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U.p (Union pour le progrès) : Le parti de Jean-Martin Mbemba s’oppose au changement de l’ordre constitutionnel


Par Lasemaineafricaine.net | Jeudi 22 Janvier 2015 | Lu 271 fois | 0 Commentaire

Le vice-président de l’U.p (Union pour le progrès), Omer Defoundoux, a donné un point de presse, samedi 10 janvier 2015, au siège dudit parti, à Poto-Poto, le troisième arrondissement de Brazzaville. Au cours de ce point de presse, l’U.p a rendu publique une déclaration, en réaction au message de vœux du président de la République.



Dans sa déclaration, l’U.p prend acte des intentions du président de la République de compatir avec les compatriotes victimes des inondations et autres sinistres, pourtant évitables, qui sont devenues assez fréquents. Mais, le parti lui fait le reproche d’avoir gardé silence sur les souffrances de milliers de sinistrés et victimes de la catastrophe de Mpila du 4 mars 2012.
Pour l’U.p, le chef de l’Etat aurait mieux fait à ce que l’Etat demande des comptes à «tous ceux qui ont dilapidé et dissipé les milliards du Congo et son patrimoine, pour jouissances et enrichissements personnels, commettant ainsi des crimes économiques impardonnables et imprescriptibles et, d’autre part, son engagement à faire voter la loi sur l’obligation de déclaration du patrimoine attendue depuis 2002 et ce, en application de l’article 48 de la Constitution».
Quant à la question constitutionnelle, l’U.p regrette que le président Denis Sassou-Nguesso n’ait pas voulu être clair sur sa position. Le parti de Jean-Martin Mbemba s’est du reste prononcé contre le changement de la Constitution. Selon lui, le débat sur la Constitution est né depuis les sphères du pouvoir et introduit malicieusement «dans le marigot politique congolais» par les laudateurs du président Denis Sassou Nguesso. «Le peuple n’y a jamais pensé et n’en a jamais eu besoin. Le but de ce changement de Constitution avait été clairement annoncé dès le début: il faut permettre à Denis Sassou-Nguesso de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016. Le peuple congolais qui goûte la paix retrouvée qui l’a préservé des querelles institutionnelles sans fin, n’a que faire d’un débat créé de toutes pièces et lourd de dangerosité évidente. Et c’est convaincu de cette dangerosité que le président menace, par avance, d’imposer un référendum au peuple».
L’U.p informe, par ailleurs, l’opinion nationale et internationale que les membres des partis et autres forces vives de la nation acquis au respect de l’ordre constitutionnel en vigueur, sont pratiquement interdits de réunion dans les salles municipales, et sont «parfois violemment dispersées par des policiers sans tenue officielle». «Pendant ce temps, les médias d’Etat sont squattés en permanence par le P.c.t (Parti congolais du travail) et les éléments du pouvoir qui s’y répandent en arguties spécieuses et désolantes, en vociférations à même de briser le tympan de tout auditeur et téléspectateur».
«L’U.p estime que le seul moyen d’éviter au peuple congolais de nouveaux malheurs sanglants est de mettre fin à ce débat et d’annoncer que la Constitution ne sera pas changée jusqu’à la fin de l’exercice en cours, de même que Denis Sassou Nguesso ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.
L’U.p avertit le peuple congolais et tous les démocrates que le référendum à la Compaoré que compte proposer le président de la République est un piège à double entrée tendu par le pouvoir. Vu les dispositions électorales légales actuelles que ce pouvoir n’a jamais voulu en aucun cas changer malgré les prétendues concertations d’Ewo et de Dolisie, mais surtout malgré les conclusions du rapport de l’O.i.f à ce sujet: une Commission nationale électorale (Conel) à sa botte, un découpage électoral non équitable et un fichier électoral révisé par les seuls partis du pouvoir, au profit de ce pouvoir». L’U.p se prononce contre ce référendum qui n’est d’ailleurs pas constitutionnel.

Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA
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