Un tueur en série est tombé dans les filets de la police à BrazzavilleDimanche 5 Septembre 2010 - 15:59
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Armel Bazonzama, le tueur en série de femmes.
L’assassin qui a endeuillé de nombreuses familles, durant un an et demi, par ses crimes en série commis sur des jeunes femmes, dans les quartiers Sud de la capitale, Brazzaville, a fini par tomber entre les mains de la police. On se souvient des assassinats de jeunes femmes à Mafouta, Nsangamani, Loua, Bifouiti, Les Cataractes et au cimetière de Moukounzi-Ngouaka, tous des quartiers du premier arrondissement, Makélékélé. L’opinion en était fortement indignée et les yeux étaient tournés du côté des autorités publiques, pour rassurer les populations, devant ces crimes en série de jeunes femmes dont on découvrait les corps le lendemain.
Lundi 30 août dernier, le colonel Jean Aive Allakoua, porteparole de la police nationale, a animé un point de presse, à la direction générale de la police nationale, au cours duquel il a annoncé que le présumé auteur de ces crimes, Armel Bazonzama, alias « Mâ Ngouabi», âgé de 31 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Il a avoué ses crimes, lors d’une opération de reconstitution des faits. Le tueur en série de jeunes femmes dans les quartiers Sud de la capitale, Brazzaville, est tombé entre les mains de la police, il y a quelques jours. Avant le point de presse du colonel Allakoua, la police a procédé, sur la base de ses aveux, à la reconstitution des faits sur tous les huit crimes qu’il a commis et sur la dernière tentative où la victime a échappé à la mort. C’est à partir du mois de février 2009 qu’Armel Bazonzama a commencé à assassiner les femmes qu’il attirait dans ses pièges, avant de violer le cadavre et d’emporter les objets précieux qu’il pouvait trouver sur ses victimes. Pendant la reconstitution des faits, il a décrit comment il agissait et la manière dont il assassinait ses victimes. «Le mode opératoire de cet individu qui semait l’insécurité depuis quelques temps dans les zones Sud de la capitale consiste à prendre en confiance ses victimes. Ils les épient, généralement, à partir des arrêts de bus et notamment celui de l’Angola Libre, à Makélékélé. Il adresse la parole à ces jeunes dames, généralement entre 21h et 22h, et se rassure de la direction prise par la jeune dame et prétend, lui aussi, prendre la même direction. Et, au moment où la jeune dame s’y attend le moins possible, profitant d’un moment d’inattention et d’une zone où il n’y a presque personne, «Ngouabi» prend la jeune dame par surprise et par une prise de strangulation, il l’étreint jusqu’à lui donner la mort». «Après qu’il s’est rassuré qu’elle a cessé de vivre, il abuse d’elle, la viole, lui ôte ses habits et prend quelques effets qu’elle peut avoir qu’il dit vendre où prendre possession. Et, il s’en tire sans aucun compte et cela depuis février 2009». Le colonel Jean Aive Allakoua a, en outre, précisé que la direction générale de la police nationale, sous la conduite du général Ndengué, a tenu à organiser une opération de reconstitution des faits sur les lieux des crimes, en vue d’éclairer l’opinion. «Le général Ndengué a tenu, lui-même, à conduire le transport sur les lieux, avec les enquêteurs. Arrivé sur les lieux, Armel Bazonzama, alias Ngouabi, a librement presque fait une restitution des faits tels qu’il les commettait. Il a été lucide et cohérent dans ce qu’il a dit. Il a donné allégrement la mort à des jeunes dames dont les dernières en date sont Mlle Prisca Mapengué, le 15 août, à Moukounzi-Ngouaka, Sara Boukatouka, à Madibou, le 22 mai et Massoumou Lady Chadral, à Mafouta, dont le corps n’a pas encore été inhumé et la veillée se tient encore au domicile des parents au quartier Cataractes. Nonobstant quelques dispositions procédurales, nous dévoilons à la presse ce criminel qui a plongé dans la torpeur, un an durant, les citoyens de Brazzaville et de Makélékélé», a expliqué le colonel Allakoua. Le colonel Allakoua a indiqué que le général Ndengué a rencontré une des familles éprouvées, en signe de compassion et pour lui dire que le criminel qui a donné la mort à leur enfant a été interpellé et sera puni conformément à la loi. Il a saisi cette occasion, pour rassurer la population de Makélékélé en particulier et, au-delà, celle de Brazzaville qu’aucune place ne sera laissée à quelque criminel que ce soit où que ce soit. «La police nationale va mettre tout en œuvre, pour traquer tous les malfaiteurs et les voyous qui sèment l’insécurité dans nos cités». «La police nationale appelle, donc, tous les citoyens et toutes les administrations locales à coopérer à son action, afin de les dénoncer. Je rassure la population congolaise et brazzavilloise que leurs libertés d’aller et venir est assurée et tout sera mis en œuvre pour qu’ils puissent paisiblement vaquer à leurs occupations», a-t-il dit. Enfin, selon le colonel Allakoua, la dernière victime d’Armel Bazonzama, que son assassin croyait morte, alors qu’elle n’était qu’évanouie, était aussi reçue par la police, pour les besoins de l’enquête. Au total, Armel a tué huit jeunes femmes et la neuvième a survécu. Alain Patrick MASSAMBA (La Semaine africaine) SDC, Starducongo.com
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