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  <title>Actualité du Congo,Starducongo, 1er portail de la musique, du sport et des arts du Congo Brazzaville</title>
  <description><![CDATA[Starducongo.com HNE est le Premier portail consacré à la musique, au sport et aux arts du Congo. Retrouvez toute l'actualité musicale, sportive et artistique du Congo]]></description>
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  <itunes:subtitle>Le rendez-vous préféré des stars du Congo</itunes:subtitle>
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   <title>Jean Nianzi Gaulard sur les traces de MAKUBILA « 3 S » (Un album intitulé « Héritage 3 S – ESSOUS »)</title>
   <pubDate>Sat, 07 Jan 2012 01:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SDC, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Zoom]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/3626741-5283098.jpg" alt="Jean Nianzi Gaulard sur les traces de MAKUBILA « 3 S » (Un album intitulé « Héritage 3 S – ESSOUS »)" title="Jean Nianzi Gaulard sur les traces de MAKUBILA « 3 S » (Un album intitulé « Héritage 3 S – ESSOUS »)" />
     </div>
     <div>
      Impossible de résister au rythme de NIANZI GAULARD,  à travers son nouvel album qui s’inscrit dans le prolongement de Jean-Serge ESSOUS, à qui il fait entièrement référence.  Prolonger,  aller au-delà, c’est-à-dire imiter le meilleur en cherchant  précisément  à ne pas devenir imitateur.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui musicien d’expérience  – après une jolie carrière de chanteur-compositeur  dans les groupes « SOSSA », « RUMBAYA » , « KAMIKAZE » , « LES OFFICIERS DE LA MUSIQUE CONGOLAISE »  - NIANZI GAULARD peut  enfin jouer et faire jouer sa musique, dire clairement ce que jusqu’alors il fallait deviner ou pressentir. Ample, simple, la sonorité des cuivres est sans doute l’une des plus excitantes que l’on puisse entendre en duo ; par sa profondeur et  certaines résonnances,  elle évoque les solos et duos des doyens  MALAPET - ESSOUS, et montrent  à quel point  les cuivres, joués ici par  MAL’S et DESTIN  peuvent   être source de douceur et de raffinement  mélodique.       <br />
              <br />
       Deux chanteurs ; NIANZI GAULARD et  ATIS SITA assurés d’un véritable succès pour leur premier album ont mis en valeur des voix aux mélodies subtiles, aux timbres plein  de mélancolie. Ils prouvent  le contraire de ce qu’on a depuis, l’habitude  d’entendre ; hurler  en chantant, au point de faire de « l’Atalaku ». Ce n’est pas ainsi qu’ils conçoivent  la musique.  Et pour citer NIANZI GAULARD : « …La musique doit avoir une ligne que l’on puisse suivre.  De ce point de vue, je suis un partisan obstiné de la mélodie ».       <br />
       En tout cas, le nouvel album,  est une splendide compilation en forme de guide, préparée par NIANZI GAULARD  lui-même.  Elle retrace une musique absolument, synthèse de Rumba,  de Salsa, de Folk, et d’influences diverses, mais qui ne ressemble à aucune autre.  Depuis la fin du groupe « Les Officiers de la musique congolaise », NIANZI GAULARD a travaillé avec beaucoup d’acharnement pour écrire plusieurs  chansons,  au point de  réunir au cours de son dernier séjour à Brazzaville, des musiciens aussi  célèbres  que Ricky Siméon MALONGA, David SITA « Atis », Ignace MAKIRIMBIA, Faustin MOUSSAKANDA…pour réaliser cet album qui devrait obtenir  autant de succès,  en particulier des titres comme : « Ni bo tuena » (salsa) , « Héritage Trois S », « Monka » (rumba) ou « Makirimbiero » (Folk-Téké).  Dans ce genre  particulier, c’est peut-être une des plus grandes réussites du moment.        <br />
       La préface de l’album écrite  par le célèbre écrivain congolais, Guy MENGA, n’a pas tari d’éloge pour  la beauté de la réalisation de  NIANZI GAULARD, alias « L’Amiral Chéri Gaud » -  « …Les douze chansons gravées dans ce disque. Non seulement le chanteur-compositeur colle le mieux possible à la manière de chanter de « Trois S » (manière pas facile à imiter soit dit en passant), mais il fait également sien l’esprit méticuleux de son maître dans l’écriture des textes de ses chansons, dont certaines racontent souvent une histoire…. »       <br />
