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ISC : les étudiants en colère ! Rédigé par Laprosperiteonline.net le 23/06 à 15:16

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ISC : les étudiants en colère !
Pendant que le débat politique en République Démocratique du Congo prend de plus en plus de l’ampleur, les étudiants, eux, connaissent un problème de réclamations des cotes et d’omissions de leurs noms sur les listes définitives à l’Institut Supérieur de Commerce de Kinshasa, situé sur l’avenue de Libération, dans la commune de la Gombe.

Ces étudiants ont, à travers une manifestation, exigé le départ du Professeur Augustin Mangala, Directeur Général, qui serait, selon leur témoignage, responsable de cette situation.

Dans la matinée de la journée d’hier, mercredi 22 juin 2016, les étudiants de l’Institut Supérieur de Commerce ont envahi l’avenue de Libération ex. 24 novembre, pour protester contre la disparition de cotes et aussi l’omission de leurs noms sur les listes définitifs des différentes promotions. C’est donc la colère qui a gagné du terrain. En fin de compte, c’est la police nationale congolaise qui a réussi à remettre de l’ordre, en dispersant les manifestants. Des centaines d’étudiants de l’ISC accusent le DG de cette alma-mater d’avoir instauré un nouveau système basé sur l’anonymat des étudiants et également d’avoir annulé les points des examens de la mi- session. Ils ont cassé des vitres au sein du campus, avant de manifester leur colère sur le boulevard du 30 juin, en passant par le cabinet du ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. «Nous avons payé les frais académiques, mais nos noms ne se retrouvent pas sur les listes officielles. Nous avons passé des examens, mais nos noms ne se retrouvent pas. Le nouveau Directeur Général a instauré des réformes qui ne marchent pas. On en a assez. On demande aux étudiants de refaire l’inscription au milieu de l’année », a dénoncé un des manifestants. Cette situation appelle donc les membres du Gouvernement à trouver rapidement des solutions idoines qui pourront remettre tous les étudiants dans leur droit. Pour sa part, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, le Professeur Théophile Mbemba Fundu, devrait s’investir personnellement pour remettre de l’ordre dans son secteur.

Kevin Inana

Des membres du jury en compagnie du docteur Sandra Dzaba Nieme, une finaliste.
Des membres du jury en compagnie du docteur Sandra Dzaba Nieme, une finaliste.
Le professeur Mari Paul Tebeu, de l’université de Yaoundé I, a supervisé, le 21 juin à Brazzaville, la soutenance du diplôme d’études spécialisées (DES) en gynécologie obstétrique de cinq étudiants de la Faculté des sciences de la santé de l’Université Marien Ngouabi (UMNG).

Les thèmes de ces soutenances ont porté entre autres sur : « L’éclampsie : délai de prise en charge », « Césarienne en urgence : délai-réalisation-extraction », « Infection du site opératoire post césarienne », « Traitement chirurgical des cancers du sein » et « Profil épidémiologique des présumées agressées sexuelles au CHU ».

Les cinq étudiants finalistes pour le diplôme d’études spécialisées (Des) de gynécologie obstétrique constituent la quatrième promotion formée par l’Université Marien Ngouabi. Depuis l’an 2011, le département des formations doctorales a déjà formé environ seize gynécologues détenteurs d’un DES.

Une formation sévère est offerte par la Faculté des sciences de la santé de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) pour les détenteurs du diplôme d’études spécialisées (DES) en gynécologie.

Cette formation en gynécologie obstétrique réclame à la fois, la pertinence des recherches estudiantines et les fortes capacités rédactionnelles afin d’élaborer son mémoire de soutenance.

Pour le professeur Léon Hervé Iloki, chef de département des formations doctorales à la Faculté des sciences de la santé à l’UMNG : « Le DES est obtenu après quatre années de formation. Les cours théoriques et l’encadrement pratique avoisinent des centaines d’heures pour la formation et le travail. À la fin, les finalistes doivent être capables de réaliser des interventions chirurgicales dans le domaine de la gynécologie obstétrique. Ils doivent être compétents pour effectuer des accouchements, examiner un malade, rendre la synthèse de leur examen et obligatoirement soutenir ».

La césarienne est l’une des interventions les plus pratiquées en gynécologie obstétrique. Ainsi donc, le docteur Sandra Dzaba Nieme, l’une des finalistes en DES a recommandé « l'organisation des centres de référence et de contre référence pour garantir l’opération de la césarienne »

Emu par la qualité de tous ces travaux scientifiques, le Pr Léon Hervé Iloki, a conclu : « Nous sommes satisfait de la qualité des travaux et des résultats obtenus. Les critiques des jurys sont celles d’experts pour améliorer les travaux scientifiques entrepris par les étudiants ».

