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Lundi dernier, les ouvriers travaillant sur le chantier de la future Université Denis Sassou Nguesso, à Kintelé, banlieue Nord de Brazzaville, ont cessé le travail et décidé d’une grève générale illimitée, tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites par leur employeur.

Ils revendiquent le paiement des heures supplémentaires, qui ne sont pas prises en compte dans le traitement de leurs salaires, et le versement de leurs primes de panier. D’après eux, ils travaillent pendant 11heures par jour, en raison de l’urgence à livrer dans les délais les bâtiments, dont certains serviront de Village des jeux, à l’occasion des 11èmes Jeux africains qui se dérouleront au Congo, en 2015. Or, selon la législation du travail, la durée du travail est de 7 heures par jour. Les responsables ont évoqué une défaillance du logiciel du traitement des salaires des ouvriers, pour justifier les manquements observés par les agents concernés sur les bulletins de paye. La direction d’Unicom, l’entreprise qui réalise les travaux de construction de la future université de Kintelé, et les délégués du personnel sont entrés en négociation, pour mettre fin à la grève des travailleurs.

La sous-commission des bourses de la Commission nationale des ressources humaines (CNRH) vient de boucler ses deux sessions ordinaires de l’année académique sans examiner les dossiers des étudiants de la faculté de droit de l’université Marien-Ngouabi

L’article 5 du décret du 6 juin 1986 abrogeant celui du 5 octobre 1977 portant création et organisation de cette commission stipule que « la CNRH se réunit en session ordinaire deux fois par an ». Alors faut-il organiser une session extraordinaire de la sous-commission des bourses pour la prise en compte des étudiants de cette faculté, oubliés ou écartés pour diverses raisons ?

Certains syndicalistes défendant les intérêts des étudiants, présents à la dernière session qui s’est déroulée les 4 et 5 avril à la Grande Bibliothèque de l’université Marien-Ngouabi, n’ont pas manqué d’interpeller le gouvernement pour examiner la situation de la faculté de droit.

Selon nos informations, les étudiants payent lourdement une gestion calamiteuse, marquée notamment par des contradictions internes entre responsables de cet établissement qui, depuis un certain temps, ne parleraient plus le même langage. Ce désordre a été mis sur la place publique l’année dernière, lorsque l’Administration a égaré les procès-verbaux des évaluations de la deuxième session et n’a pas pu organiser les sessions de rattrapage. Pour éviter un éventuel soulèvement des étudiants, les responsables de cette faculté, qui forme les juristes congolais, ont décidé de faire passer en classe supérieure certains apprenants ayant validé les unités de valeur à la première session.

Le doyen et son vice-doyen suspendus

D’où un nombre important d’admis à différents niveaux supérieurs. Un tel taux de réussite, jamais connu par le passé, ne semble pas sans conséquence. Surtout, il aurait suscité une réaction vigoureuse de la direction rectorale pour punir les auteurs de ces comportements. Selon des sources proches du ministère de l’Enseignement supérieur, le conseil de l’université Marien-Ngouabi vient de frapper fort en suspendant de leurs fonctions le doyen de la faculté de droit, le Pr Placide Moudoudou, et le vice-doyen, Godefroy Moyen.

2 202 dossiers ont reçu quitus

Sur les 2 567 dossiers d’attribution et de renouvellement reçus à la direction générale des Affaires sociales et des Œuvres universitaires lors de la deuxième session, 106 avaient été jugés irrecevables. Il n’en restait que 2 461 soumis à l’approbation des membres de la sous-commission, dont 2 202 ont reçu un avis favorable et 259 un avis défavorable. Avec 1 837 dossiers pour les étudiants des facultés des lettres et des sciences humaines, des sciences économiques et des sciences et techniques, ainsi que ceux de l’École nationale d’administration et de magistrature de Brazzaville. Au total, l’université Marien-Ngouabi s’est vu attribuer des bourses à 1 627 de ses étudiants alors que 210 ont reçu un avis défavorable.

