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L'échos des stars et starlettes d'Afrique et d'ailleurs





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[Mariages mixtes au Sénégal] Amours, drames et mélodrame : Les couleurs de l’amour.
Il faut avoir son Blanc ou sa Blanche. Le décor des villes sénégalaises en a pris un relief. La tentation du Blanc a atteint, sous nos cieux, des proportions qui sortent de l’ordinaire, loin des carcans traditionnels et officiels. L’amour n’aurait donc ni couleur, ni frontière, mais l’explication de cette tendance, devenue phénomène de société au Sénégal, réside en réalité dans la recherche du gain facile, par un placement ou une cotation à la bourse des sentiments.




Le décor peu reluisant de témoignages accablants de « victimes » sénégalaises ou occidentales, doublé d’anecdotes déroutantes, démontre la grandeur du risque couru par ces spécialistes de « l’amour commercial » et la candeur qui sait parfois caractériser ces unions. Les couples mixtes sont-ils solides ? L’amour au nom duquel ils sont scellés est-il sincère ? L’intégration par les sentiments est-elle possible ? Comment ces unions transnationales se vivent-elles au quotidien ? Enquête.

Un coup de blanc, un coup de noir. La dualité est certaine, le contraste frappant. Dans les rues dakaroises, bras dessus bras dessous, les couples mixtes essuient tous les regards gênants, répugnants, fâcheux ou envieux sur ces unions dans la « différence ». Ils sont jeunes garçons ou jeunes filles, « ambitieux et calculateurs » à la folie, pour s’offrir le « Touriste » qui les ramènera dans ses bagages. De l’autre côté, la recherche de l’exotisme, aussi bien pour hommes et femmes constitue cet aimant qui attire l’autre. Ainsi s’ouvre « le marché des rencontres » et des « amours » négociées dans un marchandage subtil où les intérêts d’un côté comme de l’autre ne sont jamais avoués à haute et intelligible voix. Certains endroits sont donc pris comme tableaux de « chasse aux Toubabs » ou « chasse à la bonne et fraîche chaire noire ». Les couples mixtes se nouent facilement et trouvent souvent leurs germes à travers les rues et sur les plages de Dakar, de Saly Portudal, de Gorée ou dans les boîtes de nuit.

M.D, 34 ans, est d’une assimilation déconcertante. Sur son mètre 90, son joli corps à la noirceur scintillante se destine à la satisfaction d’un certain exotisme. Mariée à un Français, M.D, aujourd’hui brisée dans le moule à l’occidentale, traîne une petite aventure. Elle explique, la diction formatée : « C’est la deuxième fois que je tombe amoureuse d’un Toubab. C’est ma préférence, après tout ce qui se passe dans les couples sénégalais envahis par des parents venus de n’importe où, des belles-familles qui se mêlent de la vie du couple. Je n’ai jamais eu envie d’avoir une belle-famille sénégalaise. Ce que j’ai vu vivre mes copines mariées à des Sénégalais ne m’enchante pas. Je ne me vois pas dans cette manière de vivre. Quand on se marie, c’est avec un seul homme et non avec toute une famille. »

Réquisitoire d’une « aliénée », crise d’identité ou réalisme ? M.D, longtemps attirée par le mirage des couples mixtes et la vie à l’occidentale, jette la pierre à ses frères Sénégalais et critique vertement sa société. « Les hommes Sénégalais ont tendance à s’adonner à la dictature, aussitôt après le mariage mettant l’amour de côté. » Attirée singulièrement par l’aimant blanc, elle tombe sur Claude, son premier Toubab, de dix ans son aîné. Ils passeront « de bons moments ensemble » mais ses parents, notamment sa maman, ne bénit pas cette union. « Et puis, il y avait une certaine incompréhension entre Claude et moi. » N’empêche, sa « faiblesse » de « la peau blanche » et son option pour le « mode de vie européen » l’habitent toujours. Elle n’aura pas attendu longtemps pour tomber dans les bras d’un autre Toubab. Elle a rencontré son Yann, 36 ans, ingénieur en informatique, pour la première fois lors d’un dîner chez une amie. Ils sont aujourd’hui à leur quatrième année de mariage, « avec la bénédiction » de ses parents. « Il est plus compréhensif. D’ailleurs, ma famille l’a adopté et il est devenu talibé mouride, donc musulman. Même si Yann ne s’était pas converti, j’accepterais de me marier avec lui, heureusement qu’il est devenu musulman comme moi par conviction. Je veux dire sans pression de la part de mes parents. »

