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Quand l’église catholique qui utilise le livre saint tente de mettre ces écrits en conformité avec les réalités de nos jours, les congolais, dans leur hypocrisie héritée du colon, qui a formaté la plus grande partie de notre élite, veulent toujours se laisser berner par les images du passé.
Oui, Opagault qui avait écourté son séjour de travail à Rome pour venir faire la prison au coté du président Youlou avait failli devenir président du Congo bien que originaire du nord donc minoritaire.
Oui, Ikoko du nord Congo, mourra à coté de son frère et compagnon de lutte Diawara du sud par sympathie tout en refusant l’amnistie accordée par ces frères du nord. Ces images très marquantes de l’histoire de notre pays, sont elles encore actuelles de nos jours ? Si ces images dont certains d’entre nous veulent prendre comme référence pour nier l’existence du tribalisme au Congo, est une spécificité congolaise, alors pourquoi Yombi n’a-t-il pas refusé l’amnistie à la carte de Sassou par solidarité avec Lissouba, surtout qu’il peut se reprocher de quelque chose sur les événements tragiques qu’a connu le pays, et qui sont à l’origine de l’exil des autres ? Et que dire de Lèfouoba, Okoko, Munari, Nguimbi, et les autres par solidarité avec Moungounga (paix à son âme), Bikikita et les autres… ? Je pense que le débat devrait se situer sur les solutions à apporter, et non sur l’existence ou non de ce phénomène: le tribalisme. Le tribalisme est réel et palpable même s’il est amplifié et instrumentalisé par les politiques. Il est de votre devoir; vous, qui aviez perdu plus de la moitié de votre jeunesse en usant vos pantalons et vos jupes sur les bancs des universités, de trouver une solution à ce problème. N’agissez pas comme ce patient dont le docteur décèle une maladie mais refuse de se reconnaitre malade parce qu’il était en bonne santé hier. Dans le même contexte, supposant que le Congo n’était pas tribal en se référant à l’histoire d’Ikoko et d’Opangault, alors le problème d’eau et d’électricité n’est qu’une instrumentalisation de la diaspora? Puisqu’ils y en avaient hier. La solution d’une présidence tournante dont je suis peut être le premier à en parler sur se site dans un article intitulé « pour un Congo des fédérations », qui est aujourd’hui développée par Kovalin Tchibinda me semble être la solution la plus proche de la réalité congolaise. Oui, l’on me parlera des iles Comores qui accusent des difficultés liées à leurs cultures et réalités dans l’application du système, mais est ce pour autant une raison pour écarter l’hypothèse? S’il en est le cas, alors il nous faudra aussi écarter le débat sur la monnaie vu l’expérience que nous offre les pays comme la RDC et l’Angola pour ne citer que ces deux pays. Car, si ces deux grands pays (plus riche que le notre), malgré leur petite économie, et leur ressources naturelles, n’arrivent pas à réguler leur monnaie, ce n’est pas le Congo-Brazzaville avec ses docteurs en économie qui applaudissent l’entrer du pays dans le cercle très restreint des pays pauvres très endettés (ppte), et une économie de cueillette ou le prix de vente est fixé par l’acheteur, qui pourra contrôler une monnaie. Pour répondre à certains compatriotes qui redoutent l’existence de la démocratie dans un régime à présidence tournante, je vais essayer d’expliquer mon concept des « fédérations à présidence tournante ». Ainsi, en faisant un petit exercice de projection des pays de l’union européenne sur la carte géographique du Congo, nous pouvons avoir la configuration suivante en ordre dispersé. Le pool pourrait représenter par la France, l’Espagne pour son agriculture pourrait prendre la place de la Bouenza, l’Allemagne celui du Niari, le Kouilou pour son pétrole pourrait être représenté par la Norvège, l’Italie occuperait les plateaux, ainsi la Belgique et le Luxemburg la cuvette-est et ouest, le Portugal pourrait prendre la place de la sangha, quand à la Hollande et la Finlande, respectivement la Likouala et la Lékoumou. Sur le plan politique, je ne vois pas où est le manque de démocratie si chaque département à l’image des pays de l'UE qui les représentent, pourrait organiser des élections selon son système. Sur le plan social et économique, où est le mal si le Pool peut développer son système de santé ainsi que son système social à l’image de la France, le Niari son économie et la Bouenza son agriculture, pendant que la lékoumou développera son système éducatif et la cuvette-ouest son niveau de vie à l’image de la Finlande et du Luxemburg, etc.… Quant au congolais lambda, il n’aura plus qu’à choisir selon son intérêt, là ou il lui fera beau vivre, pour s’y installer, car les lois sur la libre circulation des biens et des personnes ainsi que l’unité national que le pouvoir fédéral incarnera depuis Brazzaville permettra à tout congolais quel qu’en soit son origine ethnique et régionale de bénéficier des mêmes droits et devoirs sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, un ressortissant de la sangha par exemple, qui résidera et travaillera dans le Niari, pourra occuper n’importe quel poste de responsabilité (administrative, ou politique), pourvu que la population de la localité le lui confère si cela exige un suffrage. Chers compatriotes, pensons déjà au Congo de demain, car il y’a des sons qui viennent de loin, cela signifie que la récréation tend vers sa fin, alors ne soyons pas surpris. Aimé Simplice KIKOUNGA (Zenga Mambou) |
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Parlons vrai aux congolais
24/08