       Enfin,  sur ce disque dédié à Jean serge ESSOUS,  c’est toute la facette du talent du chanteur  NIANZI GAULARD qui s’épanouit pleinement, enregistré alors qu’il avait enfin trouvé une certaine sérénité.       <br />
              <br />
       <b>Clément OSSINONDE</b> (clement.ossinonde@sfr.fr)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars </div>
   ]]>
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   <title>Guy Léon Fylla, professeur des œuvres d’arts (musicien – peintre)</title>
   <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SDC, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Zoom]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div><b>I - SANS DOUTE UN DES PLUS GRANDS THEORICIENS CONGOLAIS</b></div>
     <div>
      On a, à juste titre dit de ce guitariste, saxophoniste, musicologue et artiste peintre de grande renommée, qu’il n’a pas eu de « style », au sens où ce mot se rattache à telle ou telle école, période ou région, mais a joué à la musique le plus simple, le plus essentiel.       <br />
       Guy Léon FYLLA,  compte non seulement  parmi  les meilleurs « premiers sopranos » de grand orchestre mais aussi parmi les saxophonistes sopranos les plus inventifs de sa génération. Technicien accompli,  improvisateur élégant,  à la sonorité chaude et pleine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>II-  DE BRAZZAVILLE A KINSHASA (Les Editions CEFA)</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/3577735-5167538.jpg" alt="Guy Léon Fylla, professeur des œuvres d’arts (musicien – peintre)" title="Guy Léon Fylla, professeur des œuvres d’arts (musicien – peintre)" />
     </div>
     <div>
      Guy Léon FYLLA  est de ces musiciens dont on éprouve davantage ses mérites,  pour avoir atteint après une longue carrière, une parfaite et passionnante maturité. Pour ceux qui ne le connaissent pas,  il fait partie des artistes venus à la musique par le chant  avant de se familiariser à la guitare dont  il s’est inspiré autrefois du belge  Bill ALEXANDRE,  le premier européen à introduire en 1953,  la guitare électrique à Léopoldville (Kinshasa).        <br />
       C’est d’ailleurs  à ce  monsieur Bill ALEXANDRE que l’on doit la création en 1953,  de la firme musicale « CEFA » (Compagnie d’enregistrement du folklore africain), grâce à laquelle la chanteuse camerounaise Marcelle EBIBI (l’ épouse de Guy Léon FYLLA) a sorti l’une des plus belles  chansons de la musique congolaise, intitulée « Mama é », chantée en 1953, par le duo  Marcelle EBIBI et Guy Léon FYLLA, agrémentée par  la guitare électrique du belge Bill ALEXANDRE.  « Mama  é » est donc l’œuvre à partir de laquelle a été utilisée pour la première fois, la guitare électrique. Elle  compte parmi les plus belles mélodies de la musique congolaise de tous les temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>III – UNE VIE A CHEVAL SUR LES DEUX RIVES DU FLEUVE CONGO, APRES LES ETUDES SECONDAIRES ET ARTISTIQUES A BRAZZAVILLE.</b></div>
     <div>
      Né le 11 Avril 1929 à Lokutu (ex-Elisabethville – Congo-Belge),  Guy Léon FYLLA a fait ses études primaires entre 1937-1945  à l’école Saint Vincent de Poto-Poto,  et à L’école Sainte Jeanne d’Arc de la Mission catholique de Brazzaville.  Entre 1945 et 1948, il passe son cycle secondaire au Collège moderne de Mbounda à Dolisie.  Puis, il s’oriente à la peinture et à la musique.  Il s’engage dans une voie tout-à-fait différente et qui d’une certaine façon tourne le dos à celle que l’on attendait de lui.       <br />
       Il s’inscrit par correspondance à l’Ecole internationale de dessin et de peinture de Monte-Carlo (Principauté de Monaco),  précisément entre 1950 et 1953,  et obtient le diplôme de fin d’études artistiques. Simultanément  Guy Léon FYLLA cultive la musique, il fait des études musicales, sous la direction d’une  musicologue française, Mme PEPAIRE,  et apprend à jouer à la guitare son premier instrument de prédilection,  grâce à laquelle il rentre aux Editions CEFA de Léopoldville (Kinshasa) et enregistre son premier disque en 1953.       <br />
