LE PREMIER PORTAIL DE L'ETUDIANT CONGOLAIS


 
Regroupant les inspecteurs et enseignants, le colloque sur l’enseignement de l’histoire et de la géographie au secondaire, qui se déroule du 26 au 30, a pour but d’améliorer les stratégies d’encadrement et de contrôle pédagogique des apprenants.

Selon des spécialistes, l’acte pédagogique en Histoire et en Géographie demeure encore confronté à plusieurs paramètres qui ne facilitent pas toujours une bonne maîtrise des acquis par les élèves. En effet, les résultats obtenus jusque-là sur le processus enseignement/apprentissage de ces deux disciplines restent, d’après eux, peu satisfaisants, au regard des difficultés qu’éprouvent les apprenants. Les indicateurs de contreperformance pédagogique observés depuis plusieurs années sur l’enseignement de cette discipline, reposent, a indiqué la directrice générale de l’enseignement secondaire, essentiellement sur cinq paliers fondamentaux. Il s’agit, entre autres, de la gestion des programmes d’enseignement ; la pratique pédagogique ; les manuels adaptés aux programmes d’enseignement des civilisations de l’Histoire précoloniale de l’Afrique.

La directrice générale de l’enseignement secondaire, Clémence Ossey, a rappelé que ce colloque sur l’histoire et la géographie venait à point nommé au tout début de cette nouvelle République qui compte aller plus loin. Pour cela, a-t-elle rappelé, il faudra savoir tirer profit de l’histoire définie par l’historien sénégalais, Cheik Anta Diop, comme étant « l’étude du passé, de tout ce qui nous a précédés, il y a quelques années ou de nombreux siècles, à côté de chez nous ou à l’autre bout de la terre ».

« Les défis sont d’une grande ampleur mais ne sont pas impossibles à relever. Nous vous rassurons qu'à travers vous nos chers apprenants que nous passerons aux peignes fins les différents problèmes inhérents à la didactique et à l’évaluation de ces disciplines dites rébarbatives qui sèment la désolation chez nos élèves au lieu d’être pourvoyeuses de points surtout formatrices d’un citoyen de type nouveau imprégné de civisme, de patriotisme et d’altruisme tel que voulu par la nouvelle République », a indiqué Clémence Ossey.

Présidant la cérémonie, le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, de l’alphabétisation, de la jeunesse et de l’éducation civique, a rappelé que l’histoire et la géographie sont des matières obligatoires au Congo, de l’école primaire jusqu’au lycée. Elles figurent en bonne place dans les examens d’Etat et contribuent au développement et à l’émergence du pays. D’où la nécessité d’adapter leur enseignement aux exigences du temps et au contexte du pays.

Le choix de l’histoire-Géo pour les séries C et D se fera par tirage au sort

« L’amélioration des résultats scolaires de nos apprenants et par extension de notre système éducatif nous interpelle chaque jour et nous oblige à imaginer toutes les stratégies, toutes les démarches possibles pour atteindre les objectifs assignés. L’histoire-géographie, je vous le rappelle, est une discipline pédagogique à part entière qui mérite d’être traitée avec sérieux et rigueur comme les mathématiques pour la série C, la philosophie et le français pour la série A », a précisé le ministre.

Il a aussi rappelé que ces deux matières sont enseignées toute l’année dans les séries scientifiques pour que le choix de la discipline à faire passer au baccalauréat n’intervienne que 45 jours avant la session. 2016, a-t-il dit, sera la dernière année où le choix de la discipline sera fait par le candidat le jour de l’examen. A compter de l’année scolaire prochaine et conformément aux textes légaux portant organisation du baccalauréat, a poursuivi Anatole Collinet Makosso, le choix de la discipline pour les séries C et D se fera par tirage au sort comme il en est le cas pour le français et la philosophie. « Chers enseignants, chers encadreurs et chers participants, l’heure n’est plus au discours mais au travail pour garantir l’avenir pédagogique, administratif et socioéconomique de nos apprenants, partant, de notre beau pays le Congo. Cette option ou démarche qui vise l’excellence ne doit pas être interrompue », a conclu le ministre.

