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Théâtre. La pièce «Sur la braise» jouée sur les planches du palais du parlement
Palais du parlement, 18h. La grande salle se vide. Une cérémonie y a précédemment eu lieu. Aussitôt, les invités conviés à la représentation de ce soir, la prennent d’assaut, à leur tour. C’est, finalement, avec une heure de retard que la pièce va se jouer. Il y a du monde dans la salle. L’auteur de l’oeuvre, actuel ministre de l’économie forestière, Henri Djombo, est présent. De brèves excuses par le metteur en scène, et… lumière sur le plateau.
Enfin, la représentation commence. Assis en retrait, séparé de la scène par une sorte de toile transparente, le virtuose Hubert Ngambou amorce un air sur sa flûte. Premier acte. Deux acteurs (Richelvie et Fortuné Bateza) s’avancent sur scène avec des chaises, puis, s’asseyent. Echange sommaire sur les dérives bureaucratiques. S’ensuit une scène de vie courante. Une belle-fille et sa belle-mère se lancent des regards en biais. Puis, tout à coup, l’inévitable dispute qui s’arrête, dès l’arrivée du responsable de la maison, le mari et fils, Joseph Niamo, personnage principal de cette trame. Directeur général de la Conac, une entreprise publique de Bocaville, cet homme est empreint de justice. Pourtant, son savoir-faire et sa rigueur professionnelle ne font pas l’unanimité. Ses collaborateurs vont mener une véritable cabale contre lui, pour le destituer d’un poste qui est la cible de bien de convoitises. Entre les persécutions quotidiennes du travail et la discorde qui règne au sein de son foyer, la vie n’est pas bien tendre pour notre Joseph. Médisance, calomnie, népotisme, pratique fétichiste… le tout baignant dans un humour comique, cette adaptation de Sur la braise est un véritable régal pour le public qui applaudit à tout va. Au final, Joseph Niamo, victime du cannibalisme bureaucratique, se verra réhabilité par le président de la République, lui-même, interprété par Stan Matingou, après une rencontre à l’issue de laquelle il est nommé ministre des entreprises publiques, au grand dam de ses détracteurs. Le public, lui, apprécie. Rideaux. Une ovation est servie aux acteurs, réunis tous sur le plateau, pour saluer le public, pour leur remarquable prestation. A l’issue de la représentation, Henri Djombo, auteur de Sur la braise, visiblement ravi par cette adaptation, vient saluer les acteurs sur scène. Pour encourager les acteurs, justement, les spectateurs donnent une contribution dans la quêteuse qui circule à la fin de la soirée. Ifrikia KENGUE DI-BOUTANDOU (La Semaine africaine) Dimanche 17 Janvier 2010
SDC, Starducongo.com
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