M.D explique qu’il n’ y a pas de problème tout simplement parce qu’elle « connaît » la manière de vivre des Toubabs qu’elle fréquente depuis longtemps. Elle ne se sentirait pas concernée par cette tendance des jeunes filles Sénégalaises à se chercher un Toubab pour vivre dans la mondanité ou pour réaliser le rêve d’aller vivre en Europe. Elle a plusieurs fois essuyé des refus de demandes de visa pour la France. « Je n’ai pas du tout l’intention d’aller vivre définitivement en France, même si c’était le choix de mon mari. » Peut-être c’est pour voir plus clair sur cette question que les gens demandent toujours de connaître son mari ou demandent son âge. Elle en rigole, car « les gens pensent certainement que mon mari est un vieux Toubab retraité qui est venu se faire la santé au Sénégal, alors qu’il un mignon jeune garçon tombé sous le charme d’une « mook pooc », c’est-à-dire une femme qui fait bien les choses ».

Pourtant, le couple mixte semble une aberration sociologique. Un pied de nez à la règle dominante de l‘« homogamie » : toutes les enquêtes démographiques montrent que les Sénégalais(es) se marient plutôt dans le même milieu - les trois quarts des couples sont de même origine et de même groupe social - selon l‘adage « Qui se ressemble s‘assemble ». Au contraire, les unions mixtes apparient deux individus que tout - ou presque - devrait séparer : culture, religion, couleur de peau, voire traditions culinaires. Au point que les cassandres prédisent le divorce comme seule issue possible du couple mixte. Pas facile de faire accepter aux familles respectives le choix de son conjoint. Pas facile non plus de faire une croix sur ses habitudes alimentaires. Pas facile, surtout, de respecter les croyances de l‘autre. Le lien, d‘autant plus fort que tout oppose les promis, supposerait même une démarche volontariste : « Ce type d‘union est toujours très intense, explique un psychanalyste. En général, il y a un surinvestissement de l‘autre. Quand cela se passe bien, c‘est une idylle néoromantique : il y a une fascination, un engagement émotionnel parfois quasi pathologique auprès du partenaire, dont on projette une vision sublimée. »

LA FINE BARRIERE RELIGIEUSE

« Monaco Plage » et la « Voile d’or » à Dakar sont parmi les lieux à inscrire comme tableau de chasse ou de prédilection des couples mixtes. Deux endroits qui sont côte à côte, non loin du 23ème Bima (Bataillon d’infanterie marine de l’Armée française). Les rencontres, surtout « entre jeunes filles Sénégalaises et militaires français » font légion, souffle Ndiogou Cissé, comptable dans la boîte d’exploitation de Monaco Plage. Des couples choisissent aussi de venir roucouler leur amour à cet endroit paisible et très reclus, loin des regards inquisiteurs.

Mariame Dia, 28 ans, basketteuse sénégalaise au Calais Côte de Val Basket, au Nord de la France, en compagnie de Mathieu Szymkowiak Franco-Polonais de 29 ans, lui aussi basketteur à Boulogne-sur-Mer ont investi le sable fin de cette partie du littoral sénégalais. Les deux amoureux, « fiancés depuis deux ans et sur le point de se marier », sont avec les deux parents de Mariame : le père Omar Dia « Adidas 2 », ancien sociétaire de l’équipe de basket du Jaraaf de Dakar, ancien capitaine de Dijon Basket Club et la mère Nguénar Ndaw, ancienne basketteuse, membre de l’association des anciennes Lionnes de basket. En vacances au Sénégal, Mariame et Mathieu, ont choisi d’accoler l’image solaire doublée de la brise marine de Monaco Plage avec un ciel d’Azur en trait d’union. Tout un symbole, un rêve pour une maman et un papa comblés par leur fille qui, en plus de suivre leurs pas dans le domaine sportif, vient leur présenter un prétendant, comme le veut la coutume sénégalaise. Mariame, lovée dans les bras de « son » Mathieu, dit avoir quitté le Sénégal pour la France à l’âge de deux ans et donc s’adapte aussi bien à la culture sénégalaise que française. Néanmoins, elle avoue l’existence de certaines incompréhensions entre elle et celui qu’elle « aime pour le meilleur et pour le pire ». Elle s’empresse d’ajouter que « ces moments éphémères sont vite dépassés ».

