sanza » qui vient d’obtenir une reconnaissance internationale. L’album est plébiscité parmi les meilleures ventes dans le genre tradi-moderne africain. Edité par la firme Cyriaque Bassoka (www.bassoka.fr), l’album renferme de très beaux morceaux « folk » et une majorité de thèmes « chauffants » qui composent une sélection de premier ordre. Présenté comme dépositaire de la tradition, son conservatoire personnifié, PAPA KOURAND a fait de la « Sanza » l’élément essentiel de son discours musical. Chanteur à la voix passive, au timbre rocailleux, c’est un merveilleux « sanziste » qui a crée une manière de jouer la rumba authentique en se servant d’éléments urbains tiré du folklore kongo. Son tempérament, comme son sens de nuances et sa parfaite technique lui ont permis de dominer la scène dans les années 70 dans le style des griots. TANAWA – est de retour. Il nous revient dans un creuset d’enthousiasme marqué par le nouvel opus « Partez sans moi » véritable mémorandum des différentes figures musicales de l’ambiance de l’Afrique enchantée TANAWA, c’est celui qui malgré nous, nous fait lever et obéir au rythme puissant de ses sons et qui nous fait communier jusqu’à l’épuisement de nos forces. Et comme dirait le poète africain : « que la voix du tam-tam réveille les paresseux et annonce les temps nouveaux », exprime parfaitement ce que nous fait vivre cet excellent album qui secoue notre torpeur pour nous lever unanimes dans une même union et aller vers ces temps nouveaux, que cet album réhabilite et revendique par là même l’authenticité de nos sources culturelles. C’est un hommage que TANAWA a voulu rendre aux anciens ; les précurseurs. Car comment résister comment ne pas répondre à l’appel qui nous envahit lorsque commence à résonner les guitares, les Tumbas, qu’on les appelle « lindanda », ou « ngwomi », tam-tam, ou « mbunda », instruments de base sur lesquels s’appuient naturellement le message des formes et des rythmes qui perpétuent le souvenir de l’explosion du fait culturel africain qu’a longtemps suscité l’œuvre de TANAWA. JACQUES LOUBELO : « Penser à partir de son propre expérience » L’importance et le rôle de la chanson dans la transformation de la société, la musique comme front avancé dans la lutte de l’aliénation culturelle au Congo et en Afrique, tels sont les thèmes abordés dans le nouvel album de l’artiste poète Jacques LOUBELO. Véritable tube qui vous tient en haleine : Une production d’ANYTHA NGAPY distribuée par Cyriaque BASSOKA Jacques LOUBELO, un des premiers artistes poète révélés en 1967 au cours de la première semaine culturelle de Brazzaville prouve dans son nouvel album, que le rôle moteur et vital de la musique africaine n’est plus à démontrer tant dans l’affirmation de l’identité africaine, dans le moyen dynamique d’identification et de la consolidation de l’unité culturelle continentale, au dessus des divisions politiques, que dans le développement économique et social du Congo et de l’Afrique. Jacques LOUBELO est convaincu que les sources se sont affirmées, les masses s’y reconnaissent, il reste et cette tâche incombe aux artistes, en grande partie de trouver les moyens non seulement d’accéder plus largement aux formes modernes d’expression, mais s’appelle progrès, évolution des esprits par la maîtrise de leurs destins, la recherche permanente. La musique africaine nous enseigne Jacques LOUBELO doit être fondée sur la nécessité de permettre aux africains, de s’informer, de se mobiliser et de s’organiser pour se rendre responsable de leur héritage culturel. Elle doit en tant que création de valeur, englober les données positives du monde moderne, notamment économique et social harmonisé. Dès lors, il devient nécessaire et urgent, à nos producteurs et distributeurs, de promouvoir les musiques africaines de qualité et positives, de les vulgariser à travers tous les moyens nécessaires. MICHEL BOYIBANDA et MAX MASSENGO : Les retrouvailles sont au beau fixe. Fruit des efforts de l’éditeur émérite ANYTHA NGAPY, le rassembleur. Le contact avec la Rumba populaire « Odemba » est désormais rétabli. L’éditeur ANYTHA NGAPY n’a ménagé aucun effort pour obtenir à ses adeptes en la matière, Michel BOYIBANDA et Max MASSENGO la composition des arrangements pour l’album de retrouvailles en grand orchestre : « Vanité des Vanités ». Le résultat est célébrissime et magnifique. ANYTHA NGAPY a réussi ici, sa grande expérience modèle : Rassembler les frères séparés du monumental NEGRO BAND. Un exploit mémorable dans une famille longtemps en explosion, s’est rétablie comme par miracle, pour aboutir à un résultat sublime d’équilibre et d’intelligence autour du grand concert de retrouvailles qui a eu le grand mérite de ressembler tous les grands mélomanes de Brazzaville, le 07 Juin 2010 à l’Espace « La Détente » à Bacongo, 2ème arrondissement de Brazzaville, et du nouvel album «Vanité des Vanités » remarquable. CONCLUSION : Ils sont désormais donc, tous de retour tel qu’ils étaient à l’époque où ils se consacraient exclusivement aux musiques de spectacles congolaises. Solistes ou arrangeurs, ils n’ont rien perdu de leur verve. Clément OSSINONDE (clement.ossinonde@sfr.fr) SDC, Starducongo.com
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