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 <title>Actualité africaine,actualité Afrique,congo brazzaville,RDC,les Rats et les Souris </title>
 <subtitle><![CDATA[Les Rats et les Souris publie les articles intéressant la politique en Afrique centrale]]></subtitle>
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 <updated>2012-02-12T01:38:16+01:00</updated>
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   <title>Le Talk Tsaty Mabiala</title>
   <updated>2011-08-31T14:42:00+02:00</updated>
   <id>http://www.starducongo.com/lesratsetlessouris/Le-Talk-Tsaty-Mabiala_a263.html</id>
   <category term="Vidéo en question" />
   <published>2011-08-31T14:38:00+02:00</published>
   <author><name>Les Rats Et les Souris</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>RDC: le procès d'un chauffeur de l'ONU rappelle la gestion difficile des mines</title>
   <updated>2011-08-28T21:53:00+02:00</updated>
   <id>http://www.starducongo.com/lesratsetlessouris/RDC-le-proces-d-un-chauffeur-de-l-ONU-rappelle-la-gestion-difficile-des-mines_a261.html</id>
   <category term="Parlons-en" />
   <published>2011-08-28T21:51:00+02:00</published>
   <author><name>Les Rats Et les Souris</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      KINSHASA — La condamnation mercredi d'un chauffeur de l'ONU pour trafic de minerai rappelle la difficulté de maîtriser l'exploitation minière en République démocratique du Congo, notamment dans les trois provinces de l'est où 80% des exportations échappent au contrôle de l'Etat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le chauffeur congolais de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) avait été arrêté dimanche soir à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu (est), avec plus d'une tonne de cassitérite qu'il tentait de convoyer au Rwanda voisin avec un véhicule de l'ONU.       <br />
              <br />
       Le gouvernement congolais a estimé lundi que l'arrestation du chauffeur questionnait &quot;la conformité de la pratique de certains acteurs de la Mission onusienne avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité régissant leur présence en RDC et les lois congolaises&quot;.       <br />
              <br />
       La Monusco a pour sa part affirmé qu'une telle arrestation était une première depuis son déploiement en 1999 sur le territoire congolais. &quot;Je vous mets au défi de me prouver qu?il y a eu d?autres cas&quot;, a affirmé mercredi à la presse Manodje Mounoubai, porte-parole de la Mission.       <br />
              <br />
       Les véhicules de la Monusco ne sont habituellement pas contrôlés. Les gardes à la frontière congolo-rwandaise disent avoir arrêté la jeep que conduisait Julien Mukala parce que les 1.200 kilos de cassitérite ralentissaient anormalement l'allure du véhicule.       <br />
              <br />
       Jugés depuis lundi, Julien Mukala et son complice Dodo Mukanza ont été condamnés mercredi à trois ans de prison et à une amende de 25.000 dollars américains. Le jugement rapide doit avoir &quot;un caractère intimidant et dissuasif&quot;, a expliqué à l'AFP une source judiciaire.       <br />
              <br />
       &quot;Intimidant et dissuasif&quot; car, selon un rapport officiel datant de fin 2009, 80% des exportations de minerais échappent au contrôle de l'Etat dans les provinces du Nord et Sud Kivu et du Maniema (est), riches en cassitérite et en coltan (largement utilisés en électronique), ainsi qu'en gisements d'or.       <br />
              <br />
       Des groupes rebelles, des milices locales et des militaires sont régulièrement accusés d'exploiter illégalement les minerais. Le président Joseph Kabila avait suspendu le 9 septembre l'exploitation dans les trois provinces, en dénonçant l'activité de &quot;groupes mafieux&quot; et &quot;l'implication&quot; d'autorités civiles et militaires dans le commerce illicite de minerais.       <br />
              <br />
