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Vie politique : L’ancien ministre Simon-Pierre Kikhounga-Ngot est décédé à Paris


Par Lasemaineafricaine.net | Lundi 20 Avril 2015 | Lu 706 fois | 0 Commentaire

Homme politique, syndicaliste, conseiller territorial, député et plusieurs fois ministre, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot est décédé, à Paris (France), le 8 avril 2015, à l’âge de 93 ans. Né à Maboukou, village du district de Makabana (département du Niari), le 8 avril 1922, l’illustre disparu fut un militant de conviction et un des acteurs politiques de la période de décolonisation et de la lutte pour l’émancipation africaine.



Augustin Poignet et Simon-Pierre Kikhounga-Ngot
Augustin Poignet et Simon-Pierre Kikhounga-Ngot
Durant la Conférence nationale souveraine de 1991, Simon-Pierre Kikhounga-Ngot est élu troisième vice-président du présidium qui avait sa tête Mgr Ernest Kombo.

Il est co-fondateur de l’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale) avec Pascal Lissouba et en fut le premier secrétaire général, avant d’être remplacé par Christophe Moukouéké. De 1992 à 1997, il fut maire de la ville de Dolisie.

Simon-Pierre Kikhounga-Ngot était «le sage», également pour de nombreux hommes politiques du Gabon, pays où son séjour le plus long restera celui de 1970 à 1973. Il était alors l’hôte du défunt président Omar Bongo-Ondimba, alors qu’il était persécuté dans son propre pays, le Congo, par certains dirigeants marxistes-léninistes, à l’époque du parti unique, lui qui avait été fait prisonnier par le président Fulbert Youlou, pour un «complot communiste», juste avant la proclamation de l’indépendance, en 1960.
Etonnante histoire que celle de ce syndicaliste devenu homme politique et toujours militant de gauche! Cet homme libre à qui le président Fulbert Youlou était venu, en novembre 1960, à la Maison d’arrêt de Brazzaville, notifier, personnellement, la remise en liberté dans cette affaire de complot communiste, dès lors que lui-même avait compris que ses conseillers français l’avaient trompé.
Entouré d’une nombreuse famille au sein de laquelle se distinguait sa défunte et dernière épouse, Aïssatou, née Diop, une enseignante licenciée en psychopédagogie et dont l’attachement à ses origines sénégalaises et à l’islam constituait aussi l’une des facettes de son engagement pour la défense des valeurs porteuses de civilisation, Kikhounga-Ngot était devenu El-Hadj, à partir de 1947, lorsqu’il se convertit à l’Islam, après avoir été protestant, formé en 1944-1945 au séminaire de Ngouédi dont il était sorti avec le diplôme de moniteur. Il n’avait pas eu le temps d’enseigner, car il rêvait de devenir médecin et ceci l’avait conduit à devenir élève de l’école d’assistants médicaux indigènes de 1946 à 1948, à Léopoldville, au Congo belge.
Ce que Simon Pierre Kikhounga-Ngot y avait alors atteint est un objectif que le destin lui avait imposé et qui permet de comprendre le sens de sa vie, avec tout le recul du temps: la conscience du syndicalisme et la conscience politique. Commis des services administratifs et financiers, il débute dans le syndicalisme, en 1949, et devient le président d’un mouvement syndical affilié à la C.g.t, la C.g.a.t. Par la suite, il est élu conseiller territorial, en 1950, et rejoint, en 1952, le M.s.a (Mouvement socialiste africain) de Jacques Opangault, comme vice-président du mouvement.
En 1956, il crée le G.p.e.s (Groupement pour le progrès économique et social). Dans le cadre de la loi-cadre de l’Outre-mer, il est élu député du P.p.c (Parti populaire congolais) à l’assemblée territoriale. «Comme Stéphane Tchitchellé, nous n’étions pas d’accord avec Félix Tchicaya. Nous n’avons pas voulu le soutenir. Nous ne pouvions pas dire, le matin, que nous étions des anticolonialistes et le soir venu, des collaborateurs! A partir de ce moment, il y a eu divergence. Nous nous sommes retrouvés et nous l’avons prévenu: Nous ne sommes plus d’accord, puisque ce n’est pas clair, lui avons-nous dit. Ainsi, aux élections du 2 janvier, Tchitchellé s’est présenté. C’est là que j’ai créé mon propre parti. Je l’ai, ensuite, transformé, en section du M.s.a (Mouvement socialiste africain) de Jacques Opangault dont j’assumais la vice-présidence et Charles Assemekang, puis Letembet Ambily, le secrétaire général», nous avait-t-il confié, peu avant son départ à Paris.
En 1957, Simon Pierre Kikhounga-Ngot est nommé ministre des affaires économiques, des paysannats et du plan dans le premier gouvernement congolais mis en place le 6 juin et dirigé par Jacques Opangault, en qualité de vice-président du conseil de gouvernement. Puis, ministre des affaires économiques et des eaux et forêts, chargé du tourisme du Congo indépendant, en 1960, et ministre du travail, en 1963, jusqu’au renversement du président Fulbert Youlou. En 1968, il fait partie du C.n.r (Conseil national la révolution) de Marien Ngouabi et devient ministre de l’économie et du plan.

Cyr Armel YABBAT-NGO
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