Parfait Wilfried Douniama

Vie associative : Liboco diagnostique les problèmes de la jeunesse Rédigé par Adiac-congo.com le 28/04 à 16:34

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Vie associative : Liboco diagnostique les problèmes de la jeunesse
L'association Lissanga po na bongwana ya Congo ( Liboco) lance une enquête pour répertorier les attentes des jeunes congolais en matière notamment d’emploi, de formation qualifiante, d’entrepreneuriat, d’opportunités d’affaires...

L’ONG Liboco, dirigée par Joseph Noumazalayi, veut apporter sa pierre à la résolution des problèmes auxquels les jeunes congolais sont confrontés. Pour ce faire, cette structure voudrait avant tout mener une étude pour comprendre dans les moindres détails possibles la nature de ces problèmes. Ainsi, un questionnaire est élaboré et adressé aux jeunes étudiants, diplômés sans emploi, jeunes filles mères, jeunes désœuvrés, etc. « (…) Ce projet est très important. Nous allons rentrer en contact direct avec la jeunesse congolaise pour recueillir leurs problèmes, leurs attentes et leurs propositions pour améliorer leur condition de vie et de développement de notre pays d’autant plus que la jeunesse est une ressource précieuse pour le Congo », a déclaré le secrétaire de cette association, Trésor Omono, lors d’une conférence de presse tenue à Brazzaville.

Après la collecte des données, Liboco élaborera un mémorandum sur la situation détaillée de la jeunesse congolaise. L’objectif visé est de faire en sorte que la jeunesse soit intégrée dans tous les programmes de développement car les jeunes contribuent au développement du pays en tant qu’innovateurs, entrepreneurs, consommateurs, citoyens et membres actifs de la société et méritent d’être au cœur de toutes les politiques sectorielles de développement, à en croire le secrétaire général de l’association Liboco. Une fois établi, le mémorandum sera mis à la disposition de tous les partenaires au développement.

L’enquête lancée sur Internet, depuis le 20 avril, se fera sur le terrain dans les prochains jours et prendra fin le 20 mai. L’association Liboco se dit satisfaite de ce que le projet de société du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, fasse de la jeunesse une des principales préoccupations.

Rominique Nerplat Makaya

Dans une déclaration rendue publique, le 1er avril dernier, le collège des syndicats du secteur de l’éducation nationale avait accordé un délai de deux semaines au gouvernement, pour la prise en compte de son cahier des charges contenant plusieurs revendications, dont la principale est le statut particulier du personnel de l’éducation, point qui avait conduit, en 2013, à une grève ayant paralysé l’école congolaise, pendant près d’un trimestre.