Pour les jeunes Congolais étudiant en Afrique de l’Ouest, sur les 460 dossiers examinés, 444 ont recueilli un avis favorable et 16 défavorables. La sous-commission a, par ailleurs, accordé une bourse à 69 des 83 étudiants congolais inscrits au Maghreb, et à 24 des 27 apprenants en Afrique australe (Namibie et Afrique du Sud). Sur les 54 dossiers d’Asie (Chine et Inde), 38 ont reçu un avis favorable et 16 défavorable. D’après le communiqué final des travaux, quelques dossiers ont suscité des débats, à l’image de certains étudiants ayant soutenu leur licence à la faculté des sciences de la santé ou leur maîtrise à la faculté des lettres et des sciences humaines qui ont été admis à s’inscrire en master II population et développement à la faculté des sciences économiques. « Étant donné que ce master donne droit à la spécialisation, les membres de la sous-commission ont décidé d’accorder la bourse à cette catégorie d’étudiants dont la formation est encouragée par le Fonds des Nations unies pour la population. »

Quant aux étudiants arrivés en fin de formation à l’École normale supérieure et qui s’inscrivent dans une faculté, la sous-commission a réitéré les décisions prises au cours des précédentes sessions, en leur donnant un avis défavorable.

Revenant sur les critères d’octroi des bourses, à savoir le succès et l’obtention du bac à l’âge de 22 ans au plus, le président national du Mouvement des élèves et étudiants du Congo, Cédric Ntsoun Nkolo, a demandé aux étudiants dont les dossiers ont reçu un avis défavorable pour diverses raisons de ne pas paniquer. Ils sont invités à fournir plus d’efforts, afin de bénéficier d’une bourse l’année prochaine. Le leader étudiant a, par ailleurs, invité les responsables de l’enseignement supérieur à réexaminer les cas de la faculté de droit et a félicité le ministère de tutelle pour le travail réalisé.

Lors de la première session de la sous-commission des bourses tenue en janvier dernier, 1 832 demandes avaient été examinées, dont 1 055 pour l’université Marien-Ngouabi (écoles, instituts et faculté des sciences de la santé) ; 94 pour l’Afrique centrale (RDC et Cameroun) ; 142 pour l’Europe de l’Est ; et 541 pour l’Europe occidentale, l'Amérique du Nord et Cuba. 1 336 requêtes avaient reçu un avis favorable et 486 un avis défavorable. Si l’on considère ces chiffres, au total 3 538 étudiants congolais bénéficieront d’une bourse au titre de l’année académique 2013-2014.

Parfait Wilfried Douniama

Concert de casseroles devant le Ministère des Finances Rédigé par La Semaine africaine le 05/04 à 14:33

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Encore un orchestre devant le Ministère des finances, à Brazzaville. Après les commerçants victimes des explosions du 4 mars 2012, le tour est revenu aux élèves finalistes sortis des écoles de formation professionnelle, notamment l’E.n.s (Ecole normale supérieure), l’E.n.b.a (Ecole nationale des beaux-arts), l’E.p.m.s (Ecole paramédicale de la santé), l’E.n.m.a (Ecole nationale moyenne d’administration), l’E.n.f (Ecole nationale des eaux et forêts), ex-l’I.d.r (Institut de développement rural).

Ils sont venus, eux aussi, mercredi 2 avril 2014, tenir un tonitruant concert de casseroles, devant le Ministère. Ils exigent leur intégration sans conditions, à la fonction publique. Selon les leaders de leur collectif, ils sont dix mille diplômés sans emploi, sortis des écoles de formation professionnelle qui attendent d’être recrutés dans la fonction publique. Leur manifestation a été dispersée par la police, pendant que le président du collectif était en pourparlers avec les autorités du Ministère des finances.

Barry Junker, conseiller politique et deuxième secrétaire près l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Congo, a animé, vendredi 28 mars 2014, dans la bibliothèque de ladite ambassade, à Brazzaville, une conférence-débat sur les questions internationales de l’heure, à savoir: l’invasion de la Crimée par l’armée russe et la position américaine sur le sujet, l’aide financière octroyée à l’Ukraine par le F.m.i (Fonds monétaire international), et le protocole d’accord militaire signé le 18 mars dernier, entre les gouvernements américain et congolais.

