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Vie politique : Anguios Nganguia Engambé satisfait de l’enregistrement officiel de son parti, le P.a.r


Par La Semaine africaine | Vendredi 14 Mars 2014 | Lu 361 fois | 0 Commentaire

Ancien candidat à l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, Anguios Nganguia Engambé a reçu, lundi 10 mars 2014, le récépissé portant création de son parti politique, le P.a.r (Parti pour l’action de la République Mâ), après quatre ans d’attente. Ces derniers jours, il avait critiqué, dans les médias nationaux, le non-respect de la loi n°21-2006 du 21 août 2006 sur la création des partis politiques, sur le cas de son parti.



Anguios Nganguia Engambé.
Anguios Nganguia Engambé.
Aujourd’hui, c’est maintenant chose faite: le P.a.r est, officiellement, enregistré. Dans l’interview ci-après, son président exprime sa satisfaction et remercie les autorités nationales, pour l’aboutissement du processus de création de son parti.

Monsieur le président, vous avez une bonne nouvelle à annoncer à vos militants et sympathisants, après quatre ans d’attente!

Je vous remercie pour cette occasion que vous m’offrez de m’exprimer à travers les colonnes de votre journal. En tant que président du Parti pour l’action de la République Mâ, en sigle «P.a.r», j’annonce, en effet, officiellement, à nos militants et sympathisants, ceux qui sont au Congo et ceux qui se trouvent à l’étranger, que leur parti est, enfin, officiellement créé. J’en ai reçu l’acte de naissance portant le numéro 06/014/MID/DGAT/DER/SR, ce lundi 10 mars 2014, à 14h10 minutes précises.
Notre combat a été long. Nous avons, en effet, attendu quatre ans, pour que notre parti soit reconnu. C’est le 1er mars 2010, à 16h, que nous nous étions retrouvés, au numéro 123 de la rue Loukoléla, à Talangaï, le 6ème arrondissement de Brazzaville, en assemblée générale constitutive, pour décider de la création de notre parti et aussitôt, les démarches étaient faites pour le faire enregistrer, officiellement. Mais depuis, on n’avait aucune réaction de la part de l’administration.
Nous avons dû batailler fort, évoquer ce problème dans les médias, pour qu’on trouve, enfin, gain de cause. Nous remercions les autorités nationales, particulièrement le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, pour cet aboutissement heureux. Nos remerciements vont aussi à notre notaire, Mme Chantal Josiane Locko, qui avait rédigé les textes fondamentaux de notre parti.

Pour vous, une nouvelle page s’ouvre dans votre combat politique?

Effectivement! Jusque-là, j’ai évolué en indépendant. Maintenant, nous avons un parti politique. Nous demandons donc aux militants et sympathisants de se mobiliser, pour défendre les valeurs démocratiques dans ce pays. Au niveau de notre parti, nous définissons la démocratie comme le respect des institutions de la République, à commencer par le président de la République, le respect de la dignité des citoyens et pour cela, la politique doit se faire avec beaucoup de courtoisie, de sens de la responsabilité, de l’engagement, l’ambition de servir son peuple par des actions qui portent.
La démocratie suppose la prudence, la prise de lois populaires et non impopulaires, l’objectivité dans la gestion publique, la nécessité du respect de l’environnement, en privilégiant le développement durable, en faisant de l’agriculture le moteur de notre économie, la promotion de la femme, la justice sociale, la lutte contre la pauvreté, la gestion saine des ressources humaines et financières. Nous défendons le principe de la caisse unique, le trésor public, où toutes les ressources financières de l’Etat doivent être gardées.

Monsieur le président, quel est votre positionnement sur l’échiquier national?

Les Congolais savent que nous sommes à l’opposition, car nous militons pour un changement démocratique dans ce pays. Nous sommes pour le respect de la constitution du 20 janvier 2002 qui permet une alternance pacifique et démocratique. En démocratie, même si quelqu’un a bien travaillé, quand son mandat s’achève, il doit céder la place aux autres. Au terme de son deuxième septennat, l’actuel président ne peut plus se représenter à l’élection présidentielle. Sous le parti unique, le président était, automatiquement, reconduit tous les cinq ans, par le comité central du P.c.t, permettez qu’en démocratie, les Congolais puissent avoir le loisir de choisir leur futur président de la République, dans la paix et l’unité nationale. Comme le président Sassou Nguesso est un grand démocrate parmi les démocrates congolais que nous sommes, sa dignité et sa modestie lui imposent de respecter les principes fondamentaux de la démocratie et la constitution du pays.

Propos recueillis par
Jean Jules NGOMA
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