       Aux éditions CEFA,  Guy Léon FYLLA, et son épouse, la chanteuse Marcelle EBIBI  connaissent  une expérience fantastique auprès des requins de studio comme : Roger IZEIDI, Augustin MONIANIA « Roitelet », Brazos ARMANDO, Paul Roger BEMI, François EGWONDU « Franco », Maurice EVAN (fameux bassiste belge), Albert YAMBA-YAMBA,  Marie-Isidore DIABOUA (CDJ), etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>IV- CREATION DE L’ORCHESTRE MAQUINA-LOCA, APRES UNE BREVE EXPERIENCE DANS LE NEGRO JAZZ</b></div>
     <div>
      En 1956,  Guy-Léon FYLLA,   s’associe aux musiciens de l’orchestre Negro Jazz de Brazzaville, qui séjournent  depuis un long moment  à Kinshasa. Et dont  il connaissait pour la plupart depuis Brazzaville.  Il  en devient facilement  le chef d’orchestre, en remplacement du guitariste Joseph KABA,  mais pas pour longtemps, car le Negro Jazz  va se disloquer  à Kinshasa au cours de la même année.        <br />
       1958, après avoir été le héros chez Negro-Jazz, d’un nombre confortable de chefs-d’œuvre, qui concilient  avec une habileté fantastique au saxo, Guy Léon FYLLA crée sa propre formation musicale, un excellent orchestre qui porte le nom de MAQUINA-LOCA.  Dans ce groupe, Il abandonne la guitare pour emboucher le saxophone qu’il a appris en jouant  de la « soupe » dans les studios.       <br />
       De toute évidence, le saxophone est pour lui quelque chose d’extrêmement sérieux, dans quoi l’on ne s’embarque point sans vocation. Dans cette bonne voie, Guy Léon FYLLA produit des choses passionnantes. Il s’entoure d’Antoine NEDULE « Papa Noël », remarquable guitariste soliste et des musiciens peu connus, jeunes pour la plupart, mais motivés comme, les chanteurs Basile MIKANO et Théophile NGUIMADIAO qui trouvent auprès de leur chef, l’occasion de s’appliquer pour jouer la musique qu’ils aimaient  tant, à travers des titres à succès comme « Espérencia », « Mbemba », « Bilengue ya Maquina », « Souvenir ya chérie », « Mwana ya Gabon », etc. réalisés aux éditions Ngoma.  Ceux qui à l’époque avaient bien savouré ses œuvres attestent  volontiers que MAQUINA- LOCA s’inspirait le moins possible des autres formations qu’il avait l’occasion d’entendre.       <br />
       Quoi qu’il en soit, l’orchestre MAQUINA LOCA où se dessine la personnalité musicale de Guy Léon connu un grand succès dans les grands dancings de Kinshasa et de Brazzaville, où il était très apprécié.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>V- L’AVENTURE DE LIBREVILLE (Gabon)</b></div>
     <div>
      En 1959, l’orchestre  MAQUINA- LOCA s’installe à Libreville au Gabon où il obtient un engagement régulier dans un dancing de la place. De cette période de Libreville,  notons la sonorité inimitable  de Guy Léon FYLLA, un souffle fait musique, a influencé quelques saxophonistes de la Rumba qui le citent souvent  parmi leurs sources d’inspiration.       <br />
       Pendant qu’il  est à Libreville, avec son orchestre, Guy Léon FYLLA,  partage son temps entre la musique et la peinture.  Il entreprend au cours des années  1959 et 1960, plusieurs expositions  en France, particulièrement à Paris,  et des stages de travaux manuels d’initiation artistique à Paris, Angers, Châtelguyon, etc.  Cette seconde activité, malheureusement, a conduit  en 1961,  l’orchestre MAQUINA LOCA, à la dérive.  La déception de FYLLA, ne sera que de courte durée.  Dès lors les dés étaient  jetés et il se consacre désormais exclusivement  à la peinture et en véritable professionnel.       <br />
       De retour à Brazzaville,  Guy Léon FYLLA qui constitue désormais un maillon indispensable dans la pratique de la peinture, et de l’enseignement  du solfège,  se voit offrir un voyage d’étude en Chine Populaire. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>-VI- AUTODIDACTE CHEVRONNE</b></div>
     <div>
      Autodidacte chevronné,  Guy Léon FYLLA,  n’arrête pas  d’apprendre.  Aussi, on ne dira jamais assez à quel point, il arrive à mettre en relief son grand talent dans plusieurs domaines à la fois.        <br />
       En effet, entre 1965 – 1967, il est  sur le banc d’école au Centre d’Enseignement Supérieur de Brazzaville.  Pendant  la même période,  FYLLA  participe à la vie musicale  et  à celle de la peinture, au  Centre d’Arts de Moungali  où il est professeur et directeur  de l’école de peinture et de  musique. Il enseigne précisément, le dessin, l’histoire de l’art-perspective, la théorie musicale et  la guitare.  Une fonction qui lui permet d’être désigné en 1966,  délégué permanent  du Congo au Premier Festival  mondial des arts Nègres à Dakar.       <br />