Fortuné Ibara

Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes s’entretenant avec Nouridine Kane Dia
Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes s’entretenant avec Nouridine Kane Dia
Le sujet a été abordé le 6 juin lors d’un échange entre le ministre de l’Enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, et le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) au Congo, Nouridine Kane Dia

Les Centres d’éducation, de formation et d’apprentissage (CEFA) sont des structures mises en œuvre pour assurer aux jeunes défavorisés une formation en alternance école-entreprise. Placés sous la tutelle du ministère de l’Enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, au Congo ils sont construits à Brazzaville et Pointe-Noire, dans le cadre du Projet d’appui à la réinsertion socioéconomique des groupes défavorisés (Parsegd), cofinancé par la BAD et le gouvernement congolais.

A Brazzaville, le centre est situé au Collège d’enseignement technique Albert Ikogne, à Moukoudzi-Ngouaka, dans le premier arrondissement Makélékélé. Le coût global des travaux est estimé à 935.777.453 FCFA dont 60% pour la BAD et 40% pour le Congo. Selon Nouridine Kane Dia, la première rencontre avec le ministre Fylla a permis aux deux parties d’identifier deux domaines très importants qui les tiennent à cœur. Il s’agit notamment de faire en sorte qu’il y ait adéquation entre l’offre éducative et les besoins de l’économie congolaise.

« Nous pensons que dans ce secteur, la mise en place des CEFA est très importante pour nous mais aussi pour le gouvernement. Nous encourageons donc le gouvernement à donner des moyens nécessaires à la mise en place de ces CEFA ainsi que tous les autres centres qui seront importants pour pouvoir aider le Congo à disposer de compétences nécessaires à développer les filières ayant été identifiées afin d’appuyer la stratégie de l’économie congolaise », a expliqué le représentant de la BAD à la presse, précisant que le ministre tenait à ce que ces centres fonctionnent dès la prochaine rentrée scolaire.

Environ 15 milliards de FCFA pour la diversification de l’économie congolaise

Interrogé sur l’appui de la BAD au Congo, Nouridine Kane Dia a indiqué que son institution a accordé un financement au gouvernement dans le cadre du Projet de développement des compétences des ressources humaines qui sera bientôt lancé. En effet, d’un montant de 30 millions de dollars, soit environ 15 milliards de FCFA, ce projet permettra d’améliorer l’offre éducative en appuyant deux secteurs clés de l’économie : les mines et le bois. « A travers cet appui, nous travaillons avec le gouvernement à la mise en place des compétences nécessaires dans ces deux secteurs mais aussi nous essayons de voir comment nous pouvons appuyer le Congo à combler le déficit en termes d’enseignement dans ce domaine », a-t-il déclaré.

Il a enfin rappelé que le secteur de la formation professionnelle était très important pour le groupe BAD, d’où la nécessité d’envisager des perspectives de renforcement du partenariat avec le ministère de l’Enseignement technique et professionnel qui a désormais un nouveau chef.

Parfait Wilfried Douniama

Le ministre Mondjo remettant le diplôme au major de la promotion.
Le ministre Mondjo remettant le diplôme au major de la promotion.
La sixième session internationale du cours d’application de l’E.g.t (Ecole de génie travaux) s’est achevée, vendredi 20 mai 2016, par une cérémonie à la place d’armées dudit établissement situé à Djiri, le 8ème arrondissement de Brazzaville. C’était sous le patronage de Charles-Richard Mondjo, ministre de la défense nationale, en présence des membres du corps diplomatique et du haut-commandement militaire.