       L'armée avait mené dès septembre des opérations dans les Kivu pour chasser les rebelles. Toutefois, selon l'ONG Global Witness, &quot;la taxation illégale imposée par ces groupes armés se serait accentuée pendant l'interdiction alors que des éléments de l'armée resserraient leur mainmise sur le commerce des minerais et que la contrebande s'intensifiait&quot;.       <br />
              <br />
       En outre, alors que la suspension d'exploitation prenait fin début mars, six civils en train d'exploiter des mines avaient été arrêtés début novembre au Nord-Kivu, et 2,5 tonnes de cassitérite avaient été saisies. Début février, huit expatriés -- des Américains, un Français et des Nigérians -- ont aussi été arrêtés à Goma, soupçonnés d'être impliqués dans un trafic d'or.       <br />
              <br />
       Une loi adoptée en 2010 par le congrès des Etats-Unis demande aux entreprises américaines d'établir si le minerai acheté en RDC est issu de conflits. &quot;La loi est bonne (...) mais en pratique cela pousse des petits malins à développer des mécanismes d'exploitation frauduleuse&quot;, a déclaré à l'AFP Naasson Kubuya Ndoole, ministre provincial des Mines du Nord-Kivu.       <br />
              <br />
       <b>Copyright © 2011 AFP</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.starducongo.com/lesratsetlessouris/RDC-le-proces-d-un-chauffeur-de-l-ONU-rappelle-la-gestion-difficile-des-mines_a261.html" />
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  <entry>
   <title>Congo: Elections: Renouvellement du Sénat</title>
   <updated>2011-08-25T16:26:00+02:00</updated>
   <id>http://www.starducongo.com/lesratsetlessouris/Congo-Elections-Renouvellement-du-Senat_a260.html</id>
   <category term="Parlons-en" />
   <published>2011-08-25T16:20:00+02:00</published>
   <author><name>Les Rats Et les Souris</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <b>Le scrutin en vue du renouvellement de moitié du Sénat aura lieu le 9 octobre 2011</b>       <br />
       Le président de la Commission Nationale d’Organisation des Elections (CONEL), M. Henri Bouka, a annoncé officiellement le 24 août 2011, à Brazzaville, l’organisation des élections pour le renouvellement de moitié du Sénat (haute chambre du Parlement) le 9 octobre 2011.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      M. Bouka a donné cette information au cours d’un déjeuner de presse, dans le cadre de la mission de la CONEL de sensibilisation et de son devoir de transparence pour des élections justes et équitables concernant le Sénat, une assemblée permanente qui compte 72 membres, et qui se renouvelle par moitié tous les trois ans.       <br />
              <br />
       Ce renouvellement concerne six départements, à savoir le Kouilou, la Sangha, la Bouenza, la Cuvette, Brazzaville, auxquels il faut ajouter Pointe-Noire, a indiqué le président de la CONEL à cette occasion, invitant la presse à relayer cette information pour sensibiliser largement le peuple congolais, l’opinion internationale et tous ceux qui désirent faire acte de candidature. L’élection sénatoriale est une élection politique, ouverte à tous, hommes et femmes présentés par les partis politiques ou venant à titre indépendant, de nationalité congolaise, âgés de 45 ans révolus à la date du scrutin et ayant un lien du domicile avec le département où ils auront choisi de faire acte de candidature. Ainsi, une personne originaire de Kakamoeka, dans le département du Kouilou, mais qui a choisi de s’installer à Enyellé, dans le département de la Likouala, qui y a passé sa vie (…), qui a un domicile, doit si elle désire se présenter aux sénatoriales, faire acte de candidature au titre du département de la Likouala, a explicité M. Bouka, relevant cependant que la candidature de cette même personne qui n’a plus de lien de domicile avec son district d’origine au titre du département du Kouilou, sera naturellement déclarée irrecevable, car elle ne justifie pas de ce lien essentiel. C’est là aussi une manifestation du caractère unitaire et indivisible de la République, a insisté M. Bouka, ajoutant que: que ce soit pour les sénatoriales, les législatives ou les locales, la condition, la justification du domicile du lieu où l’on se présente est nécessaire et obligatoire, sinon votre candidature est irrecevable.       <br />