       Plus tard entre 1978 -1980,  il poursuit avec beaucoup de succès ses études de licence en droit  à l’Université de Brazzaville.  FYLLA est tenu pour  être dans sa création personnelle, dans la logique d’éviter une certaine monotonie avec une réelle volonté de recherche et de dépassement.       <br />
       De 1967 à ce jour, c’est un long  processus  à travers une carrière qui  prend  une tournure extraordinairement  riche et féconde, quand Guy Léon FYLLA  s’extériorise dans de nombreuses formes d’activités,  grâce à ses grandes  capacités intellectuelles et  à sa brillante expérience professionnelle, pour lesquelles  il faut noter pour l’essentiel :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>VII – UNE BRILLANTE CARRIERE ADMINISTRATIVE DANS LE SECTEUR PETROLIER (AGIP – HYDRO-CONGO)</b></div>
     <div>
      De 1967 à 1978,  il occupe différents postes administratifs, comme :       <br />
       Chef du personnel de la société pétrolière AGIP-Congo -  Directeur Hydro-Congo à Dolisie, puis chef de vente adjoint  Hydro Congo à Brazzaville –        <br />
       De 1978 en 1992,  se sont  les fonctions artistiques qui l’occupent particulièrement, car il a  toujours  gardé un pied dans la culture et art, son job de prédilection. Il est successivement  : Secrétaire exécutif  à l’organisation de l’UNEAC (Union nationale des écrivains et artistes congolais) – Professeur à l’Ecole nationale des beaux arts (Cours d’anatomie artistique – l’histoire de l’art – la guitare – le saxophone) -  Président  du  Conseil national de l’UNMC (Union nationale des musiciens congolais) – Président des peintres indépendants, et de la Mutuelle des peintres,  fonctions qui lui donne l’occasion de diriger  plusieurs conférences sur la peinture,  la musique, et  d’organiser de  nombreuses  expositions au Congo et à l’étranger . Il est  délégué à la Conférence Nationale souveraine de 1991, puis occupe les fonctions de Conseiller de la république.       <br />
       Autant d’attributions  et d’expérience qui  ont permis à Guy Léon FYLLA d’être récompensé par plusieurs distinctions honorifiques : Médailles d’or, de vermeil, d’argent – Chevalier du mérite congolais Divers prix dans le domaine de la peinture.       <br />
       Guy Léon FYLLA est  aujourd’hui  l’un des doyens de la musique congolaise les plus respectés.  Tout  comme il est aussi  l’un des plus talentueux « rumberos » de la génération des années 50/60. Celle des  BOWANE, KALLE,  LUAMBO, ESSOUS, LONGOMBA, MONIANIA, IZEIDI, etc. FYLLA s’est surtout fait connaitre dans Brazzaville, Kinshasa,  Libreville, et en Europe où il a évolué, et où il a enregistré la plupart de ses disques et réalisé des grandes expositions d’art  plastique.       <br />
       Guy Léon FYLLA est connu aussi comme le  musicien, qui  a définit par notation le « Sebene », une trouvaille inédite d’Antoine KASSONGO de l’Odéon KINOIS.  En effet, le « Sebene » qui est une forme rythmique,  toute spéciale et particulière de l’exécution de  la rumba  congolaise est  en fait, la déformation de « Seven » en anglais, ou « Sept » en français. (C’est donc une répétition successive d’un certain nombre de notes pendant le passage de 2 accords : Fondamental et Accord de 7ème « Seven ». Ainsi  pour  le ton de Do les notes seraient : - Fondamental : Do Mi Sol       <br />
       -	Accord de 7ème : Sol       <br />
       -	Octave inférieur : Fa Sol …       <br />
       Artiste complet, peintre, musicien, et surtout auteur  des performances,  d’expérience multi médias, sa musique n’est jamais présentée comme une activité unique. Il s’est entouré de ce que la modernité a mis à sa disposition.  Sa sensibilité à fleur de peau l’a souvent  tenu écarté des manifestations annoncées à grands sons de trompe. Il est resté marginal par vocation, plutôt que par conséquence, son talent  restant immense.  Paisiblement,  Guy Léon FYLLA,  jouit actuellement  de  sa retraite à Brazzaville  et continue à ses moments  de loisir à dispenser  son savoir faire au sein des organisations nationales de la culture et des arts.       <br />
              <br />