Mme Vanessa Rozier, conseillère aux affaires publiques, a, quant à elle, présenté les deux catégories de bourses disponibles à l’ambassade, en faveur des étudiants et travailleurs congolais. Il s’agit des bourses Fulbright et Hubert Humphrey.
Très à l’aise dans ses réponses, Barry Junker a fait part de la réaction du président Barack Obama sur l’annexion de la Crimée par la Russie. En effet, dès l’invasion, a-t-il expliqué, de la Crimée, le président américain avait fermement condamné l’attitude de la Russie qu’il avait menacée de sanctions économiques.
Devant les jeunes européens réunis au palais des beaux-arts, à Bruxelles, le 26 mars dernier, le président américain a réitéré la position de son pays et sa vision face à cette crise. «Depuis plusieurs jours, maintenant, les Etats-Unis, l’Europe et nos partenaires de par le monde font preuve d’unité, pour défendre ces idéaux et soutenir le peuple ukrainien. Ensemble, nous avons condamné l’invasion de l’Ukraine et rejeté la légitimité du référendum criméen. Ensemble, nous avons isolé la Russie sur le plan politique, suspendu son adhésion au groupe des huit et mis un bémol à nos relations bilatérales. Ensemble, nous avons imposé des coûts, par le biais de sanctions qui ont laissé une marque sur la Russie et sur les responsables de ces actions. Et si le leadership russe maintient le cap actuel, ensemble, nous ferons en sorte que cet isolement s’approfondisse. Les sanctions seront élargies. Et le poids sur l’économie russe, ainsi que sur sa place dans le monde, ne fera que s’alourdir», a-t-il déclaré.
Le conseiller Barry Junker pense que s’il faut éviter un génocide en Ukraine, il faut agir. «Le président de l’Ukraine est parti lorsqu’il a perdu le soutien de son parti», a-t-il expliqué, en réponse à ceux qui pensent que ce sont les Etats-Unis et les Européens qui ont fait partir l’ancien président ukrainien du pouvoir.
Le deuxième point de cette conférence a porté sur le protocole d’accord militaire signé, le 18 mars 2014, entre les gouvernements américain et congolais. Cet accord bilatéral, appelé encore 505, renforce la coopération militaire entre les deux pays. Il s’inscrit dans le cadre de la loi des Etats-Unis de 1961 sur l’aide aux pays étrangers, notamment le transfert des équipements de défense, de formation et d’autres services relatifs à la défense.
En clair, l’accord 505 permettra, entre autres, aux Etats-Unis d’Amérique qui soutiennent l’action de la République du Congo et de la communauté internationale dans la résolution de la crise centrafricaine, d’apporter une aide logistique aux éléments des Forces armées congolaises déployées en R.C.A, à travers la Misca.
De son côté, la conseillère aux affaires publiques, Mme Vanessa Rozier, a porté à la connaissance des journalistes, la disponibilité de deux catégories de bourses d’études à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique. La première, appelée Bourse Hubert Humphrey, concerne les cadres des secteurs public et privé, ayant une expérience professionnelle d’au moins cinq ans, qui s’emploient à promouvoir le développement économique et social de leur pays.
Elle couvre les domaines suivants: la communication, le journalisme, la gestion des ressources naturelles et de l’environnement, l’administration publique, la gestion des ressources humaines, la politique et la gestion de la technologie, le développement économique et agricole, la planification scolaire, la gestion en santé publique, l’éducation et le traitement des abus de drogue, les finances et la banque, la planification urbaine et régionale, le droit et les droits de l’homme.
La deuxième, appelée bourse Fulbright, est, quant à elle, octroyée aux citoyens congolais vivant au Congo et répondant aux critères suivants: être titulaire d’une licence ou d’un diplôme universitaire de premier cycle, être titulaire de la nationalité congolaise et avoir un bon niveau en anglais oral et écrit.

Cyr Armel YABBAT-NGO

Les diplômes des ministres du nouveau gouvernement (français) Rédigé par Vousnousils.fr le 04/04 à 22:40

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Le site e-orientations s'est pen­ché sur les diplômes des 16 ministres du gou­ver­ne­ment Valls, qui vont de la licence à l'ENA.

