Grands Dieux ! Est-il donc des ‘’rats’’ plus nantis sur la terre que ceux du Congo à qui l’on donne ordinairement les beaux noms d’hommes politique ? Non, pardon, de fous, d'insensés, de sots et d'imbéciles.


Le doigt sur la gâchette
D'abord, ils ne craignent point la mort que peut causer un piège à rat, ce qui, certes, n'est pas un petit avantage. Avec une assurance injurieuse, ils peuvent traverser le jardin d’Eden d’Oyo pour aller manger leur fromage préféré ( Maroilles Sa Si Ba ) puant le pétrole à l’intérieur du buffet situé à Nkossa en pleine mer.

Mais en outre, ils ont le droit selon un principe fondamentalement ‘’sassouïste’’, d’arrêter et d’emprisonner injustement tous les congolais qui auront le malheur de pousser de près ou de très loin, l’outrecuidance de sentir la puanteur de ce Maroilles Sa Si Ba et pire de vouloir le manger. La place convenable aujourd’hui, l’unique place que ces ‘’rats’’ de la politique au Congo ont prévu pour ces congolais aux esprits les plus libres et les moins découragés à s’interroger ou à dénoncer leur gloutonnerie, c-à-d les journalistes, les militants des droits de l’homme, les opposants etc. ce sont les prisons

A cause de ce ‘’Maroilles Sa si Ba’’ puant le pétrole et paradoxalement délicieux, ils ont aussi, le droit de donner la mort au peuple congolais. Récemment, ils ont brandi la menace de créer l’irréparable à Pointe-Noire si un ‘’rat mutant’’ ou un ‘’rat hybride’’ de la politique congolaise s’en approchait de trop près.

Ils représentent à eux seuls, avec leurs épouses ainsi que leur famille la seule race pure des rats capable de manger à vie le fameux ‘’ Maroilles Sa Si Ba’’ Ils sont la justice, le droit et la démocratie au Congo. Ils ne connaissent ni les remords dévorants d'une mauvaise conscience, ni les vaines terreurs qu'inspirent aux autres congolais les fables des enfers, ni les frayeurs que leur causent les spectres et les revenants. Jamais la crainte des maux qui les menacent, jamais l’espérance des biens mal acquis qui peuvent leur arriver, ne saurait troubler un seul instant la tranquillité de leur âme. Ils sont les nombrils de la nation congolaise et eux seuls sont de race pure. Les autres, hybrides, n'ont pas les mêmes droits qu'eux, sont des sous-hommes, des souris certainement.

En un mot, ils ne sont point déchirés par cette foule de soucis qui assiègent sempiternellement le quotidien du peuple Congolais. Ils n'ont jamais faim tellement le ‘’ Maroilles Sa Si Ba’’ déborde à Nkossa, ne manquent point d'argent ni de femmes. Ils n'ont ni honte, ni crainte, ni ambition pour le Congo, ni jalousie des villas du Vésinet, ou de l’hôtel Crillon qu'ils affectionnent, incapables de les construire chez eux, ni tendresse pour le peuple congolais. Et, s’ils sont assez heureux pour approcher de bien près la stupidité des brutes, ils ont même, selon les théologiens de ‘’l’oyocratie,’’ l’avantage d’être impeccables.

Ô toi ! le plus fou des ‘’rats’’ de la politique au Congo, toi qui aspires à la sagesse maçonnique, pèse un peu, je te prie, toutes les peines, toutes les inquiétudes qui déchirent jour et nuit l’âme du peuple congolais, jette un coup d’œil sur les épines que cette sagesse maçonnique sème sur tous les instants de ta vie, et tu connaîtras enfin de quelle foule de maux je préserve mes favoris ! Toujours gais et contents, (leza lenua) non seulement ils jouent, chantent, rient et s'amusent sans cesse, mais ils répandent encore des pleurs, des cris et des douleurs sur tous ceux des congolais de race hybride qui les environnent, parce qu'ils ont toujours le doigt sur la gâchette prêt à créer l’irréparable à Pointe-Noire.