       <b>Clément OSSINONDE</b>       <br />
       Clement.ossinonde@sfr.fr
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les Bantous de la Capitale. Regard sur le passé (Les Albums d’anthologie)</title>
   <pubDate>Wed, 13 Apr 2011 16:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SDC, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Zoom]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2888760-4086928.jpg" alt="Les Bantous de la Capitale. Regard sur le passé (Les Albums d’anthologie)" title="Les Bantous de la Capitale. Regard sur le passé (Les Albums d’anthologie)" />
     </div>
     <div>
      Nul ne peut nier le caractère populaire et surtout la beauté de la création musicale des Bantous de la Capitale depuis leur création il y a plus de cinquante ans.       <br />
              <br />
       Pensons au succès prodigieux et révélateur, remporté à travers le monde, avec pratiquement des répertoires différents et sensiblement avec divers publics par le groupe célèbre du Congo-Brazzaville, appelé aussi : &quot;Bakolo Mboka&quot;. (le pays leur appartient)  Ces publics composés de plus deux générations, sevrés à longueur d'année des spectacles, des concerts en qui ils purent se mirer, se projeter, a trouvé en cet orchestre une plate-forme à mesure de son attente, un exutoire à la dimension de sa pétulance, d'une sève débordante et d'une énergie trop longtemps contenue. &quot;La musique et le rythme sont nécessaires à tous les âges comme le pain et le soleil&quot;, nous dit le sociologue.        <br />
              <br />
       Aussi, à travers les différents albums et répertoires des Bantous de la Capitale, la musique a été vécue par tous les auditoires d'abord et avant tout comme un phénomène de défoulement, d’extériorisation, en un mot de Libération.       <br />
              <br />
       Le producteur Cyriaque BASSOKA, soucieux de prolonger l'écho de la production musicale des Bantous a décidé la réédition de nombreuses chansons qui perpétueront le souvenir des Bantous de la capitale à travers les années et à travers les âges.       <br />
              <br />
       Sur le présent album, véritable livre d'art, douze compositions portent les titres et les compositeurs ci- après :        <br />
              <br />
       1-« Mayite » (Mountouari)       7- « Maria linda» (Nino Malapet)       <br />
       2-« Jojo Georgette » (Kouka)    8-« Susy” (Nino Malapet)       <br />
       3-“Alphonsine” (Mountouari)    9-“Nabala to navanda m.” (Taloulou)        <br />
       4-“Nanite Kadi” (Bitsikou)      10-“Martha”(Gerry Gérard))       <br />
       5-“Celia” (Bitsikou)             11-“Ngai mobali ya tembe”(Kouka)       <br />
       6-“Gigi” (Nino Malapet)         12-“Zonga nazongisa nzoto (Kouka)       <br />
              <br />
              <br />
       Il est prévu dans les tous prochains mois d'autres publications des chansons qui ont fait la gloire des Bantous de la capitale. (www.bassoka.fr)        <br />
              <br />
       <b>Clément OSSINONDE</b>       <br />
       	       <br />
       		 			       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars </div>
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   <title>Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)</title>
   <pubDate>Tue, 08 Mar 2011 14:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SDC, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Zoom]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Suite de la première partie de l'entretien de Clément Ossinondé avec &quot; Mwinda &quot;       <br />
              <br />
       <b>Mwinda - En remontant l'histoire, si l'on veut étudier la musique congolaise des deux rives, quels points de repères, quels artistes conseillerez-vous d'écouter ?       <br />
              <br />
       Clément Ossinondé -</b> Pour se faire une petite idée sur le parcours de notre musique, mes repères se cristallisent sur la période des années 50 /60. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2555321-3603246.jpg" alt="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" title="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" />
     </div>
     <div>