Le 15 avril dernier, au cours d’une rencontre à l’I.n.r.a.p (Institut national de recherche et d’action pédagogique), le ministre de l’enseignement primaire, secondaire, de l’alphabétisation, de la jeunesse et de l’éducation civique, Anatole Collinet Makosso, a fait un bilan à mi-parcours du niveau d’avancement de ces dossiers soumis au gouvernement. Il ressort de la communication du ministre que ces dossiers avancent normalement et il y a lieu de s’en rassurer.
A deux mois de la fin de l’année scolaire, les syndicats d’enseignants sont montés au créneau, pour faire entendre leurs revendications. Ils réclament le recrutement du personnel enseignant, campagne 2011, 2013, 2014 et 2015; déplorent l’insuffisance des quotas de recrutements à la Fonction publique, ainsi que le non-respect du calendrier de paiement des rappels de solde d’activités. A cela s’ajoutent le retard dans le traitement des dossiers d’harmonisation des textes d’intégration; le non-paiement des émoluments de vacation, depuis 2006, et le non-versement des fonds de gratuité des frais de scolarité destinés aux établissements scolaires.
Dans la communication qu’il a faite au sujet des revendications des enseignants, le ministre Collinet Makosso a annoncé que le dossier relatif au statut particulier des enseignants, transmis depuis le 6 avril au secrétariat général du gouvernement, sera bientôt examiné en conseil des ministres. Certains points, comme le recrutement des enseignants, les quotas de recrutement, le rappel de solde d’activités et le paiement des émoluments de vacation seraient également avancés, a affirmé le chef de ce département de l’éducation nationale.
Quant aux fonds de gratuité des frais de scolarité destinés aux établissements scolaires, il a rappelé que ce chapitre, qui avait été inscrit dans le budget du Ministère de l’enseignement depuis 2009, a été retiré, depuis janvier 2015 et est directement géré par le Ministère en charge des finances. «Le budget 2016 n’est pas encore exécutoire, d’où toutes ces difficultés. Mais, nous sommes, actuellement, en phase avec le Ministère des finances et nous espérons que tout sera mis en œuvre, pour que vous ayez cette somme avant la fin de l’année», a-t-il promis.
Les syndicats des enseignants se montrent confiants quant au dénouement de leur situation. «Le statut particulier se fait attendre, jusqu’aujourd’hui. Le ministre nous a fait état du niveau d’avancement de ce dossier qui, à ce jour, est transmis au Secrétariat général du gouvernement qui est la porte d’entrée du conseil des ministres. Donc, nous attendons, probablement, un conseil des ministres qui va examiner et peut-être adopter notre statut particulier», a dit Serge-Roland Nkalath, co-président de la C.r.p.e (Concertation pour la revalorisation de la profession d’enseignant), sur un ton d’espoir. Mais ce dernier s’est, par ailleurs, plaint du fait que l’allocation relative à la gratuité scolaire, jadis versée à la rentrée scolaire, ne soit pas, jusqu’à ce jour, rendue disponible.
Pour sa part, le ministre Makosso reste optimiste pour l’avenir. «La rencontre de la semaine prochaine sera une occasion pour venir écouter le niveau d’exécution de la nouvelle approche que nous avons proposée aux collègues membres du gouvernement. C’est un dialogue régulier, il se fait normalement, sauf que lorsqu’on arrive à la fin de l’année, les enseignants sont un peu sceptiques, ils se demandent si ces questions vont être résolues, avant d’aller en vacances. Mais nous les rassurons que toutes les questions trouveront leur solution, bien entendu avant même que nous n’allions en vacances», a indiqué le ministre.
Toujours en ce qui concerne l’enseignement, notons la proposition des parents d’élèves qui souhaitent que la tenue des examens d’Etat soit décalée, cette année, au moins d’un mois, pour rattraper le temps perdu, à cause du processus électoral et surtout de l’attaque armée des quartiers Sud de Brazzaville, le lundi 4 avril dernier.
Dans une tournée qu’il a faite à Bacongo et Makélékélé, le 19 avril dernier, Charles Owassa, directeur départemental de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation de Brazzaville, a constaté que l’école tourne encore au ralenti, dans ces deux arrondissements. Mais, ce phénomène a aussi touché les autres arrondissements et le département du Pool. Raison pour laquelle les parents d’élèves souhaitent que les examens scolaires soient reportés au mois de juillet.

Esperancia
MBOSSA-OKANDZE


La jeunesse congolaise invitée à l’éveil d’esprit et de conscience
En vue de promouvoir les activités d’éducation civique, culturelle et sportive en milieux scolaires, le Bureau d’Action et d’Eveil culturels (BAC), a, par le biais de son promoteur Jean-Marie Ntantu Mey, invité la semaine dernière la jeunesse congolaise à l’éveil d’esprit et de conscience.

