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Un rassemblement de l’opposition tourne à l’affrontement à Kinshasa


Par Rfi.fr | Mercredi 16 Septembre 2015 | Lu 521 fois | 0 Commentaire

Un rassemblement de l’opposition s’est terminé violemment, mardi après-midi dans la capitale congolaise. Une dizaine de jeunes gens non identifiés armés de bâtons et jetant des pierres ont attaqué les quelque 2 000 participants à cette manifestation. Une personne aurait été tuée, selon des sources concordantes. De son côté, le gouvernement fait état de trois blessés.



Un manifestant blessé lors des heurts qui ont émaillé une réunion de l'opposition à Kinshasa, ce mardi 15 septembre.
Un manifestant blessé lors des heurts qui ont émaillé une réunion de l'opposition à Kinshasa, ce mardi 15 septembre.
Au départ l’ambiance était bon enfant. Un peu plus de 2 000 personnes se sont rassemblées sur un terrain de foot de quartier. Au milieu des drapeaux et fanions, une vingtaine de leaders de l’opposition, debout sur une tribune, se passent le micro avec un même message : respecter la Constitution et garantir l’alternance en 2016. La Constitution est brandit à la foule, un gros cadenas symbolise l'inviolabilité du texte fondamental.

« Nous ne voulons rien de plus que des élections en 2016. Nous voulons préserver la paix, garantir le contrat social qui nous régit tous », explique l’un des manifestants. Car la crainte de ceux qui sont là, c’est un possible report de la présidentielle, qui signifierait que le président Kabila reste au pouvoir plus longtemps.

« Nous avons sept scrutins, en l’espace d’une année et de quelques mois. Vous trouvez que, au lieu d’organiser une élection présidentielle en décembre 2016, ce sera très compliqué. Finalement, l’élection présidentielle va aller en 2017 »,explique l'une des manifestantes.

La police « dépassée » selon Vital Kamerhe

Mais tout à coup, tout bascule. Une quinzaine de personnes armées de pierre et de bâtons attaquent les manifestants. C’est la panique. La foule s’en prend à un homme, soupçonné d’être l’un des agresseurs. Il est lynché pendant plusieurs minutes, sans que la police intervienne.

« C’est inacceptable, la police a été dépassée. On va faire d’autres meetings, et ça va se faire dans le respect et de la Constition, et des lois de la République », assure le président du troisième parti d’opposition du pays, Vital Kamerhe, qui se dit choqué que le rassemblement se soit terminé ainsi. En attendant, ce mardi après-midi, les manifestants ont fui dans la peur et le désordre.

Le porte-parole du gouvernement, de son côté, a condamné cet incident violent. Selon Lambert Mendé, des propos injurieux aurait été tenus à l'encontre du président Joseph Kabila. Faux, répond l'opposition qui promet de nouveaux rassemblements.

Une rentrée parlementaire aussi sous le signe des élections

Au Sénat et à l’Assemblée nationale, les discours de rentrée ont porté sur deux points : les prochaines élections et le dialogue entre forces politiques proposé par Joseph Kabila. Pour le président du Sénat, Léon Kengo Wa Dendo, il faut aller aux élections le plus vite possible et donc mettre la priorité sur l’organisation de la présidentielle et des législatives. Mais pour son collègue de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, c’est plutôt le dialogue entre acteurs politiques qui permettra d’aller aux élections.

Cette session parlementaire devrait en tout cas être l’occasion pour les représentants du peuple de se faire entendre, comme l’espère Patrick Muyaya, député de la majorité : « Ce sont des points qui requièrent une discussion franche et responsable pour nous assurer que tout est mis en œuvre pour que les élections prochaines se tiennent dans de meilleures conditions et que la volonté du peuple s’exprime ».

Côté opposition, le député Toussaint Alonga doute de la volonté réelle du pouvoir d’organiser les élections dans le délai : « C’est quatre ans après l’exercice de notre mandature que le Parlement se questionne sur le sens républicain d’un budget. C’est extrêmement grave. Alors que le gouvernement lui-même dit qu’il n’a pas l’argent, l’organe habilité à le contrôler ne dit rien. La volonté est claire. On ne veut pas organiser les élections ».

Il faut dire que le pré-dialogue entre délégués du PPRD et ceux de l’UDPS a échoué en Italie. Malgré cela, le secrétaire général du PPRD, Henri Mova Sakani, demande au président Kabila de convoquer le dialogue national.

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