      La musique congolaise à cette époque avait atteint son apogée au point où elle faisait danser toute l’Afrique, fruit de l’éclosion de plusieurs ensembles et leur leaders  qui se sont illustrés chacun dans son style  pour atteindre avec beaucoup de travail et de patience des résultats  appréciables. Il serait difficile d’établir une liste exhaustive  de ces ensembles. Mais à mon avis  les groupes suivants ont été les plus représentatifs : L’African Jazz (Joseph Kabaselle), L’OK Jazz (Luambo Franco), Le Rock-A-Mambo (Nino Malapet) Les Bantous (Essous), l’African Fiesta (Nico Kasandai), le Negro Band (Mokuna/Massengo), Maquina Loca (GL Fylla ).       <br />
       Puis au cours de l’époque qui a suivi, les groupes Negro-Succès, Zaiko, Grands Maquisards, Sosoliso-Trio Madjesi, Super Boboto, Mando Negro,Sinza méritent d’être cités.       <br />
              <br />
       En tout cas, pour ceux que cela intéresse, en remontant l’histoire, on peut schématiser l'évolution de la musique congolaise moderne sur les 2 rives du fleuves Congo selon le schéma que j'indique ci-dessous (lire en bas de page, NDLR) (1).       <br />
              <br />
       <b>Kabasélé, Franco, Rochereau, il y avait des grands noms à Kinshasa mais pas à Brazzaville. Pourquoi ?</b>       <br />
              <br />
       A l’instar de KABASELLE, LUAMBO Franco, TABU LEY, Nico KASANDA et autres de Kinshasa, Brazzaville de son côté comptait sur ESSOUS, Nino MALAPET, Edo GANGA, LOUBELO « De la lune », Célestin KOUKA, Guy Léon FYLLA, Franklin BOUKAKA, Michel BOYIBANDA,  Paul NGOMBE « Pincky »  et autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2555321-3603249.jpg" alt="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" title="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" />
     </div>
     <div>
      De part et d’autre, ces musiciens se valaient et ont appartenu aux mêmes groupes. Certes, pour des raisons techniques, notamment l’industrie du disque qui n’existait qu’à Kinshasa, les musiciens de Brazzaville, se devaient de s’expatrier. Ce qui a fait que leur retour à Brazzaville, avant la création des Bantous, la brillante prestation auparavant des orchestres Novelty, Cercul  Jazz et Negro Band, n’a pas  créé le moindre déséquilibre.       <br />
              <br />
       <b>Quand on écoute les disques des années 60-70 on remarque beaucoup de bons chanteurs mais peu d'instrumentistes (comparativement au Cameroun par exemple), à part peut-être Nico, Jerry Gérard, Verkys... Est-ce votre avis également ?</b>       <br />
              <br />
       Bien au contraire, c’est au cours des années 50/6O que la musique congolaise a connu ses moment de gloire au niveau des instrumentistes, à cordes et à vent, comparativement à aujourd’hui, où la présence des cuivres se fait de plus en plus rare. On a connu l’époque des grands saxophonistes, clarinettistes, trompettistes, comme  Fud CANDRIX, Isaac MUSEKIWA, Albino KALOMBO, Nino MALAPET, ESSOUS,  Guy Léon FYLLA, Edo Clari LUTULA, MENGA André, Willy KUNTINA, KIAMUANGANA Verckys, MAPROCO, NGOMBE Pincky , BIKOUTA Bicks, Bruno HOULA, Max MASSENGO, Nona Arthur SAMBA, Jean SAIDOU, Aaron MBAKI et tant d’autres, car la liste des instrumentistes à vent, qui ont alimenté nos chansons des partitions très remarquables est bien longue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2555321-3603254.jpg" alt="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" title="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" />
     </div>
     <div>
      Je peux  cependant affirmer que Brazzaville a connu un grand retard au niveau des guitaristes de haut niveau. La guitare a été vraiment  le parent pauvre des orchestres de Brazzaville, A la création des Bantous en 1959, on a cherché en vain deux bons guitaristes pour faire le solo et l’accompagnement. Au point d’en recruter à Kinshasa. Il a fallu attendre au cours de la décennie 60 pour voir arriver des guitaristes comme MPASSY « Mermans », SAMBA « Mascott », BIYELA Gerry Gérard, Master « Mwana Congo » et autres.       <br />
              <br />
       Comparativement au Cameroun, voire à l'Afrique de l’Ouest, c’est oui. Présentement, les souffleurs sont devenus une denrée rare. Le style de musique adopté par  les groupes « nouvelle vague » actuelle, évitent absolument les instruments à vent, au point où de plus en plus leurs albums sont privés des cuivres.       <br />
