Jean de Dieu Kourissa, député de la première circonscription de Poto-Poto. «Les enseignements du président Marien Ngouabi restent d’actualité»
Dans le cadre de la commémoration du 33ème anniversaire de la disparition du président Marien Ngouabi, mort assassiné le 18 mars 1977, le député de la première circonscription de Poto-Poto (Brazzaville), Jean de Dieu Kourissa, a organisé, jeudi 18 mars 2010, une visite du mausolée Marien Ngouabi, situé au quartier général des F.a.c (Forces armées congolaises) au profit des membres du P.c.t (Parti congolais du travail) de sa circonscription.

A l’issue de cette visite, il a expliqué, dans l’entretien ci-après, le sens de ce geste. Pour lui, les enseignements du président Marien Ngouabi restent d’actualité.

Monsieur le député, quel sens donnez-vous à la visite du mausolée Marien Ngouabi que vous avez organisée au profit des membres du P.c.t de votre circonscription?

Comme vous le savez, le 18 mars est une journée mémorable. Nous avons souhaité partager, avec les membres du parti des quartiers 31 et 32, un moment de visite de ce lieu que nous avons connu dans notre enfance, parce que nous avons des relations familiales avec le président Marien Ngouabi.
J’ai jugé bon, aujourd’hui, de demander aux camarades membres du parti des quartiers 31 et 32, de venir en souvenir du camarade Marien Ngouabi, visiter ce lieu. Visiter ce lieu d’un homme qui a marqué l’histoire politique de notre pays.

En tant qu’homme politique, que retenez-vous de Marien Ngouabi?

Si nous devons retenir, personnellement, quelque chose du président Marien Ngouabi, c’est son courage et son sens du devoir, quand il a sacrifié sa vie pour ce pays. Nous pensons que Marien Ngouabi a été d’humilité toute sa vie durant. Ses enseignements restent d’actualité. Les générations futures doivent s’inspirer de son exemple.

Lors de votre récente descente parlementaire, vous avez appelé les jeunes à se prendre en charge, pourquoi insistez-vous sur cette préoccupation?

Vous êtes sans ignorer que la société nouvelle que nous appelons de tous nos vœux requiert le sens de créativité, de dynamisme, de persévérance et d’entrain. C’est pourquoi, lors de notre récente descente parlementaire, nous avons profité de cette occasion pour réitérer ces exigences dont nous avons toujours souhaité la réalisation. Les jeunes des quartiers 31 et 32 de Poto-Poto se doivent de s’organiser en mouvements associatifs, afin de s’investir dans l’initiative privée. Les projets y relatifs rencontreront notre appui. Nous venons de financer, pour un groupe de jeunes sérieux et pleins de volonté, de notre quartier, un projet de fabrique de craies.

Les jeunes filles-mères, quant à elles, sont invitées à se prendre en charge au travers des formations en couture que nous organisons déjà gratuitement, au centre de formation se trouvant à notre siège sis 56 rue Loango, ou en coiffure très prochainement, dans la rue Bandas. Enfin, pour terminer, nous militons pour la création des centres de loisirs du genre cafétéria pour les personnes âgées, afin de leur permettre de se rencontrer en ces lieux et procéder à des échanges d’idées, etc.

Propos recueillis par Pascal-Azad DOKO
(La Semaine africaine)