TéléSud : Les Raisons de la Prostitution des Journalistes
A TéléSud, les fins de mois restent une incertitude. Il devient d'usage de payer les employés avec des semaines de retard. Difficile dans ces conditions de faire un programme entre le loyer, les factures et les découverts en banque.

Pas de publicité depuis deux ans

Jean Philippe KABORÉ, directeur général de la chaîne impute ces retards aux actionnaires qui traîneraient des pieds pour sortir le moindre sou. En faisant à chaque fois des Gabonais son bouc-émissaire devant le premier venu M. KABORÉ passe de ce fait en silence sa gestion calamiteuse de la chaîne panafricaine.

Aux commandes depuis deux ans, le DG, commercial de formation, n'a pu apporter aucune publicité à la chaîne, créant ainsi, mois après mois, un grand déficit et une grande dépendance de TéléSud de la part de ses financiers. Il dirige la société au jour le jour sans aucune politique établie à l'avance, obsédé par la seule idée de s'en mettre plein les poches.

De lui, le personnel retient plutôt son habileté à détourner le moindre sou susceptible de rentrer dans les caisses de la société. Le dernier détournement en date est la couverture au siège du MEDEF à Paris d'un colloque organisé par la B.I.A.O Côte d'Ivoire. Sur la forte somme remis par la banque organisatrice, le DG n'a jugé bon de ne verser que 4000 ( quatre mille) euros. Des miettes. Le reste a été partagé avec différents intermédiaires Ivoiriens.

Beaucoup d'argent

En négociation actuellement avec Edgar SASSOU (le neveu du président Denis SASSOU NGUESSO) pour la couverture de l'élection présidentielle, Jean-Philippe KABORÉ a reçu comme avance beaucoup d'argent lors de son dernier voyage au Congo Brazzaville. Rien ne figure dans les écritures comptables de TéléSud. Le DG affirme n'avoir rien reçu. Cela ne l'empêche de s'empresser de reprendre l'avion (en première classe ?) pour le Congo Brazzaville aux frais de la boîte qui devrait plutôt faire des économies. Il s'agit de son troisième voyage au Congo Brazzaville en l'espace d'un mois. Pour une personne qui prétend ne rien tirer d'un pays riche comme le Congo Brazzaville, c'est trois voyages de trop.

Ivoirité

Jean Philippe KABORÉ Ivoirien d'origine, applique, sans état d'âme, la politique de l'Ivoirité : l'Ivoirien d'abord, l'Ivoirien ensuite et l'Ivoirien enfin. Il s'est entouré de collaborateurs Ivoiriens dont son ami de longue date SEYDOU ou alias Cissé I. Tous les deux ont créé une société écran qui facture des opérations bidons à la chaîne. Dès son entrée à TéléSud, Cissé a été nommé responsable des opérations spéciales. Son service était censé faire gagner de l'argent à l'entreprise. Jusqu'à ce jour, SEYDOU n'a obtenu aucun résultat. Par contre, des sommes colossales sont régulièrement dépensées au nom des opérations spéciales.

Ce fut le cas en octobre 2008 pour la couverture par trois Ivoiriens du Forum Mondial pour le Développement Durable tenu à Brazzaville. "Le travail extérieur" fut assuré par la boîte des deux compères, comme s'il n'y avait pas de monteurs et des cadreurs compétents au sein de TéléSud.

Un autre exemple du duo. La retransmission en direct avorté de la nuit électorale aux Etats-Unis en novembre 2008. Un vrai fiasco qui a coûté des milliers d'euros, facturés à la société de KABORÉ et Cissé.

Département bidon

La couverture des élections au Congo Brazzaville sera uniquement assurée par des Ivoiriens, dont cinq personnes extérieures à la chaîne, viendraient directement d'Abidjan. La encore, la société de Cissé et KABORÉ se charge de faire les factures de l'opération. Aux dernières nouvelles, 8000 (huit mille) euros de frais de mission seraient d'ores et déjà attribués à Cissé.

Ivoirité encore. Le cas d'Eléonore : cette jeune Camerounaise compétente travaillait au noir comme secrétaire générale pendant près d'un an au sein de la boîte. Recrutée par KABORÉ, elle a été viré comme un malpropre le jour où elle a osé réclamer un salaire. Le DG l'a fait aussitôt remplacer par un autre ami de longue date, un Ivoirien. Un certain Jacob dont les tâches à TéléSud ne semblent pas claires.

Toujours dans le cadre de l'Ivoirité de la chaîne. KABORÉ vient de procéder à la nomination de Serge F., un autre Ivoirien, au poste de responsable chargé du département de la musique.

Un département bidon créé pour la circonstance, peut-être pour justifier une augmentation de salaire voire un arrangement entre amis. En tout cas, cette nomination passe mal parmi les employés notamment auprès des anciens. Car Serge F., qui doit son embauche à son compatriote KABORÉ et sa nomination à sa nationalité, n'est à TéléSud que depuis quelques petits mois.

Cette lettre est rédigée par un collectif du personnel de TéléSud qui préfère pour l'instant garder l'anonymat. Nous faisons partie de cette grogne interne qui monte au sein de la chaîne.

Nous souhaitons la démission de Jean Philippe KABORÉ qui par son incompétence mène la chaîne vers le dépôt de bilan et les employés vers le chômage.

En attendant de nous entretenir de vive voix avec les actionnaires, nous vous donnons rendez-vous le mois prochain...

Patrick Eric Mampouya
CONGO BRAZZA TELQUEL