Alors qu'habituellement, je rechigne à aller à des réunions de "Nguessologues", ce samedi 24/10/2008, j'ai décidé d’assister à une réunion organisée par le parti de monsieur Ngouolondélé et de madame Aimé Gnali. J'arrive dans la salle. Je suis surpris par le nombre de congolais.
Habituellement ils ne viennent pas nombreux aux manifestations de la diaspora. Là ils sont présents ; Tous bien sapés, bien rasés et bien parfumés. On a l'impression d'être dans un défilé de mode. Les costumes en super 150, les chemises col italiens et les cravates bien attachés, illuminent la salle.
J’imagine qu’ils sont tous bien "fringués" en prévision de la boite de nuit du soir où ils vont se tordre sur le dernier opus de Mopao « Boro ezanga kombo », véritable apologie de la « Nguessologie » et de la "Ngouolondelogie" On se dit que le débat va être intéressant. D’entrée de jeu le Général annonce la couleur."Je suis venu vous voir pour vous demander ce que l'on doit faire en 2009, année de l'élection présidentielle". La salle bouillonne. Certains disent qu'il ne faut pas y aller. Sassou a déjà gagné d'avance. D'autres suggèrent le coup d'Etat. Les organisateurs du débat décident de faire circuler une liste afin que ceux qui le veulent puissent s'exprimer. Ceux qui prennent la parole sont coupés, invectivés. Les gens ne répondent pas à la question posée. Ils veulent montrer aux autres qu'ils maîtrisent mieux la langue de Molière. C'est celui qui fera les meilleures tournures de phrases qui sera applaudi. Mon ami Lucien Pambou de l'UMP hués par les congolais alors que son intervention était l'une des plus pertinentes. Voilà donc une réunion de congolais. On se réunit pour fanfaronner. C'était déjà comme cela en 1991. La prime au poste et aux responsabilités a été donnée aux brailleurs de tout bord. Au Congo, le compétent c'est celui qui sait parler. C’est l'héritage du monopartisme. Le Général pour calmer la salle nous a joué le pater à l'africaine "Calmez-vous les enfants, Ne vous fâchez pas, je vous en prie". J'avais envie de lui dire de ma chaise que je n'étais pas son fils et que j'étais un jeune cadre congolais venu écouter un discours politique. Mais vous me direz que c'est comme ça au Congo, On ne sait pas qui est le père de qui. Quand les adultes draguent une jeune fille, ne disent-ils pas "Ma fille viens voir"? Quatre heures de réunion pour rien. Une question sans queue ni tête. Faut-il aller aux élections? Bizarre que des gens qui ont reconnu le putsch de 1997 se la pose. Madame Gnali Ministre de Sassou, alors que des milliers de congolais venaient de perdre la vie. Mais de quoi se plaint-elle aujourd’hui? Je n'ai aucun souvenir d'une condamnation du coup d'état de 1997 par le général Ngouolondélé. Ma conviction est faite. Le général Ngouolondélé est un obus sans dispositif de mise à feux. Les enfants peuvent donc jouer avec ce leurre sans crainte, à plus forte raison Sassou Nguesso. Mail :kovalin@tchibinda.fr Blog: http://kovalin.oldiblog.com |
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Le Général Ngouolondélé, un obus sans dispositif de mise à feux.
30/10