Les inondations font 600 familles sans abri à Brazzaville nord
Quelque 600 familles sont sans abri dans la partie nord de Brazzaville (quartiers Talangai, Kombo, Ouenze, Mpila etc.) à la suite des indonations provoquées par les pluies torrentielles qui s’abattent ces derniers jours sur la capitale congolaise, a constaté APA. Dimanche, les sinistrés ont appelé le gouvernement congolais et la communauté internationale à leur venir en aide.
Un inspecteur de l’enseignement secondaire, M. Albert Galébaye, dont la maison a été détruite, s’est établi comme locataire dans une maison de deux chambres avec une famille de douze personnes.

Quelque 600 familles sont sans abri dans la partie nord de Brazzaville (quartiers Talangai, Kombo, Ouenze, Mpila etc.) à la suite des indonations provoquées par les pluies torrentielles qui s’abattent ces derniers jours sur la capitale congolaise, a constaté APA. Dimanche, les sinistrés ont appelé le gouvernement congolais et la communauté internationale à leur venir en aide.
Un inspecteur de l’enseignement secondaire, M. Albert Galébaye, dont la maison a été détruite, s’est établi comme locataire dans une maison de deux chambres avec une famille de douze personnes.


M. Galébaye a déploré l’absence de réaction des autorités face à la situation des sans abri de la zone nord de Brazzaville.
« J’ai le sentiment que, selon ce gouvernement, rien ne se passe de dramatique », a-t-il déclaré.
« Des familles qui depuis vingt, voire trente ans habitaient dans leurs maisons se voient du jour au lendemain jetées dans la rue et le gouvernement ne dit rien. C’est incroyable ! Cela est propre au Congo », s’est-il exclamé.
« Nous appelons le gouvernement congolais à se ressaisir pour nous venir en aide et nous interpellons la communauté internationale », a-t-il poursuivi.
« Si le gouvernement ne prend garde, la situation des sans abri à Brazzaville nord peut empirer et atteindre des proportions inimaginables », a-t-il conclu.
L’absence d’une véritable politique d’urbanisation et de viabilisation des terrains a accentué le phénomène des inondations à Brazzaville.
La décision prise par le gouvernement, en partenariat avec la Banque mondiale, de recenser toutes le parcelles susceptibles d’être touchées par les inondations, est restée lettre morte jusqu’à présent.
© Apanews.
Notre commentaire
Chaque fin d’année, à Brazzaville en particulier, en raison des pluies diluviennes qui s’abattent sur la capitale certains quartiers de la zone nord connaissent de graves inondations. « Mwindapress » s’en fait d’ailleurs souvent l’écho, photos à l’appui. Pour toute aide, M. Sassou et son gouvernement fournissent parfois des brouettes et pelles aux populations, outils dérisoires, pour faire face à l’érosion. Chaque fois, lors de son discours du Nouvel An le chef de l’Etat, la larme à l’œil, assure ses compatriotes de la solidarité de la Nation, condamne les propriétaires fonciers qui vendent les terrains dans l’anarchie et promet de s’attaquer au problème. Jusqu’à l’année suivante…
« MwindaPress » ne craint pas de l’affirmer : " l'homme des masses ", le bien nommé, ne viendra en aucun cas en aide aux sinistrés, tout comme aux autres Congolais dans la souffrance, pour une raison simple. D'abord cette fois-ci, il a sa campagne qui l'occupe et surtout il n’en retire aucun intérêt : il n’a pas besoin du vote de ces gens-là pour se faire élire puisqu’il est déjà élu au premier tour, avant même d’être candidat ; il n’a pas besoin du vote populaire car il compte sur ses ordinateurs pour gagner, c’est-à-dire sur les 500 000 voix sorties de nulle part qu'il a mises en réserve, ces voix dont parle Mathias Dzon ; notre homme n'a besoin que de " ses " pétrodollars (distribués à tour de bras pendant sa campagne à quelques Congolais réduits à la mendicité) et de ses protecteurs étrangers (Français, Angolais…) pour demeurer président à vie. Alors, pourquoi se décarcasserait-il pour quelques va-nu-pieds ? Plutôt que de prêcher dans le désert nos chers compatriotes devraient se tourner vers la Croix Rouge et autres ONG pour essayer de soulager leurs souffrances. Conseil d'amis.

Ndlr - La photo (prise au quartier Massengo) a été insérée par " Mwinda Press ".