On dirait que les dieux ne les ont donnés au Congo que pour égayer la tristesse de la vie des Congolais qu'ils rendent trop obscure. C'est pour cela que les Congolais, qui, sur toutes les autres choses, ont des sentiments si différents, s'accordent sur le compte des fous qui nous gouvernent. On les recherche, on les aime, on les caresse, on les entretient, on les nourrit, les rats palmistes prétendument sages les secourt dans leurs malheurs quand ils sont en passe de perdre leur pouvoir, enfin on leur permet de tout faire et de tout dire impunément.

Toute la nation congolaise est si éloignée de leur nuire, que les bêtes même les plus féroces, de nos forêts, comme si elles avaient le sentiment naturel de leur innocence, les respectent et ne leur font aucun mal durant leur traversée vers l’eldorado (le Maroilles Sa Si Ba ) à Nkossa.

On a bien raison de les honorer et de les respecter ainsi, car ils sont consacrés aux dieux des estropiés de l’intellect et surtout à moi.

Kimpwanza

Alors qu'habituellement, je rechigne à aller à des réunions de "Nguessologues", ce samedi 24/10/2008, j'ai décidé d’assister à une réunion organisée par le parti de monsieur Ngouolondélé et de madame Aimé Gnali. J'arrive dans la salle. Je suis surpris par le nombre de congolais.


Le Général Ngouolondélé, un obus sans dispositif de mise à feux.
Habituellement ils ne viennent pas nombreux aux manifestations de la diaspora. Là ils sont présents ; Tous bien sapés, bien rasés et bien parfumés. On a l'impression d'être dans un défilé de mode. Les costumes en super 150, les chemises col italiens et les cravates bien attachés, illuminent la salle.

J’imagine qu’ils sont tous bien "fringués" en prévision de la boite de nuit du soir où ils vont se tordre sur le dernier opus de Mopao « Boro ezanga kombo », véritable apologie de la « Nguessologie » et de la "Ngouolondelogie"

On se dit que le débat va être intéressant. D’entrée de jeu le Général annonce la couleur."Je suis venu vous voir pour vous demander ce que l'on doit faire en 2009, année de l'élection présidentielle". La salle bouillonne. Certains disent qu'il ne faut pas y aller. Sassou a déjà gagné d'avance. D'autres suggèrent le coup d'Etat. Les organisateurs du débat décident de faire circuler une liste afin que ceux qui le veulent puissent s'exprimer. Ceux qui prennent la parole sont coupés, invectivés. Les gens ne répondent pas à la question posée. Ils veulent montrer aux autres qu'ils maîtrisent mieux la langue de Molière. C'est celui qui fera les meilleures tournures de phrases qui sera applaudi. Mon ami Lucien Pambou de l'UMP hués par les congolais alors que son intervention était l'une des plus pertinentes.

Voilà donc une réunion de congolais. On se réunit pour fanfaronner. C'était déjà comme cela en 1991. La prime au poste et aux responsabilités a été donnée aux brailleurs de tout bord. Au Congo, le compétent c'est celui qui sait parler. C’est l'héritage du monopartisme.

Le Général pour calmer la salle nous a joué le pater à l'africaine "Calmez-vous les enfants, Ne vous fâchez pas, je vous en prie". J'avais envie de lui dire de ma chaise que je n'étais pas son fils et que j'étais un jeune cadre congolais venu écouter un discours politique. Mais vous me direz que c'est comme ça au Congo, On ne sait pas qui est le père de qui. Quand les adultes draguent une jeune fille, ne disent-ils pas "Ma fille viens voir"?

Quatre heures de réunion pour rien. Une question sans queue ni tête. Faut-il aller aux élections? Bizarre que des gens qui ont reconnu le putsch de 1997 se la pose. Madame Gnali Ministre de Sassou, alors que des milliers de congolais venaient de perdre la vie. Mais de quoi se plaint-elle aujourd’hui? Je n'ai aucun souvenir d'une condamnation du coup d'état de 1997 par le général Ngouolondélé.

Ma conviction est faite. Le général Ngouolondélé est un obus sans dispositif de mise à feux. Les enfants peuvent donc jouer avec ce leurre sans crainte, à plus forte raison Sassou Nguesso.

