Kimpwanza - Le siège de l’Alliance pour la République et la Démocratie (Ard) situé sur l’avenue de l’Intendance à Talangaï dans le 6e arrondissement a été incendié par des pyromanes la semaine dernière.

Cet acte odieux aurait été commis par des pyromanes quelques jours après l’investiture de Mathias Dzon, candidat de l’Alliance à l’élection présidentielle de juillet prochain.

Selon un communiqué de presse de cette alliance, dans la nuit du mardi à mercredi, des pyromanes ont tenté d’incendier ses bureaux de campagne et heureusement le feu a pu être maîtrisé par les habitants du quartier.

A propos maître Hervé Ambroise Malonga, l’un des deux directeurs de campagne de Mathias Dzon a déclaré : « Je ne peux pas vous dire avec certitude comment les pyromanes ont pu procéder. Ce qui est vrai, c’est qu’ils ont du utiliser les arbres qui sont au siège de notre candidat Mathias Dzon, avec des morceaux de chiffons et certainement de l’essence, et ils ont donc mis le feu ; heureusement, cela a attiré l’attention des habitants du quartier qui sont sortis pour éteindre le feu. Ces pyromanes ont pu prendre la fuite. C’est dire qu’ils ont cette intention de vouloir perturber toutes les manifestations de l’opposition. Ils veulent nous intimider, ils ont peur que l’opposition s’exprime. Ils oublient que nous sommes en démocratie, il faudrait que nous puissions nous exprimer »

Après une conférence de presse pour éclairer la lanterne sur la position réelle du candidat Mathias Dzon, l’Ard a saisi de nouveau la presse deux jours pour parler de cet incendie. Il ressort que le communiqué diffusé était beaucoup plus centré sur la présence des éléments fidèles au pouvoir qui voulaient perturber la cérémonie d’investiture de Mathias Dzon. Les membres de l’Ard révèlent que ce jour là, un groupe de jeunes dits « amis de Denis Sassou Nguesso » hostiles aux opposants se sont exprimés en brandissant des pancartes dont les écrits vilipendaient le candidat Mathias Dzon.

Ce groupe aurait été conduit par le célébrissime Sita Bantsiri « alias loumboué » cité jadis dans le procès des disparus du beach au Congo Brazzaville. Il sied de signaler que la police mène ses enquêtes pour la recherche de la vérité. Mais, pour les communs des mortels, aucun rapport d’enquête de police n’a jamais été rendu public au Congo Brazzaville.

Christ Christelle (Kimpwanza)