              <br />
       Pendant cette période d’émulation entre diverses musiques du continent, des Antilles, et d’ailleurs, c’est un réexamen approfondi de la situation qu'il faudrait. Il porterait aussi bien sur le fond, que sur l’organisation rythmique, sur la maîtrise des instruments à vents qui surtout font défaut et ne favorisent pas l’évolution parfaite de notre musique.       <br />
              <br />
       <b>Franklin Boukaka avait une place un peu à part, il évoluait sur un autre registre. Comment expliquez-vous que son style n'ait pas inspiré grand-monde ?</b>       <br />
              <br />
       Franklin BOUKAKA, il faut le reconnaître a commencé à évoluer comme tout le monde, dans le registre « Orchestre », notamment en ce qui le concerne, dans les orchestres NEGRO BAND, JAZZ AFRICAIN, VOX AFRICA, puis CERCUL JAZZ en 1959. Ce n’est qu’à partir de 1969 qu’il décide de s’orienter vers une carrière solo, en se faisant accompagné par trois  « sansistes » et un percussionniste (le groupe Sanza..). C’est avec cette formation qu’il a pris part au 1er Festival culturel panafricain tenu à Alger en Juillet/Août 1969. Festival auquel Les Bantous ont également pris part. Le succès obtenu au cours de ce grand festival lui donne raison d’opter pour ce style quelque peu tradi-moderne, avec comme mise en scène « le  solo-vocal »  sur des thèmes populaires et engagés. Il a fait recette avec  ce style qui lui a permis de participer à des nombreuses manifestations internationales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2555321-3603267.jpg" alt="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" title="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" />
     </div>
     <div>
      Sa rencontre avec MANU DIBANGO en 1971 à Paris lui a permis de réaliser, avec lui, le meilleur album de sa carrière : « Le Bucheron ». Son style c'est vrai n’a inspiré que très peu de nos jeunes musiciens, à l’instar de  Clotaire KIMBOLO, Casimir ZOBA « ZAO », GANDOU, KOUYENA MOUZITA et quelques jeunes au niveau de Paris, qui commencent  avec brio,  comme  Jackson BABINGUI et SAM TALANIS.       <br />
              <br />
       C’est un style difficile, qui nécessite que l’on soit d’abord un bon chanteur ténor, un bon arrangeur et un compositeur des thèmes militants et bien sûr une bête de scène.       <br />
              <br />
       <b>Si on vous demandait de citer trois ou quatre noms d'artistes congolais lesquels ressortiriez-vous ?</b>       <br />
              <br />
       Difficile de ne citer que trois ou quatre, surtout si l’on tient compte des musiciens des deux rives du fleuve Congo, tout comme des différentes époques. A mon avis, si l’on se réfère à la période allant de 1955 à nos jours, je citerais sans hésitation : Joseph KABASELLE, Franco LUAMBO, Jean-Serge ESSOUS, TABU LEY « Rochereau », Nino MALAPET, Daniel LOUBELO « De la lune », Nico KASANDA, Lucie EYENGA, Edo GANGA, Saturnin PANDI, Célestin KOUKA, LANDO  « Rossignol »,  Franklin BOUKAKA, pour ne citer que ceux qui ont appartenu aux orchestres légendaires (African Jazz, OK Jazz, Les Bantous, Cercul Jazz).       <br />
              <br />
       <b>Y a-t-il des artistes au talent méconnu qui vaudraient qu'on les écoute ?</b>       <br />
              <br />
       Effectivement, des musiciens comme BALOJI « Tino Baroza » (guitariste soliste), Edo-Clary LUTULA (clarinettiste), Marie-Isidore DIABOUA, Gérard MADIATA, Guy Léon FYLLA sont parmi les nombreux talents dont on parle peu, certainement pour n’avoir pas enregistré suffisamment sur disque, à l’exception de TINO BAROZA qui a laissé dans le Rock-A-Mambo d’excellentes compositions.       <br />
              <br />
       <b>La musique actuelle est critiquée notamment parce qu'on y entend des litanies de noms, que les chansons sont dépourvues de véritable texte. A-t-on raison de le faire ?</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2555321-3603270.jpg" alt="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" title="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" />
     </div>
     <div>
