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BRAZZAVILLE - Une usine fabriquant des solutés pour perfusion d'un coût de 2 millions d'euros a démarré ses activités lundi en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a constaté un journaliste de l'AFP.
Utilisés notamment pour des cas de déshydratation, paludisme ou dysenterie, les glucosés comptent parmi les médicaments les plus consommés au Congo et en Afrique. Selon une analyse en 2003, les besoins journaliers en sérum injectable sont estimés à 21.000 poches dans le pays (3,6 millions d'habitants) et à 8.000 poches par jour pour Brazzaville.
Aujourd'hui, les poches sont importées et chacune d'entre elles coûte environ de 1.500 FCFA (2,3 euros). "Cette usine a pour vocation de réduire le coût des solutés au Congo. Importer des solutés de l'étranger, dépendre d'un approvisionnement extérieur présente le risque de subir des pénuries de stock pour le pays et importer coûte cher", a indiqué Jacques Bandellier, directeur général de la société Biocare, propriétaire de l'usine. "L'objectif de cette usine est de ramener le prix d'achat d'une poche en deçà" de 1.500 FCFA, a-t-il ajouté, sans donner de précisions. L'usine vise à terme une production de 8.000 poches/jour. Inaugurée en mars 1997, l'usine n'avait pu fonctionner en raison de la guerre civile que le pays a connue entre 1997 et 2002. L'ancienne Première dame gabonaise et fille aînée du président congolais, Edith Lucie Bongo Ondimba, décédée en 2009, s'était investie dans le projet. ©AFP (Via Romandie News) |
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