              <br />
       <b>Un renouvellement tous les 3 ans</b>       <br />
              <br />
       En effet, à chaque fin de mandat d’un groupe de sénateurs, il y a toujours un autre groupe dont le mandat continue à courir pour une période de trois ans également, a fait savoir M. Bouka, rappelant que le Sénat actuel est issu des élections générales du 11 juillet 2002 et il est entré en fonction le 10 août 2002 pour la première fois. Un peu plus de trois années après, soit les 2 et 9 octobre 2005, il a été renouvelé pour la première fois, a-t-il dit, soulignant que ce premier renouvellement concernait les départements du Kouilou, de la Bouenza, de Brazzaville, de la Cuvette et de la Sangha. Le 5 août 2008, le Sénat a été renouvelé pour la seconde fois, les départements concernés étant ceux du Niari, de la Lékoumou, des Plateaux, de la Cuvette-Ouest et de la Likouala, avec pour la première fois, l’élection des sénateurs du Pool et d’un département nouveau-né, à savoir Pointe-Noire, suivant le décret 2011-388 du 16 juin 2011 du président de la république, M. Denis Sassou-N’guesso. L’élection des sénateurs est une élection au suffrage universel indirect au scrutin uninominal majoritaire à un tour, a signifié le président de la CONEL, qui a fait remarquer que ce sont les conseillers départementaux et municipaux qui constituent le corps électoral spécial pour chaque département du Congo qui en compte globalement 12, y compris Brazzaville et Pointe-Noire, les deux plus grandes villes du pays.       <br />
              <br />
       <b>Une campagne en prélude aux sénatoriales</b>       <br />
              <br />
       Dans le cadre de l’élection sénatoriale du 9 octobre prochain, une campagne électorale est prévue. Celle-ci s’ouvre le 23 septembre pour être close le 7 octobre 2011, et les dossiers de candidatures doivent être déposés aux services compétents de la Direction Générales des Affaires Electorales (DGAE), a-t-on appris. Interrogé sur les conditions de transparence dans l’organisation du scrutin, M. Bouka a affirmé que celles-ci sont réunies, chaque candidat ayant le droit, comme le stipule la loi, d’avoir un représentant dans chaque bureau de vote, d’assister au dépouillement des bulletins de vote et à la publication des résultats dont il reçoit une copie du procès-verbal. Quant à la représentativité au sein du bureau de la CONEL qu’il dirige, il a fait remarquer que celui-ci comprend un représentant des partis de la majorité présidentielle, un représentant de l’opposition et un autre de la société civile, tout en confiant que dans le cadre du bon fonctionnement de cette structure, il s’efforce à être impartial.       <br />
              <br />
       <b>Journal de Brazza</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.starducongo.com/lesratsetlessouris/Congo-Elections-Renouvellement-du-Senat_a260.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>RDC. Kabila candidat de son parti à la présidence</title>
   <updated>2011-08-24T18:47:00+02:00</updated>
   <id>http://www.starducongo.com/lesratsetlessouris/RDC-Kabila-candidat-de-son-parti-a-la-presidence_a259.html</id>
   <category term="Présidentielles" />
   <published>2011-08-24T18:44:00+02:00</published>
   <author><name>Les Rats Et les Souris</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le parti au pouvoir en RDC  &quot;désigne&quot;  le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila comme candidat pour la présidentielle de novembre.       <br />
              <br />
       &quot;Le camarade Joseph Kabila est désigné et investi candidat&quot; du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a déclaré le secrétaire général Evariste Boshab dimanche, au dernier jour du congrès du PPRD au stade des Martyrs de Kinshasa.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le parti &quot;recommande&quot; au président &quot;d'accepter d'être candidat à sa propre succession&quot;, indique par ailleurs la résolution du congrès lue aux 3.500 congressistes venus de toutes les provinces de la RDC et de l'étranger, et réunis sous un chapiteau érigé dans le stade.       <br />