Jean-Marie Ntantu Mey a fait savoir que les missions du BAC sont notamment d’assurer, de promouvoir les produits culturels, faciliter l’organisation des conférences et autres activités sportives à la demande des tiers suivant les conditions à convenir. Selon le Promoteur du BAC, cette structure apporte également un appui moral, matériel et financier aux artistes, jeunes, vieux, malades et vivants avec handicap dans les paroisses, les écoles et les universités.
C’est dans ce cadre que Ntantu Mey a lancé un appel à l’Etat congolais afin qu’il apporte un soutien financier dans l’organisation des séminaires de formation ou de recyclage des enseignants, des étudiants, des élèves, des jeunes scolarisés et non scolarisés ainsi que de toutes personnes qui partagent l’action éducative. Cela, afin d’accompagner dans son chantier l’action éducationnelle dans laquelle le Bureau d’Action et d’Eveil culturels s’est engagé depuis 25 ans.

Alfred LUKAMBIL

Le président de la Fondation perspectives d’avenir (FPA), initiatrice de la formation, Denis Christel Sassou N’Guesso, a présidé le 21 avril, à l’hôtel de la Concorde de Kintelé, la cérémonie de remise de diplômes, de dégustation et de démonstration des prestations des apprenants

Lancée le 1er avril dernier à l’intention de 150 jeunes issus des milieux défavorisés et des familles démunies, la formation initiale et qualifiante dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration vient de s’achever. En effet, les apprenants ont été formés pendant près d’un mois dans les métiers de l’accueil et de la réception, de l’hébergement, des services de la restauration, de la cuisine et de la boulangerie. Cette première phase de la formation a concerné la théorie et la pratique, et a permis aux participants de visiter quelques hôtels et restaurants les plus importants de la place. « C’est avec un immense plaisir que nous tenons à remercier d’abord le président de la FPA et son équipe pour les efforts déployés afin de garantir une bonne formation et assurer un avenir prospère pour nous, jeunesse congolaise. C’est également avec amour et gratitude que nous bénéficions de cette formation en hôtellerie », se sont félicités les apprenants.

Pour le directeur exécutif de la FPA, Abraham Roch Okoko Esseau, la première expérience a été très riche en enseignement pour les différentes parties. Avec cette formation dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, la FPA apporte, a-t-il rappelé, sa contribution à la réalisation du programme du président de la République nouvellement élu. « La fondation apporte ainsi sa pierre à la réalisation de ce programme et à l’enrichissement du partenariat public-privé dans notre pays. Elle contribue surtout, à sa manière, à renforcer la stabilité dans notre pays, car une jeunesse qualifiée et formée est à même de se prendre en charge et de mieux résister aux tentatives d’instrumentalisation et de manipulation », a commenté Abraham Roch Okoko.

Les 150 apprenants ont été sélectionnés sur une liste de plus de 2 000 postulants. Ce qui montre, selon les organisateurs, que le besoin en formation qualifiante est immense. D’où le souhait de l’étendre dans les prochains jours à Pointe-Noire où de nombreux jeunes sont sans qualification, car les problèmes rencontrés dans les deux grandes villes du Congo dans les domaines de l’hôtellerie et de la restauration sont les mêmes. « La fondation tiendra un registre qui permettra aux hôtels, aux ambassades et aux grandes entreprises, lorsqu’ils seront à la recherche des jeunes pour travailler dans ces domaines, de pouvoir trouver une expertise déjà préparée. Le travail de la fondation consiste justement à les accompagner dans l’insertion professionnelle. A la fondation nous formons et accompagnons aussi les jeunes vers l’emploi », a conclu le directeur exécutif de la FPA.

Le Sénégal disposé à accompagner la FPA

La cérémonie de clôture de la formation initiale et qualifiante dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration s’est déroulée en présence des ambassadeurs du Venezuela, Norma Borges Rengifo, de la République démocratique du Congo, Christophe Muzungu, et du Sénégal, Batouré Kane Niang, ainsi que des représentants du Cameroun, du Bénin et de la Chine. S’exprimant à cette occasion, la diplomate sénégalaise s’est félicitée de l’initiative citoyenne et de la vision positive que la FPA a envers la jeunesse congolaise. Elle a également encouragé les apprenants et leur a demandé d’aimer la qualification pour faire la différence sur le plan touristique.