Mail :kovalin@tchibinda.fr

Blog: http://kovalin.oldiblog.com

Pour l’élection présidentielle du Congo-Brazzaville prévue en 2009, jusqu’il y a peu encore, la seule inconnue qui existait, la seule incertitude crédible était : Qui servira de faire-valoir au quasi vainqueur Denis Sassou-Nguesso ?


Denis Sassou-Nguesso a-t-il si peur de Marcel Guitoukoulou ?
Entre l’exil interminable des uns et l’allégeance à l’usure des autres, le président congolais en place semblait sur une voie royale pour sa réélection. Cela jusqu’à ce qu’on peut considérer comme le premier fait notoire de la précampagne électorale : l’expulsion du Bénin de Marcel Guitoukoulou candidat potentiel accusé par le gouvernement béninois de « déstabiliser le gouvernement congolais ».

Les péripéties de cette expulsion à motivation politique sont relatées par le quotidien béninois Le Matinal : « C’est sur le chemin d’un rendez-vous que le docteur Marcel Guitoukoulou a été rattrapé par deux personnes à bord d’une voiture de marque Toyota Carina, couleur marron. À bord, il y avait un commissaire de police de deuxième classe accompagné de son adjoint. Les deux étaient en compagnie d’un membre de l’équipe de l’opposant congolais. Il lui sera intimé l’ordre de monter à bord de leur véhicule pour se rendre à son hôtel de résidence situé dans le quartier Guinkomey, 5ème arrondissement de Cotonou. Ensuite, aux environs de 18 heures dans l’après-midi du dimanche, les locaux des services de l’immigration accueillent l’opposant et les autres membres de son staff qui l’accompagnait. ’’Vous êtes un opposant connu et le Bénin ne peut servir de base à la déstabilisation du régime du président Denis Sassou Nguesso. Remettez-moi vos passeports et apprêtez vos affaires. Vous serez reconduit’’ Ainsi en ont décidé les autorités compétentes du Bénin. Durant un interrogatoire de plusieurs heures, les personnes interpellées ne réussiront pas à faire changer d’avis à des hommes aux ordres. Marcel Guitoukoulou et ses compagnons seront expulsés du Bénin par les autorités policières dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 octobre 2008. Ils sont aussitôt embarqués manu militari pour retourner à Paris ».

Retour sur ce voyage qui fera date dans la course au pouvoir à Brazzaville : arrivé de France pour s’adresser à ses compatriotes expatriés au Bénin où un comité de soutien à sa candidature a été constitué, Marcel Guitoukoulou a reçu un accueil « présidentiel » dès l’aéroport de Cotonou : une foule en liesse estimée à plus de 500 Congolais, vêtus de t-shirt à l’effigie de leur champion, battant le tam-tam et chantant pour le changement au Congo. Édifiant car cela se passe à l’étranger et parce qu’il s’agit d’un probable candidat qui n’a jamais été aux affaires et qu’on ne peut soupçonner d’avoir amassé un trésor de guerre à l’odeur du pétrole. Le comité de soutien du Bénin s’est constitué spontanément en découvrant dans les médias notamment le candidat, ses actions humanitaires et ses initiatives pour la paix dans le pool et pour la réconciliation nationale. Une rareté aussi, ledit comité de soutien finance intégralement ses activités. Suffisant pour faire vaciller le régime de Sassou Nguesso et affoler à ce point le gouvernement de Yayi Boni ?

Le Bénin a-t-il agi sur commande ou son président s’est-il voulu simplement héritier des méthodes de la protection mutuelle pratiquée par les dictatures africaines dans les années 70 et 80 ? Le journal béninois Le Matinal relève certaines accointances peut-être pas anodines : « Il y a quelques mois le chef de l’État béninois Yayi Boni et son épouse Chantal ont assisté en personne au mariage de la fille de Denis Sassou Nguesso avec un béninois célébré à Cotonou, il faut également montrer que les liens d’amitié renforcés entre les deux familles présidentielles ne doivent pas mettre en péril ce que le Bénin a de plus cher ». Comme du temps des royautés, Sassou Nguesso serait-il en train de quadriller l’Afrique en « plaçant » ses filles ? Le doyen des présidents africains Omar Bongo est, en effet, son gendre, tandis que le chef de l’État d’un immense pays d’Afrique centrale a failli épouser une autre fille du président congolais.