Le bilan global du stage d’application 2015-2016 a été jugé positif, tous les stagiaires ayant obtenu leurs certificats, avec des moyennes individuelles allant de 10,50 sur 20, à 14,71. La moyenne générale est de 12,76 sur 20. Le lieutenant Cathia Mariane Talon, du Bénin, est le major de la promotion, avec une moyenne de 14,71. Le capitaine Christ Edgar Ngueliono, l’un des stagiaires congolais, a obtenu la moyenne de 13,67.
Le stage d’application génie travaux est la formation majeure de l’E.g.t. Etant un stage phare, il a pour objectif de former les chefs de section de génie travaux, capables d’assurer la sécurité des troupes en temps de guerre, en temps de paix, de répondre au besoin de réhabiliter, moderniser et construire le patrimoine immobilier des armées et de toutes sortes d’installations au profit de la défense.
La formation de la division d’application repose sur cinq modules théoriques, associés à de nombreuses réalisations pratiques: le chef de section acquiert les connaissances spécifiques de l’officier du génie; les connaissances techniques de base dans le domaine de l’aide au déploiement et les connaissances techniques dans le domaine des travaux publics. Il engage sa section dans des chantiers de travaux publics, d’aide au déploiement en E.o.d (dépollution de zone), de construction d’un pont de charpente. Et, enfin, il acquiert les connaissances dans le domaine militaire et en O.s.p (Opérations de soutien à la paix).
Pour ce stage, le groupement de stagiaires était constitué de 24 officiers venus de divers pays d’Afrique (8 Congolais ; 2 Béninois, 1 Togolais, 1 Burkinabé, 2 Centrafricains, 1 Malgache, 2 Guinéens, 1 Tchadien, 2 Ivoiriens, 1 Sénégalais, 2 Nigériens, 1 Djiboutien).
Prenant la parole au nom de la Direction des études et de la formation de l’E.g.t, le lieutenant-colonel Noël-Gaétan Ongouya a affirmé que l’ambition première de l’école est de former des soldats de premier ordre qui puissent apporter leur expertise aux unités en opération de tous les pays africains. «Au cours de l’année académique 2015-2016, l’E.g.t aura formé plus de 250 militaires nationaux et étrangers, au cours de 22 stages différents», a-t-il précisé.
Pour sa part, le colonel-ingénieur Séraphin Hilaire Okoko, directeur général de l’E.g.t, a rappelé l’importance du stage d’application génie travaux, qui est la formation majeure de l’école. «L’intérêt que le commandement, dans son ensemble, accorde à celui-ci est pour nous qui sommes à l’ouvrage, le gage de son importance et un encouragement à poursuivre son édification», a-t-il relevé.
Comme le veut la tradition militaire, une parade a clos la cérémonie, suivie de la visite du pont de charpente construit par les stagiaires.

Alain-Patrick MASSAMBA

La police disperse des étudiants en colère à Bayardelle Rédigé par La Semaine africaine le 10/06 à 13:22

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Des étudiants n’ayant pas trouvé leurs noms sur les listes nominatives des étudiants devant percevoir leur bourse ont manifesté bruyamment leur colère, lundi 6 juin 2016, au complexe universitaire Bayardelle, à Brazzaville.

Ils ont érigé des barricades sur les voies goudronnées menant à la Faculté des lettres et des sciences humaines, obstruant ainsi la circulation automobile pendant quelques heures. La police est intervenue de façon musclée pour les disperser. Elle a réussi à mettre momentanément fin à leur manifestation. Depuis plus d’une semaine, les cours sont suspendus dans certains établissements de l’Université Marien Ngouabi. Les étudiants évoluant dans les facultés réclament le versement de plusieurs mois de bourse restée impayée. On signale que des étudiants des instituts ne se trouveraient plus dans cette situation. Ils ont déjà perçu leur bourse.

Université Marien-Ngouabi : arrimer l’Ecole nationale d’administration et de magistrature à la modernité
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, qui a visité cette structure qui forme les plus hauts travailleurs des administrations publiques et privées du Congo, a noté la nécessité de l’arrimer à la modernité

Créée en 1982, l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) de Brazzaville fait partie des onze établissements que compte l’Université Marien-Ngouabi. Accessible par voie de concours, elle donne des formations initiales et continues pour le perfectionnement. Avec l’avènement du système LMD (Licence-Master-Doctorat), cet établissement qui compte actuellement 739 étudiants n’est pas resté en marge car il dispose de trois cycles de formation (I, II et III).

En effet, érigée dans des vieux bâtiments hérités de l’époque coloniale, l’Enam dont la qualité des formations est reconnue par tous, semble être l’ombre d’elle-même au regard de sa physionomie. Car la beauté des murs cache la réalité de l’intérieur. Pour s’en convaincre, il suffit de visiter les salles de classe où parfois des élèves côtoient des chats. Quant à l’amphithéâtre, il est abandonné depuis des années. Le ministre Bruno Jean Richard Itoua qui a visité cette école ne dit pas le contraire. « Il reste encore beaucoup à faire, il n’y a pas que des bâtiments et l’équipement. Nous prendrons également des mesures de correction, nous voyons aussi qu’il y a un besoin urgent de modernisation, on ne peut pas former l’élite en dehors de la modernité. Nous allons veiller à ce que l’Enam soit dans les premières priorités qui seront traitées », a promis le ministre de l’Enseignement supérieur.