« Je voudrais aussi saisir cette opportunité pour dire à la jeunesse congolaise que c’est dans la formation, dans l’éducation, la professionnalisation que ce fera la différence. L’Afrique a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils pour son développement, il faut que cette jeunesse soit préparée au développement et c’est effectivement ce que la Fondation perspectives d’avenir fait », a conclu Batouré Kane Niang, réitérant la disponibilité des instituts de formation et des universités sénégalaises quant à accompagner la FPA dans la formation de la jeunesse congolaise qui constitue le fer de lance du développement du Congo.

Abordé par la presse après avoir dégusté les acquis de la formation, Denis Christel Sassou N’Guesso n’a pas caché sa satisfaction. « Du dessert, du plat de résistance, de l’entrée, préparés par ces jeunes, je ne peux être que satisfait puisque je me rends compte qu’en vingt-cinq jours, ils ont appris énormément de choses et j’en suis satisfait », a confié le président de la FPA, qui n’exclut pas le fait de voir cette formation s’étendre dans les autres localités du pays.

Parfait Wilfried Douniama

Education nationale : 200 ordinateurs offerts aux meilleures écoles privées de Côte d'Ivoire
Selon Toungara Mamenet, directrice de l’encadrement des établissements privés de Côte d’Ivoire, « au titre de l’année scolaire 2015-2016, 13% des écoliers du primaire et 51% des élèves du secondaire général sont inscrits dans les établissements privés.

Education nationale : 200 ordinateurs offerts aux meilleures écoles privées
Les 20 meilleurs établissements de l’enseignement secondaire privé d’Abidjan et de l’intérieur du pays (suivant les résultats des examens de fin année) ont reçu chacun 10 ordinateurs+une connexion internet gratuite pour une durée de 2 ans. C’est un don de la fondation Mtn-Côte d’Ivoire, d’une valeur de 80 millions F Cfa, qui s’inscrit dans le cadre de son projet « Génération numérique ». La remise officielle de don a eu lieu ce mercredi 13 avril, au collège méthodiste d’Abidjan-Plateau.
Jocelyn Adjoby, secrétaire exécutif de cette fondation a indiqué que ce projet avait commencé (en 2006) avec les écoles publiques, mais depuis 2014, il a été étendu aux établissements privés afin de permettre à plusieurs écoles d’en bénéficier. « C’est un programme qui vise à contribuer à l’intégration des Technologies de l’information et de la communication (Tic) dans le système éducatif ivoirien en permettant à un grand nombre d’élèves du secondaire de pouvoir s’initier aux Tic », a-t-il expliqué.
Amonkou Valentine, représentantle directeur général de l’éducation nationale d’Abidjan1, a tenu a exprimé sa reconnaissance au donateur pour ce geste qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de la qualité du système éducatif ivoirien. « Si nous travaillons, il n’y a pas de raison que nous ne soyons pas récompensés», a-t-elle soutenu. Avant d’inviter les élèves de ces écoles à bon usage de ces outils pour être les meilleurs et non pas des « brouteurs » (des cybercriminels).
Selon Toungara Mamenet, directrice de l’encadrement des établissements privés de Côte d’Ivoire, « au titre de l’année scolaire 2015-2016, 13% des écoliers du primaire et 51% des élèves du secondaire général sont inscrits dans les établissements privés. Ce qui fait du secteur privé un partenaire incontournable aujourd’hui, eu égard au choix fait par la Côte d’Ivoire d’aller à la scolarisation obligatoire ». C’est pourquoi, tout en remerciant, la Fondation Mtn-ci qui n’est pas à son premier geste (22 ordinateurs offerts en 2014) elle a invité les autres sociétés de téléphonie mobile à lui emboîter le pas pour la promotion de l’excellence à l’école.
Rappelons qu’avec ce don, la Fondation Mtn-Ci a aménagé plus de 114 salles multimédia connectées à internet dans les lycées et collègues privés et publics de Côte d’Ivoire. Plus de 300 000 élèves ont été initiés aux Tic.