Nous n’entendons pas évidemment accréditer la thèse selon laquelle toutes ces choses sont imbriquées effectivement, quoi que. Il reste que cette expulsion, concertée ou non, de Marcel Guitoukoulou est un indicateur de l’envergure réelle de ce dernier. Représenterait-il la meilleure chance de l’opposition pour la présidentielle de 2009 ? Les autorités béninoises semblent effectivement le craindre. Grâce à leur propre analyse ou sur indication de Denis Sassou Nguesso ?|

Extrait
(...) Les élections législatives et locales dans le District de Ngo


La dictature est définitivement en place au Congo Brazzaville
J’ai choisi de parler du Département des Plateaux, parce que, c’est celui que je connais le mieux.

Les dernières élections législatives et locales de par leur organisation abjecte et ignoble ont considérablement contribué à noircir l’image de notre pays au point d’en faire une référence mondiale de médiocrité. Il arrive dans une élection qu’un candidat de probité morale peu recommandable fraude d’une manière ou d’une autre pour augmenter ses chances de battre son adversaire. Mais quand on n’a une conscience non troublé pour le faire, il faudrait quand même y associer un peu d’intelligence pour ne pas commettre un non-sens et paraître ridicule aux yeux des observateurs. Selon les normes internationalement admises un corps électoral dans un pays ou dans une circonscription est obligatoirement inférieur ou égal à la moitié de la population du pays ou de la circonscription. Comment, faisant fi de cette vérité mondialement validée aussi bien par les démographes que par les organisateurs des élections, la Conel de Ngo, composée uniquement des éléments fournis par le candidat Gongarad Nkoua Auguste Célestin, a pu arrêter le corps électoral du district de Ngo à 12.000 personnes pour une population de 14 à 15.000 habitants ?

Et pourtant l'on sait que cette circonscription a un corps électoral qui tourne autour de 7.000 personnes. On est en droit de se demander où le candidat du RMP est allé chercher les 5.000 électeurs supplémentaires ? Ce sont les morts de plus de 30 ans, ce sont les enfants de 4 ans, ce sont des Congolais partis de la circonscription depuis 20, 30 ans qui deviennent électeurs. Ainsi donc le corps électoral du village de Koumou qui ne compte qu’une centaine d’habitants selon les résultats du dernier recensement de la population et de l'habitat que le Ministère du Plan ne veut pas publier pour des raisons qui lui sont propres, est fixé par Gongarad et le RMP à 411 électeurs, soit quatre fois plus que sa population et huit fois plus que ce qu'il devrait être. Le gonflement est alimenté par les enfants, neveux, nièces du candidat Gongarad Nkoua Auguste Célestin habitant depuis des années en France, en Suisse, aux USA ou ailleurs dans le monde.

Il en est de même pour le village d’Onianva qui affiche 565 électeurs avec une population de moins de 150 habitants. La ville de Ngo est passée quant à elle de 2.200 à 5.000 électeurs pour une population de 4.500 habitants. Par ailleurs, les populations de cette petite ville ont eu pour le seul éléphant, trois couleurs (noir, jaune œuf, gris) imprimés sur place par un laboratoire local entretenu par le Curé de la paroisse et le Secrétaire Général du District, tous au service du candidat Gongarad et du RMP. Des milliers de procurations signées en blanc par le Sous-préfet ont été remises à tous les bureaux de vote pour être remplies sur les lieux au nom des personnes dont les cartes d’électeurs n’ont pas été retirées. Toutes ces opérations sont facilitées par la composition monocolore des membres de tous les bureaux de vote de la circonscription.

L’Achat des Consciences : Pour le RMP dont la campagne a été supervisée dans les plateaux par Gongarad Nkoua, lui-même illégalement candidat car inéligible en tant que Président du Conseil Économique et Social au terme de l'article 58 de la loi n°5-2007 du 25 mai 2007, la campagne n’a été clôturée qu’après le scrutin, donc le dimanche soir après la proclamation des résultats puisque les nuits de vendredi à samedi, de samedi à dimanche et même pendant le déroulement du scrutin, leurs agents de campagne visitaient tous les habitants influents des villages, maison par maison et ceci quel que soit l’état d’avancement de la nuit, pour y déposer dans chaque famille visitée 500.000, 700.000 voire un million de francs.