Le ministre qui a échangé avec les principaux animateurs de cet établissement, en présence du recteur par intérim de l’Université Marien-Ngouabi, Paul Louzolo-Kimbembé, s’est félicité du travail abattu jusque-là. Selon lui, la direction rectorale et celle de l’établissement ont fait de leur mieux pour que l’Enam arrive à fournir les services qu’on attendait d’elle dans le domaine de la formation. « Je crois qu’on peut les féliciter pour cela parce qu’il n’est pas toujours facile de faire le plaidoyer pour des activités qui ne sont pas immédiatement considérées comme rentables par quelques-uns. L’éducation est pourtant rentable, mais cela n’est pas toujours facile d’en faire le plaidoyer, je suis heureux de voir qu’à la fois le rectorat et la direction de l’établissement ont fait beaucoup d’efforts », a-t-il reconnu.

Lutter contre les antivaleurs sous toutes les formes

En dépit de ces encouragements, Bruno Jean Richard Itoua a indiqué qu’il avait aussi la qualité de l’enseignement, du corps enseignant, de l’organisation académique et pédagogique à sauvegarder. Il a aussi insisté sur l’ordre, la discipline ainsi que les autres valeurs qui doivent être enseignées à l’Enam. « Je voudrais me rassurer que cet établissement est un exemple en matière de respect des règles, qu’il n’y a pas ici la moindre velléité devant les habitudes de tricherie, de corruption, de toute sorte de malversation, d'antivaleurs », a-t-il martelé.

Il entend, par ailleurs, inscrire l’Enam en première ligne dans le projet d’introduction, d’amplification des technologies numériques à l’enseignement supérieur qui sera lancé sous peu. D’où la nécessité de faire de cet établissement un lieu de perfection au même rang que les deux lycées d’excellence et le lycée scientifique dans le pays. « L’Enam est un établissement capital, particulier et j’espère que nous allons ensemble réussir à en faire un des fleurons de notre système éducatif. Ceci pour que, en effet, l’élite de cette nation soit à la hauteur de ce que l’on attend d'elle. c’est le but de notre visite aujourd’hui », a conclu Bruno Jean Richard Itoua.

Rappelons que l’Enam qui est actuellement dirigée par Jean Omer Abolo est tenue par 169 enseignants vacataires, 26 titulaires dont cinq vont faire valoir leurs droits à la retraite cette année et onze sont non-permanents.

Parfait Wilfried Douniama

Dieudonné Tsokini (Ph. d’archives).
Dieudonné Tsokini (Ph. d’archives).
Des chercheurs, des enseignants et des étudiants de l’Université Marien Ngouabi, ainsi que des jeunes écrivains congolais, ont, de manière érudite, porté un regard critique sur la littérature et la langue dite de Molière. Les premières journées scientifiques de la formation doctorale Ellic ont été organisées, le 6 mai 2015, par la F.l.s.h (Faculté des lettres et des sciences humaines) de l’Université Marien Ngouabi, dans les murs de cet établissement.

A travers des échanges très nourris, les participants à cette rencontre ont cerné les contours de la littérature et les formes, notamment écrites de la langue française, dans toute sa complexité. «Ces journées scientifiques sont un important moment qui concourt aussi à la formation des étudiants.... C’est une rencontre qui revêt un caractère international, au regard de la participation du professeur Robert Fotsing, venu de l’université du Cameroun», a dit Dieudonné Tsokini, doyen de la F.l.s.h. Ainsi, le Professeur Antoine Yila, enseignant à la Faculté des lettres et des sciences humaines, précisément au département de L.c.a (Littératures et civilisations africaines), a fait la critique de la poésie sémantique du poète congolais, Tchicaya U Tam’si, s’appuyant sur ses vers extraits du recueil «Le ventre, le pain ou la cendre». Pour lui, on peut découvrir le monde par la médiation imposée par l’écriture. «Par une double assomption esthétique (de l’auteur et de son recueil), on découvre que le monde est un poème», affirme-t-il. Ce moment a été opportun, pour saluer l’œuvre de Tchicaya U Tam’si, un homme qui inspire encore des jeunes poètes et écrivains congolais en herbe.
Vice-doyen de la F.l.s.h, le professeur Omer Massoumou a, par ailleurs, donné sa vue sur «l’approche charienne des formes et du genre poétique». A son avis, l’avènement du vers libre, en France, ne donne pas lieu à une fossilisation des formes poétiques. «Il aboutit, plutôt, à un dynamisme des formes et du sens. Une illustration dans l’œuvre poétique de Réné Char et faite à partir du recueil Retour Amont», pense-t-il.
Ponctuées par la soutenance d’une thèse de doctorat sur «l’insignifiance de l’existence dans l’écriture théâtre de Samuel Beckett», les premières journées de la formation doctorale Ellic, espace littéraire, ont été un excellent moment d’apprentissage pour les futurs impétrants.

Hordel BIAKORO-
MALONGA

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