(AGA MEDIAS, Douala)Tandis que l’ancienne belle-famille gabonaise célèbre l’élection de Ali Bongo, synonyme du maintien de la famille aux affaires, le clan Sassou se claquemure face aux rumeurs qui se multiplient depuis le départ du Chef Denis Sassou Nguesso de Brazzaville. «Il est en vacances», se contente-t-on de seriner dans la capitale congolaise. Sans trop convaincre les sceptiques désormais nombreux. Qui ne se recrutent plus seulement dans les rangs de son opposition. Et pour cause.
Quelques heures seulement après son investiture en effet, à la suite d’une élection boycottée par ses principaux adversaires, le Chef de l’Etat congolais avait sauté dans le tout prochain avion, à destination de l’Europe.
Les connaisseurs supposés de la «Sassoucratie» annonçaient pourtant la formation immédiate du 1er gouvernement de ce second mandat post-guerre. Mais ce départ précipité du Chef de l’Etat a installé plus que de la suspicion sur l’état de celui qui venait de se faire élire et introniser à la tête de l’Etat congolais.
Ainsi naquit la première rumeur. Qui voulait que le Président Sassou fût « gravement malade». Les cercles proches de l’opposition étaient affirmatifs. Depuis lors ils le restent. Comme peuvent en témoigner les informations alarmistes diffusées par le site www.alternance-congo.com qui le donnent pour « très mal en point ». Certains allant même jusqu’à affirmer que l’ancien chef des « Cobras » avait eu « un malaise » le soir de son investiture. Mais dès le lendemain, le site officiel de la Présidence de la République congolaise www.congo-portail.info démentait en annonçant que le président était allé passer quelques jours « de repos » en Europe. Certains cercles officieux parlaient même de Barcelone en Espagne, la ville catalane qui accueillit pour ses derniers jours son beau-fils Omar Bongo Ondimba. Ceci explique-t-il cela ? Voire. Malade, mort ou tué ? Toujours est-il que l’absence du Président Sassou aux festivités marquant mardi dernier le 40ème anniversaire de pouvoir de Mouammar Khaddafi, le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne, qui lui succédé à la tête de l’Union africaine n’a pas arrangé la perception. Bien au contraire. Elle a même renforcé ces dernières 24h la rumeur brazzavilloise. Cette fois-ci, beaucoup tiennent pour avérée l’information selon laquelle le président serait décédé. C’est le cas du sitewww.alternance-congo.com. Mais seulement personne dans la capitale congolaise ou même au sein de l’Ambassade parisienne, n’est en mesure de dire avec exactitude quand serait-il décédé ni éventuellement quel aurait été la cause de sa mort. Pire même, au petit matin d’hier 3 septembre 2009, des cercles proches de la sécurité présidentielle ont annoncé à leur entourage familial qu’il se serait produit dans la nuit du 2 au 3 septembre, «un incident grave dans la délégation présidentielle». Selon quelques-unes de sources contactées par des correspondants de AGA MEDIAS à Brazzaville, « des échanges de coup de feu auraient mortellement atteint le président qui tentait de calmer ses gardes » ! Pas moins. Des sources au sein du gouvernement congolais contactées par AGA MEDIAS ont simplement moqué « ces rumeurs malveillantes » qui, pense une de nos sources « visent simplement à déstabiliser notre pays après la brillante réélection du Président Sassou qui a promis d’utiliser ce nouveau mandat pour consolider la paix et entamer modernisation du pays après l’épreuve difficile de la guerre civile qui nous a si tant coûtés». Et de conclure sentencieux : « sachez que le président, qui, après l’épreuve encore fraîche du décès de sa fille, a mené tambour battant, pendant deux semaines la campagne pour sa réélection a pris quelques temps de repos. Il n’y a pas d’inquiétude au sujet de son retour prochain». Face à toutes ces rumeurs assassines, faut-il croire à cette sérénité apparente du sérail congolais ? Il n’y a aucune raison, du moins officiellement, d’en douter. Seulement l’échéance politique du remaniement ministériel attendu et déjà une fois reporté – d’autres sources non autorisées au Palais présidentiel tentaient déjà d’expliquer cette longue attente par l’attente du verdict de l’élection présidentielle gabonaise devant désigner le successeur définitif de son beau-fils et ami, feu Omar Bongo Ondimba. Dans le sérail congolais, dès ce jour, où les résultats de cette élection ont rendus publics, après 96 h d’une longue attente, il va falloir trouver une autre raison pour cette sorte d’incertitudes qui installe Brazzaville sous l’emprise des rumeurs. Du Cameroun, où l’on suit toujours avec peu d’intérêt l’évolution des choses dans les capitales des pays membres de la Cemac, on ne semble pas trop s’interroger sur les rumeurs congolaises. Et pour cause : on y est habitué aux absences plus ou moins longues du Chef de l’Etat Paul Biya, dont on annonça une fois en juin 2004 la mort pendant « un de ces courts séjours privés en Europe » finalement anormalement prolongé. Vu sous cet angle, les rumeurs congolaises sur l’état du Président Sassou ne sont pas nouvelles. Mais, des opérateurs économiques s'inquiètent néanmoins de cet état dd'incertitudes, qui en cas de confirmation de ce dont tout le monde veut éviter de parler, rendrait la situation absolument sulfureuse. Pays de moins de 4 millions d'habitants, dont la capitale Brazzaville porte encore les stigmates de la guerre civile des années 95-2000, l'essentiel de l'activité publique est en effet centrée sur la personne de son président. Sa disparition ouvrirait la voie à une anarchie indescriptible. PS : AGA MEDIAS est une agence de presse et d’informations indépendantes basée en Afrique Centrale. Son promoteur est Alex Gustave AZEBAZE, Journaliste indépendant. © Source : AGA MEDIAS, Douala Cameroun |
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Rumeurs sur Denis Sassou Nguesso : Malade, mort ou tué ?
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