Pour le problème de religion, la basketteuse, appelée récemment en Equipe nationale du Sénégal, « reste musulmane comme sa famille, alors que Mathieu lui, est athée ». Mais, « il est très ouvert d’esprit et compréhensif », se rassure Mariame. « Je n’ai pas noté de réticence de la part de mes parents. C’est vrai que mon père est musulman pratiquant, mais il a vécu pendant longtemps en France, donc je ne pense pas qu’il puisse y avoir de problème », lance la jeune « lionne » de basket qui laisse apparaître des piercing sur la langue et au nombril. Elle se dit « choquée en tant que Sénégalaise, de voir des Toubabs amener certaines de ses compatriotes en France pour les maltraiter au bout d’un certain temps ». Mathieu, très élancé comme sa fiancée, écoute religieusement la discussion. Il vient au rebond : « Tout se passe très bien entre nous heureusement et j’espère que ça va durer très longtemps. Quand on s’est rencontrés en France, il n’y avait pas de problème de compréhension parce qu’on avait un peu les mêmes centres d’intérêt qui tournaient autour du sport que nous pratiquons, la musique, le cinéma, etc. »

Au Sénégal, dans la famille de Mariame, Mathieu vit la différence. Il l’avoue : « Les cultures sont un peu différentes. Il faut faire ses preuves et montrer qu’on a les mêmes convictions même si les croyances ne sont pas les mêmes. Moi par exemple, je ne suis pas musulman, mais j’essaie de faire des efforts pour que cela ne constitue pas une barrière », explique le jeune homme.

La barrière couve pourtant. Les parents de Mariame, étendus eux aussi sur la plage, semblent ne pas s’accorder sur le cas de leur fille. C’est d’abord, Nguénar Ndaw, la maman, comme pour soutenir sa fille, qui rassure : « J’ai vécu pendant plus de vingt ans en France, donc je ne vois aucun inconvénient à ce que ma fille se marie avec un Blanc. C’est une question d’éducation. » La dame, assise dans un coin en lorgnant son mari et « ses deux enfants », ajoute que ses deux belles-sœurs sont l’une Française, l’autre Américaine. Concernant les incompatibilités d’humeurs qui peuvent découler des différences de cultures et de religions, elle estime qu’on n’a pas besoin de traverser les frontières pour les voir. « Malgré les interdits de leur religion, des musulmanes sénégalaises se sont mariées avec des Chrétiens », s’exclame Mme Dia.

Le père, Omar Dia « Adidas 2 », ancienne icône du basket sénégalais, l’air jovial, 30 ans en France, revendique son ancrage dans la religion musulmane et le respect des préceptes de l’Islam. « J’avoue que c’est difficile d’autant plus que moi, je suis un musulman pratiquant, j’étais réticent au départ. J’ai toujours eu comme gage que celui qui marierait ma fille soit musulman. Pour le cas d’espèce, espérons que le fiancé de ma fille se convertisse. Sinon… » M. Dia ne terminera pas sa phrase que le ballon de basket qui sert de jouet lui tombe dessus, il s’en empare et commence à jongler, ressassant sans doute les souvenirs du bon vieux temps.

