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Casablanca, (Starducongo.com) – "Parrain" de la très célèbre danse Engodza qu’il a su imposer sur la scène congolaise, Jacques Koyo alias Chairman a été à sept reprises élu meilleur artiste congolais. Le « bulldozer » de la musique congolaise était à Casablanca où il a gratifié son « peuple » (fans), d’une superbe chorégraphie dont il est le seul à connaître le secret. Entretien.
propos recueillis par ALAIN BOUITHY
Starducongo.com : Vous faites partie des artistes ayant pris part au spectacle « La Nuit du Congo » à Casablanca. Quel est votre commentaire ? Chairman : Je suis très satisfait d’autant plus qu’il faut mériter pour prendre part à un événement aussi rayonnant. J’ai été invité à ce show vu qu’on me considère un musicien actif. Grâce à ce spectacle, tous ceux qui ont cru que j’étais mort, suite aux tristes événements qu’a connus le Congo, étaient agréablement surpris de me revoir sur scène. Et, qu’en plus, je continue à contribuer au rayonnement de notre musique. Certes, j’ai pris de l’âge, mais je reste productif. Votre chorégraphie a été très applaudie ce soir-là. Avez-vous une recette pour enchanter le public ? Chairman sans ces numéros n’est pas Chairman. Le jour où je cesserai de faire ces chorégraphies je me retirerais de la scène. Parce que, Chairman rime avec Karaté et tout ce qui va avec. Mais ceux qui espèrent me voir quitter le navire doivent prendre leur mal en patience : je suis encore là. A moins qu’un incident fâcheux m’éloigne de la scène musicale. Un mot aux Congolais qui n’ont pu assister au spectacle ? Les Congolais doivent apprendre à soutenir leurs musiciens, surtout quand ceux-ci viennent de très loin pour défendre la musique du cru. Lorsque nos frères de Kinshasa apprennent qu’un des leurs se produit quelque part, ils s’organisent par tous les moyens pour assister au spectacle. Quand Werrason ou JP Mpiana se produisent à Brazzaville, vous trouvez parmi le public plusieurs vendeurs d’œufs et des « Babissa lipapa ». C’est touchant. Cette fibre patriotique est quasi absente chez nous. Et après, on s’étonne que notre musique perde du terrain. Cela dit, tous ceux qui n’ont pu assister au concert de Casablanca peuvent se rapprocher de leurs compatriotes pour apprécier les photos du spectacle. Ces derniers leur diront sûrement que Chairman a fait de grandes choses ce soir-là et qu’il a fait danser des Marocains. Engodza dont vous êtes le parrain fait toujours danser. Comment expliquez-vous cette longévité? La danse Engosa ne tarit pas parce qu’elle est devenue une religion pour les mélomanes. Souvenez qu’il en a fallu des détours avant que les Congolais l’adoptent. A ce propos, je remercie mes frères Kinois qui ont été les premiers à l’avoir accepté. Il a fallu qu’elle fasse des émules du côté de Kinshasa et séduise Koffi Olomidé pour que les petits et musiciens de Brazzaville se mettent au pas. Aujourd’hui, certains artistes du « Coupé décalé » n’hésitent pas à empreinter le « hein, hein » familier à Engoza pour tonifier leur musique. A Brazzaville, les taximen ont débaptisé la Toyota Corréla « Chairman ». Autant dire que je suis resté à la Une (rire). Etes-vous satisfait de votre séjour au Maroc ? Je suis animé par un sentiment de satisfaction pour avoir rencontré un public chaleureux et pu combler de bonheur « mon peuple » (fans). Ce séjour m’a permis également de découvrir deux merveilleuses villes du Maroc (Casablanca et Rabat) et de visiter les tombes du président Mobutu et SM Hassan II. Des projets en vue ? J’ai un album sur le marché qui s’intitule « Ratissage ». C’est un petit « Coupé décalé » tout à fait local qui cartonne. Propos recueillis par ALAIN BOUITHY (Starducongo.com)
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