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Le congrès unitaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) est prévu dans moins d’une année. Les instances de transition, chargées de conduire le processus jusqu’à son aboutissement sont officiellement en activité depuis le 17 janvier dernier. Au-delà de son caractère symbolique, la cérémonie solennelle a confirmé la brouille entre les clans Ngamassa et Tamba-Tamba.
Ce dernier, soutenu par plus d’une dizaine de vice-présidents a été élu le 10 décembre 2010, par 15 voix contre 6 face à l’actuel premier permanent, conformément à la charte. Un épisode supplémentaire dans la bataille de succession ethnocentriste, que se livrent les dirigeants de l’UPADS.
Trois tâches principales attendent les instances transitoires de l’Upads. La réunification des organes intermédiaires et de base pour redonner au parti son envergure d’antan, la préparation et la tenue du congrès unitaire qui définira les contours stratégiques de conquête du pouvoir et la gestion quotidienne du parti. La cérémo-nie dirigée par le deuxième permanent a été marquée par la présentation des instances qui vont organiser cette période qui pourra durer moins de douze mois. Il s’agit entre autres, d’un conseil des vice-présidents de 37 membres, un secrétariat national de 78 membres et une commis-sion de contrôle et d’évaluation de 14 animateurs. Un chemin que le deuxième permanent, Christophe Moukouéké estime encore long. « Le chemin qui mène vers la réunification du parti est certainement encore long et laborieux, mais l’horizon s’est tellement éclairci qu’il nous autorise d’espérer une issue heureuse. Il est nécessaire et urgent de chasser de nos cœurs la haine, l’égo, la coterie, le complot, incompatibles avec la construction d’une action collective. Celle-ci est impossible sans un minimum de tolérance mutuelle». C’est pourquoi il exhorte les militants au sens du devoir et à la capacité de résistance à la manipulation. Aux « dirigeants qui hésitent encore », le clan Ngamassa et Moukouéké leur « ouvre les bras et les cœurs » pour défier l’incapacité congénitale de se rassembler que certains collent à l’Upads. Les non dits d’un autre épisode du combat L’exhortation de Christophe Moukouéké aux dirigeants absents vaut son pesant d’or. En dehors d’une dizaine de vice-présidents et du premier permanent, président de l’Upads par délégation, Pascal Ngamassa excusés, un vide a été constaté. Victor Tamba-Tamba et les vice-présidents qui le soutiennent n’ont pas répondu à l’appel parce qu’ils estiment que« le mandat de leurs camarades n’est pas juridique-ment valable ». La médiation conduite par Martial de Paul Ikounga est en cours. Selon le secrétaire général de la transition, Pascal Tsaty Mabiala, « Le processus n’a pas d’effet suspensif. Nous avons un calendrier. On doit tenir le congrès à la fin de l’année. La médiation peut durer dix mois. Mais elle ne demandera qu’à ceux qui ne sont pas là de nous rejoindre. Ce n’est pas pour changer cet ordre. Elle ne changera rien ». Des prises de positions qui ne sont pas de nature à apaiser un climat fortement pollué. Des sources concordantes indiquent que des proches du président fondateur, Pascal Lissouba ne pardonneraient pas à Tamba-Tamba, comme à Claudine Munari, leur appartenance à un groupe qui aurait « trahi le président Lissouba ». En plus, ils ont du mal à digérer le rapprochement de l’ancienne directrice de cabinet du président Lissouba avec le pouvoir actuel en occupant un portefeuille ministériel. L’existence d’une mystérieuse succession légiti-me, nommée par Pascal NGa-massa du président Lissouba à la tête du parti, au mépris du droit, n’est pas du goût de tout le monde et complique davantage l’équation de cette réunification. Des thèses que chacun a pu entendre, mais que personne ne souhaite aborder. Le Patriote |
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Réunification de l’Upads. Moukouéké lance la transition sans Tamba-Tamba
31/01