Alain Zama

Le ministre Anatole Collinet Makosso s’adressant aux responsables des établissements scolaires de Brazzaville
Le ministre Anatole Collinet Makosso s’adressant aux responsables des établissements scolaires de Brazzaville
Non décaissement des fonds de gratuité scolaire et des crédits alloués, présence des éléments de la force publique dans certains établissements scolaires de la partie sud de Brazzaville, tels sont, entre autres points évoqués le 11 avril lors de la rencontre du ministre en charge des questions de l’Enseignement fondamental, Anatole Collinet Makosso, avec les responsables des écoles publiques de la ville capitale

Depuis la rentrée scolaire le 1er octobre, les responsables des établissements de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation ne sont pas entrés en possession des fonds de fonctionnement de leurs structures respectives. Une situation qui risque d’avoir un impact sur la fin de l’année scolaire dans deux mois. Les enseignants ayant évoqué ce problème lors de la rencontre du 11 avril à la préfecture de Brazzaville, se sont demandés pourquoi ce problème ne frappe pas leurs collègues de l’enseignement technique qui en perçoivent depuis lors.

Le ministre de tutelle, qui pensait que cela était dû au retard observé dans l’exécution du budget de l’Etat, se veut rassurant. « A la rentrée scolaire, pour nous, vous recevez correctement vos crédits alloués. C’est grâce à vos pleurs à travers les syndicats que j’ai été informé de cette situation. Le problème étant devenu préoccupant, j’ai instruit mes collaborateurs pour monter rapidement des dossiers afin de trouver une solution avant la fin de l’année scolaire », a-t-il promis.

Les évènements du 4 avril, un véritable problème ?

Outre le non versement des crédits alloués aux établissements, la situation créée par l’attaque des quartiers sud de Brazzaville par des ex-Ninjas Nsiloulou a de répercussions sur la vie scolaire. En effet, dans ces quartiers et dans le département du Pool, cette situation a occasionné de nombreux déplacés y compris les élèves. « Lorsqu’il y a des problèmes dans le pays, c’est l’école qui paye le plus lourd tribut ; elle est la principale victime, les enseignants d’abord, ensuite les élèves qui ont quitté leurs domiciles. Vous devez prendre en main les élèves traumatisés pour leur redonner le goût de l’école », a indiqué Anatole Collinet Makosso, se félicitant du fait que les enseignants répondent de plus en plus présents, en dépit de cette situation.

Reconnaissant que les cours ont repris timidement dans certains établissements de la place, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire, de l’alphabétisation, de la jeunesse et de l’éducation civique et ses interlocuteurs ont également parlé de la présence des éléments de la force publique dans certains établissements scolaires des quartiers sud de Brazzaville. Anatole Collinet Makosso entend, avec le concours de son collègue de l’Intérieur, organiser une réunion avec les services d'ordre et de sécurité. Ils ont, par ailleurs, esquissé de nouvelles approches pour terminer l’année scolaire en beauté en dépit des soubresauts.

« Je suis heureux de cet échange, il ne faut pas vous décourager, je sais que c’est dur, mais nous sommes en train d’arriver au bout de notre parcours annuel. Ce n’est donc pas à cause des difficultés rencontrées que vous allez vous décourager, au point de compromettre les efforts fournis. Je vous garantis que le ministère prendra toutes les dispositions pour que des solutions soient trouvées aux problèmes soulevés », a conclu le ministre, remerciant les syndicalistes qui l’ont interpellé sur cette question du fonctionnement des écoles.

Parfait Wilfried Douniama

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