              <br />
       Joseph Kabila, 40 ans, le plus jeune président du pays, a succédé à son père Laurent-Désiré Kabila assassiné le 16 janvier 2001. Il devrait se présenter à la présidentielle prévue le 28 novembre, à la même date que les législatives.       <br />
              <br />
       En 2006, le PPRD l'avait déjà désigné comme candidat mais il s'était présenté en indépendant.       <br />
              <br />
       Plusieurs candidats       <br />
       Plusieurs opposants se sont déclarés candidats à la magistrature suprême, dont le leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Etienne Tshisekedi, qui avait organisé le 9 août un meeting très suivi au stade des Martyrs.       <br />
              <br />
       Outre l'opposant historique, l'ex-président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe a été investi pour la présidentielle par son parti, l'Union pour la nation congolaise (UNC), créé en 2010.       <br />
              <br />
       Le Mouvement de libération du Congo (MLC) a pour sa part choisi Jean-Pierre Bemba, détenu et jugé à la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye (Pays-Bas) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Centrafrique.       <br />
              <br />
       L'opposition n'a jusque-là pas réussi à s'entendre sur une candidature commune.       <br />
              <br />
       La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a débuté jeudi la récéption et le traitement des candidatures pour la présidentielle et les législatives -- les deux à un seul tour.       <br />
              <br />
       Ce processus, qui devait dans un premier temps se dérouler du 4 août au 6 septembre, prendra fin le 15 septembre, selon un communiqué de la Céni publié jeudi.       <br />
              <br />
       <b>RNW </b>(Radio Nederland Wereldomroep)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.starducongo.com/lesratsetlessouris/RDC-Kabila-candidat-de-son-parti-a-la-presidence_a259.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'après Kadhafi a commencé</title>
   <updated>2011-08-22T22:55:00+02:00</updated>
   <id>http://www.starducongo.com/lesratsetlessouris/L-apres-Kadhafi-a-commence_a258.html</id>
   <category term="Tout va bien" />
   <published>2011-08-22T22:48:00+02:00</published>
   <author><name>Les Rats Et les Souris</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      L'après Kadhafi a commencé. La lourde tâche de reconstruire la Libye doit être entreprise au plus vite. Enfin, le vent semble tourner en faveur des rebelles libyens: ils ont repoussé les forces de Mouammar al-Kadhafi sur plusieurs fronts et sont sur le point d’encercler Tripoli, la capitale [Les rebelles sont entrés dans Tripoli le 21 août].
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Si la nouvelle de la libération du pays réjouira les Libyens et le monde entier, il est encore trop tôt pour se laisser aller à faire la fête. Même si Kadhafi tombe sous peu, la période de l’immédiat après-guerre sera extrêmement dangereuse à la fois pour les Libyens et pour la communauté internationale.       <br />
              <br />
       Difficile d’imaginer des enjeux plus élevés. Une transition bâclée vers un nouveau régime risquerait de mettre en péril la sécurité et le bien-être dans la Libye post-Kadhafi, de discréditer l’intervention de l’Otan, de fournir un refuge aux terroristes internationaux, de déboucher sur une nouvelle dictature et même de provoquer la division du pays. L’expérience irakienne nous a appris le coût élevé d’une transition mal organisée.       <br />
              <br />
       La première urgence sera de rétablir la sécurité. Pour l’instant, rien ne semble indiquer que Kadhafi ait l’intention de partir sans faire de vagues. Le 15 août, il a imploré ses supporters de «prendre les armes et d’aller au combat libérer la Libye centimètre par centimètre des traîtres et de l’Otan.» Même si son régime s’effondre, des vestiges de son armée pourraient bien prendre ses paroles à cœur. C’est Tripoli qui représente le plus grand défi. Si les zones libérées d’autres parties du pays se sont rapidement stabilisées à mesure que les forces militaires et les sympathisants de Kadhafi fuyaient, rien ne garantit qu’il se passera la même chose dans la capitale. De nombreux supporters du régime et des mercenaires s’y sont rassemblés, et pourraient organiser le genre d’opérations «d’arrière-garde» qui ont provoqué le chaos dans l’Irak post-Saddam Hussein.       <br />
