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Casablanca,(Starducongo.com)-Mbon Sylvain, alias Oxygène, est aux commandes du groupe Universal Zangul depuis deux ans. Serein, le général Sotoyoto nous a reçus dans un hôtel récemment ouvert de la capitale é conomique du Maroc. L'ancien sociétaire du groupe Extra-musique était à Casablanca dans le cadre du spectacle de musique « La nuit du Congo à… »
Starducongo.com : Vous comptez de nombreux fans parmi la communauté africaine et particulièrement congolaise au Maroc. Qu'avez-vous envie de dire à toutes ces personnes qui vous apprécient ?
Oxygène : je veux leur dire qu' ils peuvent compter sur nous. Que ce que le groupe Universal Zangul a pu faire jusqu'à présent, il continuera à le faire avec plaisir. Et qu 'ils ne seront pas déçus. Vous êtes au Maroc dans le cadre du spectacle « La nuit du Congo à … ». Pensez-vous que ce spectacle contribue à promouvoir la musique congolaise ? C'est certain dans ce sens que cet événement fait découvrir la culture congolaise à travers la musique. Et ce, par le biais de ce grand monsieur qu'est Beethoven Yembo qui, constatant le manque de visibilité de la musique congolaise sur le plan international, a pensé qu'il fallait à tout prix remonter la pente en organisant un méga spectacle de musique à travers le monde. Puisqu 'il a commencé en France et en Italie puis, cette année, à Casablanca et à Libreville. C'est sa façon à lui de promouvoir la musique congolaise. Et on en est très fier. Quel regard lancez-vous au prisme de la musique congolaise que l'on dit être en perte de vitesse ? La musique congolaise en elle même se porte bien, sauf qu'elle manque de visibilité. A comparer à ce qui se passe en Côte d 'Ivoire, en République Démocratique du Congo où des gens produisent des groupes locaux au Canada, en France, aux Etats-Unis… on en vient à se dire que les Congolais ne sont pas d 'authentiques patriotes. La musique Ivoirienne, qui connaît un succès fou sur la scène internationale, constitue-t-elle une menace pour la musique Congolaise? Elle n'est pas une menace dans la mesure où la musique Ivoirienne qu' on appelle « coupé décalé » s'inspire de la nôtre. C'est une musique clonée. Et de ce fait, il n'y a pas lieu de s'inquiéter puis qu 'elle s'arrêtera dès lors que la nôtre s'arrêtera. Je veux dire par là qu'il n'y a pas de souci. J'ajoute, pour paraphraser un sage qui a dit qu' « un singe qui imite un autre singe est en retard d'au moins un geste.» Votre album «Tapis rouge » a rencontré un franc succès. Pouvez-vous nous en parler ? Qu'évoque son titre? «Tapis rouge», c'est laisser les jeunes s' amuser. A Brazzaville, il n'y a plus de terrains de foot pour le mwana foot et de salles de spectacles. Donc, à travers cette chanson, nous réclamons cette liberté aux jeunes. Il faut que l'on construise des stades, des salles de spectacles pour que la jeunesse s'épanouisse. Vous êtes sans ignorer que seules les autorités ont le droit de marcher sur un tapis rouge. Ce concept a été pondu, lors de notre maquis à Matombi (Pointe-Noire) au travers de concerts auxquels nous étions conviés. Etes-vous satisfait des premières années de votre carrière musicale ? Oui absolument. La musique m'a beaucoup apporté. A travers elle, j' ai découvert et appris beaucoup de choses. Des projets en vue pour 2008 ? Le groupe Universal Zangul devait rentrer en maquis samedi 10 novembre à Matondji. Compte tenu de ce spectacle, on a du retardé le voyage. Mais dès que nous serons rentrés au pays, le groupe devait se rendr e dans les jours suivants à Matombi pour méditer sur le prochain album qui sera dans les bacs en 2008. Le nouvel album gardera-t-il le même style ? On ne change pas facilement de style. Nous comptons travailler dans le même esprit que le précédent album. Toutefois, il n 'est pas exclu qu'on y ajoute quelque chose qui sorte de l'ordinaire, pour ne pas tomber dans une monotonie du genre. Vous êtes très attaché à Matombi. Que représente pour vous ce village? Matombi est un petit village balnéaire situé entre la mer et les gorges de Diosso, à 18km500 de Pointe-Noire, où nous avons passé notre premier maquis. La légende ponténégrine veut que tous les esprits bienfaisants s 'y rendent (rires) et qu'on y trouve toutes les bénédictions du monde. Si j'en parle souvent, c'est tout simplement parce qu 'on y était pour la réalisation de l'album « Tapis rouge » et que le chef de ce village a demandé expressément que nous repartions pour la préparation de notre prochain album que nous avions projeté de p réparer à l'île Mambou. Mais, ça sera pour la prochaine fois sinon peut être à Oyo ou à Ngamboma. Un mot particulier aux Congolais du Maroc ? Je les invite à nous écrire souvent, pas seulement à moi, mais à tous les musiciens d'Universal Zangul. On a vra iment besoin de leurs conseils et les questions qu'ils voudront bien nous poser contribueront à améliorer nos prestations. Propos recueillis par ALAIN BOUITHY ( Starducongo.com) |
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