Pire encore est l’action antidémocratique du tristement célèbre, l’obscur Ngampo Emmanuel qui le jour du vote s’est enfermé toute la journée dans sa case avec des lots de cartes d’électeurs fictifs pour organiser un festival de distribution de cartes d’électeurs accompagnées chacune d’un billet de 500 francs. L’extrême pauvreté dans laquelle vivent les habitants de Ngo a facilité l’organisation au domicile de Ngampo Emmanuel d’un interminable défilé vu par les populations de Ngo, mais que la police aveuglée par le reflet des billets de banques miroités par le candidat de l’UPDP refusait de voir.

Enfin, c’est moralement répugnant et abject que le pouvoir en place s’obstine à faire venir à Ngo et à chaque élection 150 militaires armés jusqu’aux dents pour apeurer d’abord et mâter ensuite tous ceux qui oseraient contester la mauvaise organisation des élections et la fraude à grande échelle qui les accompagne. Ainsi, le Secrétaire général chargé de ramasser les résultats des différents bureaux de vote avait l’obligation de les traiter d’abord avec le candidat Gongarad à son domicile avant de les présenter à la Conel locale. Cette façon de faire a intrigué les militants de l’opposition qui, excédés par le comportement partisan du Secrétaire Général du district, ont décidé de le contraindre à déposer les résultats ramenés des différents bureaux de vote à la Conel et non chez Gongarad. D’où une course poursuite dans les rues de Ngo qui a fini par un accrochage physique entre le Secrétaire Général et un militant du RFD sous les regards hagards des agents de police.

Tout s’est passé comme si Gongarad était à la fois organisateur et candidat. Les résultats du village Ngo II qui au dépouillement donnaient la liste RFD vainqueur avec 172 voix n’ont-ils pas été inversés sur le procès-verbal en faveur de liste RMP qui pourtant n’avait obtenu au sortir des urnes que 74 voix ? Comment peut-on encore être surpris du tripotage et du spectacle honteux que Gongarad et son RMP viennent d’offrir aux populations de Djambala lors de la mise en place du Bureau du Conseil Départemental des Plateaux ? De Gongarad et de ses pratiques immorales, rien ne peut nous surprendre. Mais ce qui nous dérange, c'est l'attitude de Monsieur Obami Itou. En effet, comment expliquer que Monsieur Obami Itou, le plus grand des sénateurs congolais de par ses fonctions de Président du Sénat ait pu se faire berner et manipuler au point d’accepter un tel cafouillage méprisant la loi de la République en la matière. Peut-on être vice-président d’une institution dont on n’est pas membre ? Comment Monsieur Ngampo Emmanuel non élu conseiller aux dernières élections locales peut être vice-président du Conseil départemental ? Classé 5ème sur la liste de 5 personnes conduite par Monsieur Gongarad, une liste qui n’a obtenu que 3 élus, Monsieur Ngampo avait été éliminé et ne pouvait donc prétendre à une place quelconque au Bureau du Conseil. Si Monsieur Gongarad a démissionné comme on semble nous le rapporter, l’application de l’article 37 de la loi n° 7-2003 du 6 février 2003 portant organisation et fonctionnement des collectivités locales qui stipule qu’ « en cas de vacance pour les causes évoquées aux articles 33 à 36 de la présente loi, il y est pourvu par l’admission du candidat venant immédiatement après le dernier élu sur la même liste ». La vacance est prononcée par la démission de Gongarad tête de liste RMP qui a obtenu 3 sièges sur 5. Le dernier élu sur la même liste, c’est Monsieur Kouabala. Sur la même liste, celui qui vient immédiatement après Kouabala, c’est Monsieur Ampiri Michel. Monsieur Ngampo Emmanuel n’est en aucun cas concerné par la démission de Monsieur Gongarad. Il ne remplit pas les conditions imposées par la loi pour tirer profit de cette démission qui ne peut légalement profiter qu’à Monsieur Ampiri Michel.

Monsieur André Obami Itou a l’obligation morale et intellectuelle d’expliquer aux électeurs des Plateaux en général, de Ngo en particulier comment ont-ils fait pour cafouiller avec la loi de la République. Si un Président du Sénat qui demeure la haute chambre du Parlement ne peut plus appliquer une loi votée par l’institution dont il est le Président, on est alors en droit de se demander ce que devient la Démocratie au Congo.