              <br />
       Impossible d’assurer durablement la sécurité sans disposer au minimum d’un système rudimentaire pour la police, la justice et la prison. Ces nouvelles institutions seront obligées de gérer les querelles intestines au sein du mouvement rebelle ou des factions rivales, les vengeances meurtrières et les gangs criminels. Les institutions de l’ère Kadhafi pourront suffire dans la période d’immédiat après-guerre, mais des réformes profondes seront nécessaires si l’on veut que l’état de droit s’installe sur des fondations plus pérennes.       <br />
              <br />
       Il est fort probable que les besoins humanitaires se fassent vivement sentir à Tripoli comme dans d’autres centres de peuplement récemment libérés. Même dans les zones déjà libérées, le nombre de blessés et les nécessités humanitaires n’ont pas encore été totalement évalués. Les coupures d’électricité sont visiblement déjà conséquentes à Tripoli, et Misrata a besoin d’envois de nourriture. Après la chute de Kadhafi, il sera vital de rétablir rapidement les services de base dans ces villes. Et fournir de la nourriture, de l’eau, un abri et des soins de santé aux plus vulnérables—c’est-à-dire à ce qui pourrait se monter à des centaines de milliers de personnes déplacées à l’intérieur du pays—jouera également un rôle clé. Une population en colère ne permet pas une transition en douceur.       <br />
              <br />
       Relancer l’économie libyenne va nécessiter de remettre sa production d’énergie et ses exportations sur les rails le plus rapidement possible. Mais la question ne se limite pas à faire couler le gaz et le pétrole à flot: un système plus transparent et responsable pour en dépenser les revenus, dont une grande partie finissait sur les comptes bancaires de la famille Kadhafi, sera nécessaire pour prévenir les querelles sur les montants des recettes et placer le pays sur un chemin plus viable. Le régime qui succèdera à Kadhafi devra procéder à un recensement complet de ses actifs et tâcher de s’assurer qu’aucun ne soit «privatisé» par des responsables décidés à se remplir les poches.       <br />
              <br />
       Établir des institutions de gouvernance transparentes, responsables et inclusives relèvera de la responsabilité du Conseil National de Transition (CNT), qui a aujourd’hui reçu la reconnaissance diplomatique des États-Unis comme d’une grande partie de l’Europe et du monde arabe. Cela jouera un rôle déterminant pour l’avenir politique de la Libye. Le CNT a clairement des inclinations démocratiques, mais il est déchiré par le factionnalisme et la désorganisation. L’assassinat du chef militaire rebelle Abdel Fatah Younes, apparemment par une faction dissidente à l’intérieur des rangs des rebelles, n’est que l’exemple le plus visible de ce chaos interne. S’il veut conserver la légitimité qu’il revendique, le nouveau gouvernement devra rapidement incorporer de nouvelles têtes issues de zones récemment libérées et panser de vieilles blessures tribales et des minorités.       <br />
              <br />
       Le CNT doit envisager d’intégrer d’anciens responsables de l’armée et des services de sécurité de Kadhafi susceptibles de tenter d’empoisonner la transition. Tout comme la dé-baassification avait nui aux efforts internationaux de construire un gouvernement stable en Irak, une dé-kadhafisation prématurée pourrait générer davantage de problèmes qu’elle n’en règlerait. Du point de vue des institutions, il doit établir une feuille de route pour préparer une constitution, organiser des élections nationales et locales et convoquer un parlement. C’est une tâche formidable pour un gouvernement qui a récemment dissout son comité exécutif après le meurtre de Younes. Même en Égypte, où une armée solidement unie garde les manettes du pouvoir, le timing et l’ordre de ces événements politiques pose d’épineux problèmes.       <br />