C’EST COMME LES PIROGUES

Sur le même domaine, Voile d’or prolonge Monaco Plage. En ce début d’après-midi ensoleillé, le rivage privé offre ses charmes de sable fin, la gaieté de la fraîcheur et l’incertitude du grand bleu, reflet de l’azur qui le surplombe, au loin, comme cet horizon si loin et si proche. Ici, Cheikh Ba, 37 ans, dreadlocks au vent, s’est affalé sur le sol humide. Il est en galante compagnie avec une Italienne, Lia Foresta, de loin plus âgée que lui. « Sénégalais et Peul » tient-il à préciser, Cheikh présente fièrement sa femme qui « a vécu avant au Sénégal pour rentrer en Italie et elle est revenue au pays depuis décembre dernier ».

Le couple Cheikh-Lia mène sans couac sa vie de couple malgré la différence de culture et d’âge. « Il y a forcément des différences, les cultures ne sont pas les mêmes. Aussi, nous sommes des êtres humains, donc capables de ne pas être de bonne humeur. Ce qui nous oppose le plus souvent, ce sont mes absences répétées de la maison à cause de mon travail. Je travaille dans le milieu culturel comme manager, donc je bouge beaucoup, ce qu’elle ne supporte pas trop », situe Cheikh, teint noir. La dame, à l’aise avec son maillot de bain de couleur jaune, s’intéresse à la discussion. Elle lance, dans un français à consonance italienne : « Qu’est-ce qu’il veut savoir ? Je n’ai rien entendu », interpelle Madame Foresta. Cheikh, musulman « pratiquant », se transforme traducteur, avant de balayer d’un ferme revers la barrière religieuse. Il dit : « Depuis mon enfance, j’ai vu qu’au Sénégal, chrétiens et musulmans vivent en parfaite harmonie et des couples de religions différentes vivent sans problème, ce qui est mon cas avec Lia. »

Cheikh, malgré la différence d’âge visible entre lui et sa femme, tient à échapper à la caricature de jeunes Sénégalais qui choisissent de se marier à de vieilles Européennes pour se faciliter l’octroi de « papiers » comme la carte de séjour. Cheikh ne serait parti en Italie avec Lia Foresta « que pour passer de bonnes vacances ». La durée de vie de son couple ne le hante pas : « Honnêtement, ce n’est pas mon problème, je vis ma vie, le temps que notre mariage prendra importe peu. Bon, j’espère que notre union sera pour longtemps, mais si tel n’est pas le cas, on assume quoi. » Il redresse ses longs locks qui lui caressent le dos, avant de réajuster son propos : « Il n’est pas dit aussi que si c’était avec une Sénégalaise, ce serait pour la vie. Pour moi, c’est une question simple, c’est la vie. L’essentiel est d’avoir le plaisir d’être ensemble encore longtemps, mais rien n’est jamais déterminé à l’avance. »

Les phrases de Cheikh font presque sauter Lia. Sans retenue, elle apporte son grain de sel dans la discussion. « Je n’ai pas envie de vous parler parce que tout le monde dit que les femmes Toubabs viennent ici pour se chercher des jeunes garçons Sénégalais dans le dessein de satisfaire leur vie sexuelle », reproche Lia. Elle se tait un moment, se paye une bonne tranche de rigolade sur la plage de Voile d’or, respire un gros coup. Son bol d’air plein, elle reprend : « C’est vrai qu’il y a beaucoup de différences entre nos deux cultures et nous vivons cela très mal pour être sincère. Vous savez, la différence de cultures apparaît toujours dans les couples mixtes, mais ce qui est important, c’est de s’aimer et vivre l’amour sans complexe. »