Aux dernières élections législatives Monsieur Gongarad était candidat dans la circonscription unique de Ngo, malgré son inéligibilité en tant que Président du Conseil Économique et Social (Article 58 de la loi n°5-2007 du 25 mai 2007). Tous les autres candidats ont dû se retirer de la compétition, parce que démocrates, ils ne se retrouvaient pas dans ce désordre électoral sciemment voulu par le Tout puissant Gongarad et l'UPDP, que personne, ni le Président de la République garant des lois, ni le Président de la Cour Constitutionnelle juge de la régularité des élections, ni le Président de la Cour Suprême, dernière juridiction en matière de justice, moins encore un juge d’Instance, ne peut sanctionner pour ses pratiques qui le placent au-dessus de la loi. Peut-on conclure qu’au Congo, la loi n’existe que pour ceux qui acceptent de l’appliquer ? Si tel est le cas, peut-on encore marteler comme le fait le pouvoir actuel que le Congo est un Etat de droit, un Etat démocratique ? Les dirigeants congolais, de par leur manière de manipuler les lois démocratiques s’accordent alors avec Jacques Chirac pour conclure «que la démocratie est un luxe pour l’Afrique», et donc pour le Congo.

Le coussin électoral du candidat du RMP aux élections présidentielles


Dans le bilan de ses onze ans de pouvoir qu’il a dressé à l’occasion de la célébration du 48ième anniversaire de l’indépendance du Congo, notre Président a annoncé que le Congo comptait désormais 3.600.000 d’habitants. L’on sait par ailleurs que 42% de cette population est constitué d’Etrangers, soit 1.512.000; ce qui donne une population de nationaux de 2.088.000. L’application des règles universelles de détermination du corps électoral par rapport de la population d’un pays nous conduit à fixer approximativement le corps électoral pour les prochaines élections présidentielles à 1.300.000 électeurs. Puisque des actes de naissance et des cartes d’électeurs, ont été distribués aux Congolais de la RDC dont la population sur notre territoire est de 1.000.000, aux Rwandais, aux Centrafricains et Tchadiens, les pouvoirs publics projettent le corps électoral à 2.000.000 d’électeurs. Soit un supplément de 700.000 électeurs fictifs. Ces 700.000 électeurs fictifs constituent le coussin électoral du candidat du RMP.

Cela veut dire qu’il n’aura besoin que de quelques 300 000 voix du corps électoral réel pour se faire réélire dès le premier tour. Vous comprenez donc pourquoi ses adeptes proclament déjà sa victoire dès le premier tour. Pendant que ses concurrents partiraient donc de 0 voix, le candidat du RMP partirait lui avec une avance confortable de 700.000 voix. Où est alors la démocratie avec une telle magouille ? La machine à fraude est déjà en place et le RMP attend fiévreusement le jour J pour clamer la victoire de son candidat.

Tous les autres candidats, s’ils veulent aller au prochain scrutin présidentiel avec des chances de victoire égales, doivent refuser l’actuel fichier électoral qui a patronné les dernières législatives et locales et exiger à la place un nouveau fichier élaboré de manière consensuelle à partir du dernier recensement réalisé par le Ministère du Plan sous la supervision du PNUD. Et, ce dernier doit aider le peuple congolais à obtenir du Ministère du Plan la publication de ce recensement qui se fait trop attendre. Tous les démocrates congolais doivent comprendre cette situation dangereuse qui profile à l'horizon 2009 pour s'unir et exercer sur le Président une pression continue afin que les Congolais se retrouvent pour redéfinir ensemble la marche de notre démocratie. Une telle rencontre est un préalable à l'organisation consensuelle des prochaines élections présidentielles. La vie de la démocratie dans notre pays en dépend. Si l'opposition ne se ressaisit pas et continue à rêver dans des querelles stériles de leadership, elle aura contribué à signer l'acte de décès de la démocratie dans notre pays.

Joseph Hondjuila Miokono
Président du Rassemblement
des Forces pour la Démocratie
(RFD)
Source: Mwinda
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