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Zaïko Langa Langa : Alino a transformé Kinshasa en une gigantesque piste de danse


Par AEM | Mercredi 13 Novembre 2013 | Lu 1198 fois | 0 Commentaire



L’inégalable Alino Biongo Mangubu lors d’une production en direct au studio Mama Angebi de la RTNC|Capture d’écran
L’inégalable Alino Biongo Mangubu lors d’une production en direct au studio Mama Angebi de la RTNC|Capture d’écran
Alors que Jossart N’yoka Longo retournait à Kinshasa après sept années de séjour en Europe (2002-2009), presse et mélomanes avaient parlé d’un grand saut dans l’incertitude car en l’absence du chanteur et de son groupe, les mélomanes s’étaient trouvé d’autres idoles. Kinshasa s’était entichée d’une musique livrée aux cris assourdissants et souvent obscènes des animateurs appelés atalaku. Avec le maxi-single Bande annonce, Jossart a engagé, avec exigence et méthode, la réhabilitation du travail des atalaku qu’il avait introduits dans la musique congolaise moderne. Le succès de cet album ne remit pas seulement Zaïko Langa Langa au devant de la scène mais il révéla aussi un animateur comme seul ce groupe sait enfanter : Alino Biongo Mangubu. Dès qu’elles entendent « Vimba, Vimba, Psschhiiittt », « Maman Siska ye wana, Alé, Alé, Alé !!! », Kinshasa, et toute la RDC avec, se muent en une monumentale piste de danse. À la manœuvre, la voix rauque avec parfois des poussées gutturales : Alino Biongo Mangubu natif de Kisangani Boyoma Singa Mwambe Malekesa. Remarquable mise en orbite opérée par Jossart N’yoka grâce à un séquencement équilibré des animations : des animations solo plutôt chantées par lui-même, des animations chantées en chœur puis ou entre les deux : le festival Alino.

Les caractéristiques d’un bon atalaku né dans Zaïko Langa Langa, Alino les a bien assimilées : qu’il s’agisse des onomatopées, des animations chantées ou des simples cris, tout doit être mélodieux et rythmé afin d’atteindre l’osmose avec les guitares, la basse, le clavier et la batterie. Habité par une admiration sans fin pour Nono Monzuluku qu’il qualifie de plus grand de tous, avec un physique qui rappelle curieusement son modèle, Alino a eu l’intelligence de ne pas confondre « s’inspirer de Nono » et « singer Nono ». Alors qu’il aurait pu prendre la grosse tête, Alino mesure le chemin qui lui reste à parcourir : « J’ai encore beaucoup à apprendre, jouer dans Zaïko Langa Langa exige de l’humilité et une recherche sans fin de l’excellence. Quand tu passes après Nono et Doudou Adoula, la toise se situe clairement à des dizaines de centimètres au dessus de ta tête ».

Ses classes, Alino les a pourtant faites comme chanteur au sein des groupes aux noms aussi iconoclastes que célèbres : Comme à l’école, Promise Musica, Amour Propre ou encore Empire Bakuba. Mais la célébrité s’était longtemps refusée à lui alors que ses amis comme Yves Gatho, Mboshi ou encore Tutu Kaludji s’étaient fait déjà des noms. Mais il était écrit que c’est dans le costume de son idole Nono Monzuluku qu’Alino connaîtrait la gloire, de plus au sein de Zaïko Langa Langa dont il se dit fan depuis son enfance. Et si ce n’était que le début d’une longue et belle histoire ?

Botowamungu Kalome
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