Lia, qui « vient au Sénégal depuis 17 ans », ne se pose trop de questions sur l’avenir de sa relation avec Cheikh. « Je ne sais pas trop. Je ne sais pas si notre relation va continuer ou non, en tout cas, pour le moment, on est ensemble. » Aucune garantie donnée d’un côté comme de l’autre, ni Cheikh ni son Italienne, ne seraient certainement surpris demain, si le couple se cassait, quand les circonstances, qui les ont liés, n’existent plus. Leur relation semble ainsi ne pas tenir sur une quête de nationalité ou d’une émigration facilitée. Lia Foresta croit filer le scoop : « Il y a au Sénégal des jeunes qui cherchent des femmes Toubabs pour avoir des documents de voyage pour l’Europe, vous ne le saviez pas ? » Cheikh, en signe de dédain, se plie à terre et serre aussitôt son visage comme si les propos de Lia lui sont crachés à la figure. Elle n’en a cure : « C’est fatigant pour une Toubab de vivre au Sénégal, même les enfants de 15 ans viennent te dire, je t’aime, je veux te marier, c’est vraiment fatigant », gueule-t-elle. Elle renchérit, plus féroce : « Vous demandez pourquoi de jeunes Sénégalais s’entichent avec des femmes toubabs d’âge assez avancé ? Eh bien parce que, peut-être, les pirogues ne suffisent plus, ils cherchent une autre méthode pour aller en Europe. »

La rive est partout occupée. Et les couples en noir et blanc ne passent pas inaperçus. Un pas retourné, on tombe sur des jeunes filles en deux pièces qui s’entassent sur un matelas recouvert d’une étoffe bleu-blanc. A côté, de jeunes Toubabs ne cèdent pas aux provocations des jeunes filles, très intéressées aux voisins d’un laps. Elles ne sont pas seulement taquines, l’audace poussée à outrance, elles se montrent impudiques. La chasse est ouverte, le débat fait rage. L’une conteste le choix de l’autre : « C’est celui au milieu qui est plus beau », repère une des filles. Comme surprises dans leurs « activités » de plage, plus personne ne pipe mot. Mariama B., 22 ans, étudiante en deuxième année de droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, s’abstient même d’accepter nos salutations. L’autre fille Fatima D., 19 ans, élève en classe de Terminale L dans un collège de Pikine, est plus coopérative. Mais elle est déjà malade à l’idée de voir sa photo dans un magazine. « Je suis issue d’une famille de marabout, originaire du Département de Vélingara, (région de Kolda, au Sud-Est du Sénégal ). Je suis tout simplement là pour me débarrasser du stress, après les épreuves anticipées de philosophie », se disculpe Fatim. Mariama s’empresse de souligner : « Il est impensable de nous marier à un Toubab, nous sommes d’une famille orthodoxe musulmane. » Elles avaient tout simplement trompé la vigilance de leurs parents, en annonçant partir pour une autre destination. Elles ont atterri à la plage.

Autre lieu autre couple, autre histoire. Claire, 28 ans, originaire de la Casamance, actuellement assistante de direction en France, rejoint à la tente qu’ils occupent, son mari David Julié, la trentaine et sa fille de deux ans, Maeva. La jeune dame, deux-pièces bien mise, dit être tombée dedans sans arrière-pensée, juste guidée par son cœur : « Que ce soit un Européen ou un Sénégalais, je pense qu’il n’y a que la couleur qui change. Il y a une petite différence de mentalités, mais on est tous un peu pareils. C’est vrai que c’est parfois difficile surtout pour ce qui concerne les habitudes culinaires, mais après tout, on sait faire la part des choses. Quand on quitte son pays pour aller ailleurs, on est appelé à s’adapter à la culture qu’on y trouve », disserte Claire. Elle observe un temps d’arrêt, caresse sa petite fille Maeva, « son petit cœur ». David reste à l’écart.

« Choisir de se marier à un Toubab pour sortir de la galère ? Je ne peux pas répondre à la place de celles qui le font, tente d’esquiver celle qui soutient être « venue en vacances se ressourcer ». En tout cas ce n’est pas mon cas. J’ai même entendu dire qu’il y en a qui ont beaucoup souffert pour s’être mariées à des Toubabs membres de « clubs échangistes », mais je n’ai jamais eu l’occasion de vivre ça et tant mieux. Ce n’est pas ma culture. »

Le crépuscule rapplique. Le soleil décline sur un beau tableau qui se contemple au bord de l’Atlantique. En noir et blanc, les couples mixtes jouent leurs dernières scènes sur le rivage, là-bas, derrière l’accidenté et pollué Bel Air.

Week end Magazine.

XALIMA



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