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Théâtre : Le comédien Eric Victorien Mampouya repose au cimetière de Loukanga


Par La Semaine africaine | Lundi 14 Septembre 2015 | Lu 2043 fois | 0 Commentaire

Rappelé à Dieu, le 31 août 2015, au C.h.u (Centre hospitalier et universitaire) de Brazzaville, des suites d’un accident cardio-vasculaire, Jacques Eric Victorien Mampouya, comédien, metteur en scène de théâtre et scénariste congolais de renom a été porté en terre, le jeudi 10 septembre dernier, au cimetière de Loukanga, sur la route de Linzolo, dans le district de Goma Tsé-Tsé (département du Pool).



Eric Victorien Mampouya.
Eric Victorien Mampouya.
C’était en présence des parents, amis et connaissances du disparu, ainsi que de plusieurs anonymes. Flash-back sur la carrière de cet artiste au talent incommensurable, qui quitte, trop tôt, la terre des hommes.



Né à Brazzaville, en 1963, Jacques Eric Victorien Mampouya a signé son entrée dans le cercle des adeptes de l’art de Molière, après avoir décidé d’abandonner ses études d’économie amorcées à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.
C’est en 1982 que l’artiste signe son premier grand rôle de comédien, par le truchement de la pièce «Simba Mvita», mise en scène par Sony Labou Tansi.
Deux ans plus tard, il prend part à son premier stage académique de formation d’acteurs, sous la direction de Pascal Nzonzi et Guy Lenoir.
En 1987, il signe sa première participation, en qualité d’assistant metteur en scène pour la pièce «L’étrange crime de Pancrace Amadeus» de Sylvain Ntari Bemba, mise en scène de Gilbert Nsangata. Et quatre ans plus tard, sa première mise en scène personnelle, pour «Electre, mon amour», de Laszio Gyurko.
Dans une évocation, parue dans le quotidien ‘’Les Dépêches de Brazzaville’’, voici ce qu’écrit l’écrivain-poète Jean-Blaise Bilombo Samba sur l’artiste disparu. «Son esprit dans le vent, son baluchon sur le dos et maître de son expertise théâtrale, Jacques Eric Victorien Mampouya a commencé à arpenter le monde, le Sud et le Nord, l’Est et l’Ouest, pour délivrer les métamorphoses de ses créations et de son jeu d’acteur, sans s’économiser, ni compter. Il a, tour à tour, rencontré, explorer et traverser les univers de: Caya Makhele, dans «La fable du cloître des cimetières»; de Bernard-Marie Koltes, «Dans la solitude des champs de coton»; de Sony Labou Tansi, dans «Monologue d’or et noce d’argent» ; d’Emmanuel Bounzeki Dongala, dans «La femme et le colonel»; de Jean Racine, dans «Andromaque en Aboymey»; de Shakespeare, dans «Hamlet»; de Jean Marie Adiaffi, dans «Mélédouman ou la quête d’identité»; d’Arthur Vé Batoumeni, dans «Le pauvre petit gars d’à côté».
Chez Eric Mampouya, le comédien a également rencontré la télévision et le cinéma. Il faut retenir sa présence dans «La rue des mouches» réalisé par P. Laïk (FR3); dans «La bouteille de whisky» de Hyacinthe Mienandi (T.V Congo); dans «L’autre fils de Dieu» de Arthur Vé Batoumeni (MédiAfrique communication) et dans «Le voyage à Ouaga» de Camile Mouyeke (prix du public, Fespaco 2003).
La voix d’Eric radiophonique et vivante a été mise à contribution dans: «Antoine m’a vendu son destin» et «Lèse-majesté» de Sony (Rfi). Le metteur en scène qui a frappé l’imagination dans trois dispositions scéniques d’une grande audace que sont «Lèse-majesté» de Sony, en 2000, «La femme et le colonel» d’Emmanuel Boundzeki Dongala, en 2001, et «La Contrebasse» de Patrick Sükind, en 2004, a décidé d’élargir sa quête professionnelle vers l’écriture et la réalisation cinématographique, à partir de 2008. C’est ainsi que le projet documentaire, «Les petits enfants de Père Jarrot», porté par Eric, avait bénéficié, en 2010, d’une bourse à la réécriture de l’Oif (Organisation internationale de la francophonie), demeuré disponible pour la réalisation, dès que le plaidoyer financier aurait tenu ses effets.
Comme pour tout échafaudage humain, la mécanique d’Eric Mampouya s’est retrouvée enrayée par la maladie, depuis quelques années. Et sa cinétique créatrice s’est, progressivement, altérée. La solidarité publique et privée lui a été comptée. Bien que des nombreux comédiens lui doivent d’avoir mis le corps en scène et la voix à l’assaut de l’espace, il n’est pas tout à fait faux de dire, aujourd’hui, le cœur gros et l’esprit en bataille, que «nous n’avons pas assez aimé Eric».
Adieu, Eric, et que la terre de nos ancêtres te soit légère!

Véran Carrhol YANGA
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