              <br />
       La communauté internationale a elle aussi un rôle à jouer dans cette transition. Elle doit aider les Libyens à relever les nombreux défis auxquels ils seront confrontés. Ce processus devrait commencer aux Nations unies, où a débuté la coordination des efforts pour protéger les civils libyens. Une résolution du Conseil de sécurité pourrait affirmer que la Libye doit rester un seul pays, qu’elle doit être capable de pourvoir à ses propres besoins et de se défendre par elle-même, qu’elle doit s’engager à utiliser la richesse de ses ressources naturelles d’une manière égalitaire et bénéfique, et doit être dirigée par des institutions inclusives qui respectent la volonté et les droits de son peuple. Ce genre de cadre transitionnel soutenu par la communauté internationale contribuera à assurer un objectif commun et la coordination des dizaines de gouvernements et des centaines d’organisations susceptibles d’être impliquées, dont certaines ont déjà commencé à fournir une aide dans les régions libérées.       <br />
              <br />
       Les Nations unies, qui ont autorisé l’intervention de l’Otan, disposent à la fois des financements et de la crédibilité suffisante auprès des Libyens pour jouer le rôle de meneur dans la transition. Du point de vue de Washington—qui est sans doute d’éviter de se laisser entraîner dans un nouveau processus de construction de nation—c’est aussi un moyen relativement économique de régler les choses, car les États-Unis ne financent généralement pas plus d’un tiers des dépenses de l’Onu.       <br />
              <br />
       L’Union européenne dispose aussi de solides capacités—notamment celle de déployer les centaines de policiers paramilitaires nécessaires pour stabiliser une ville comme Tripoli—qui devront probablement être mises à profit. Plusieurs importants membres de l’Union européenne, comme l’Italie, la France et l’Allemagne, reçoivent du gaz et du pétrole de Libye ou ont investi dans les productions d’énergie libyenne, et ont par conséquent particulièrement intérêt à voir le pays négocier efficacement sa transition. L’Europe, en revanche, a ses propres difficultés financières à gérer. Les actifs libyens gelés aux États-Unis et en Europe fourniront au final des financements suffisants, mais il sera éventuellement nécessaire de solliciter les riches producteurs de pétrole arabes pour répondre aux besoins les plus immédiats de la Libye.       <br />
              <br />
       Si les Nations unies et l’Union européenne doivent prendre la tête du mouvement d’aide à la transition libyenne, cela ne dispense pas les États-Unis d’y participer. La logistique et les services de renseignements américains ont une importance vitale pour les opérations militaires de l’Otan et seront probablement cruciales dans la période post-Kadhafi. Les États-Unis ont tout de même quelques intérêts en Libye—il leur déplairait que du matériel sensible provenant des programmes d’armement nucléaire et chimique libyens se perdent dans la nature, par exemple, ou que des terroristes notoires y trouvent refuge, ou bien encore que des armes antiaériennes de type Stinger se retrouvent sur les marchés d’armes mondiaux. Les États-Unis voudront aussi s’assurer que l’Otan est prête à intervenir si le chaos menace de diviser la Libye, de réinstaller un dictateur ou de déclencher une crise humanitaire en Afrique du Nord et dans le monde méditerranéen.       <br />
              <br />
       Les Libyens auront beaucoup à célébrer après un conflit long et douloureux. Mais les défis vraiment ardus sont encore devant eux. Plus nous y pensons et nous y préparons tôt, et plus il sera facile de répondre aux nécessités plus tard.       <br />
              <br />
       <b>Daniel Serwer, Traduit par Bérengère Viennot</b> (Slateafrique)
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     <br style="clear:both;"/>
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