Trois énarques

En ce qui concerne les diplô­més de grandes écoles, Laurent Fabius (ministre des Affaires étran­gères et du Développement inter­na­tio­nal) est un ancien de l'ENA, dans la pro­mo­tion François Rabelais (1971–1973). Michel Sapin (ministre des Finances et des Comptes publics) et Ségolène Royal (Ecologie, Développement durable et Energie) sont aussi énarques, dans la célèbre pro­mo­tion Voltaire (1978–1980), dont est égale­ment issu François Hollande.

Aurélie Filipetti (Culture et Communication) et Marisol Touraine (Affaires sociales) sont nor­ma­liennes.
Arnaud Montebourg (Economie, Redressement pro­duc­tif et Numérique) et Najat Vallaud-Belkacem (Droits des femmes, Ville, Jeunesse et Sports) sont diplô­més de l'IEP de Paris, et ont tous deux tenté mais échoué au concours de l'ENA. Bernard Cazeneuve est, lui, un ancien de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux.

Quatre agré­gés

Laurent Fabius, Marisol Touraine et Aurélie Filipetti sont en outre titu­laires de l'agrégation, de même que Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et agrégé en his­toire contemporaine.
Une majo­rité de ministres sont titu­laires d'un diplôme de niveau mas­ter de l'université (maî­trise ou DEA) : Christiane Taubira (Justice), Stéphane Le Foll (Agriculture, Agroalimentaire et Forêt, et porte-parole du gou­ver­ne­ment), Marilyse Lebranchu (Décentralisation, Réforme de l'Etat et Fonction publique), François Rebsamen (Travail, Emploi et Dialogue social), Sylvia Pinel (Logement, Egalité des ter­ri­toires) et George Pau-Langevin (Outre-mer).

Benoît Hamon, ministre de l'Education natio­nale, de l'Enseignement supé­rieur et de la Recherche, ne détient qu'une licence d'histoire. Tout comme le Premier ministre, Manuel Valls, qui après avoir obtenu son diplôme à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 1986, s'est très vite lancé dans la poli­tique, en deve­nant atta­ché par­le­men­taire de Michel Rocard à 26 ans.

Le ministre Georges Moyen a ouvert, le 4 avril, la deuxième session de la sous-commission Bourses de la Commission nationale des ressources humaines. Elle statuera sur l’attribution des bourses aux étudiants de trois facultés de l’université Marien-Ngouabi ainsi que ceux inscrits en Asie, en Afrique de l’Ouest, du Sud et du Nord.

Au total, 2 567 étudiants ont présenté une demande de bourse au titre de l’année académique : 1 904 de l’université Marien-Ngouabi, où les les dossiers concernent les facultés des lettres et des sciences humaines, des sciences économiques et des sciences techniques ainsi que ceux de l’École nationale d’administration et de magistrature de Brazzaville. Pour l’Afrique de l’Ouest, 458 dossiers sont à l’étude ; pour le Maghreb (Afrique du Nord), 85 ; pour l’Afrique du Sud, 50 ; pour la Namibie, 4 ; pour l’Asie : Chine, 45 et Inde, 21.

« La commission préparatoire a eu à vérifier minutieusement l’authenticité des pièces contenues dans les demandes de bourses introduites par les étudiants. Les dossiers frauduleux ont été tout simplement écartés », a indiqué le directeur général des Affaires sociales et des Œuvres universitaires, Jean-Baptiste Moussa, annonçant que l’examen des dossiers de renouvellement par le secrétariat technique se poursuivait.

Ouvrant les travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur a déclaré que le travail des membres de la sous-commission devait contribuer à une meilleure fluidité de l’information et à un fonctionnement efficient des services de bourses. Le but, a souligné Georges Moyen, est à court terme de consolider la qualité des prestations liées à la bourse dont chacun connaît les contraintes du processus. « La matière est donc abondante et les enjeux fixés », a-t-il souligné.

Lors de la première session, en janvier dernier, 1 832 dossiers avaient été examinés, dont 1 055 pour l’université Marien-Ngouabi ; 94 pour l’Afrique centrale, RDC et Cameroun ; 142 pour l’Europe de l’Est ; et 541 pour l’Europe occidentale, l'Amérique du Nord et Cuba. 1 336 avaient reçu un avis favorable et 486 un avis défavorable.

Parfait Wilfried Douniama

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