      C’est la triste réalité de notre musique actuelle gangrenée par l’esprit mercantile, au point où le plus grand nombre de ses acteurs actuels se sont laissés aller à la facilité. Une musique à la va vite, et pour laquelle ils se sont laissés prendre à l’appât des dirigeants politiques, officiers de l’armée ou hommes d’affaires…  De chansons qui leur sont dédiées, et à travers la litanie des noms soutenus par une partition guitaristique que l’on retrouve dans presque tous les groupes, d’une manière uniformisée. Les textes sont pauvres tout comme les arrangements, avec une absence de cuivres très prononcée.  Ces groupes sont généralement ceux issus du mouvement dite  « nouvelle vague des années 7O », dans la lignée des clans Zaïko, Wenge et apparentés.       <br />
              <br />
       Certes, il faut excepter un petit nombre de groupes ou des individualités qui  sont demeurés dans un style homogène qui englobe tous les compartiments d’une musique bien élaborée avec des textes aux contenus profonds. ce sont pour la plupart  ceux qui ont marqué l’histoire de notre musique et aussi bien des musiciens de la nouvelle génération. Enfin disons clairement que la manière de faire qui consiste à citer une litanie des noms dans un morceau, dit « Mabanga » au détriment de textes est à bannir.       <br />
              <br />
       <b>Voyez-vous un changement dans la condition de l'artiste aujourd'hui par rapport au passé ?</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2555321-3603274.jpg" alt="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" title="Clément Ossinondé : voyage à travers la musique congolaise (2)" />
     </div>
     <div>
      Par rapport au passé, la condition de l’artiste n’a pas connu un grand changement.  On peut dire que cette situation a évolué en dents de scie, Mais comparativement, les années 1960/70  semblent être nettement  meilleures par rapport à  la période actuelle.  En tout cas, la période qui  part de la fin de la décennie 1990 à nos jours constitue la période la plus difficile dans la carrière de nos musiciens. Au point que ceux qui ont opté pour la carrière solo s’en sortent mieux que ceux qui font partie d’un orchestre. A cela, il faut surtout mentionner la crise du disque, qui naturellement, empiète sur les revenus des droits d’auteur, les royalties et autres revenus. Les grands concerts à l’étranger demeurent  l’activité la plus rentable. Mais cela va de soit, la situation d’un orchestre à un autre est variable.       <br />
              <br />
       <b>Puisque vous vivez en France, avez-vous des nouvelles de la santé de Youlou Mabiala ?</b>       <br />
              <br />
       Je vis en France, certes, mais, l’occasion de le voir n’a toujours pas été facile. Surtout pour moi qui habite la région Rhône-Alpes. A ce que je sache, et de source bien informée, son état de santé s’est considérablement amélioré. Il y a quelques mois  j’ai  écrit un article à son intention, et pour évoquer sa brillante contribution à l’évolution de la musique congolaise, particulièrement dans l’OK Jazz aux côtés de LUAMBO MAKIADI Franco.       <br />
              <br />
       (<b>1) schématisation de l'évolution de la musique congolaise       <br />
              <br />
       -A -1920– 1943 – LES PREMIERS PRECUSRSEURS ET  PREMIERS FOYERS MUSICAUX</b>       <br />
              <br />
       <b>1 – Les Précurseurs</b>       <br />
              <br />
       Brazzaville : Albert LOBOKO (groupe Bonne Espérance)  Paul KAMBA (groupe Victoria Brazza) ,  MASSAMBA Lebel, (groupe la Bohême) Gabriel KAKOU , Georges MOZEBO, Jean REAL  (groupe Congo Rumba) …       <br />
       Kinshasa : WENDO (groupe Victoria Kin), DESAIO, ADOU ELENGA, Baudouin  MAVULA Paul MWANGA (Pastoria Kin) AVAMBOLE …à  Kinshasa       <br />
       Angola : D’OLIVEIRA MAYUNGU, Camille FERRUZI,…       <br />
              <br />
       <b>2– Les Foyers musicaux</b>       <br />
              <br />
       a)    – Les groupes musicaux dits « Sociétés » :           <br />
       Brazzaville : François BAMANADIO (Manequin) – Ernest SALABANZI (Libéria-Bata) Edouard BEMBE (La JD) Marcel OBAMBO (Jeunesse Brazza)…       <br />
       Kinshasa : SAMIS-KATANGA, MAYOGO-MABOZO, Daniel DIANSANGU, Robert KIANGUIDI, Albert LUAMPASI (Bandibu)……-         <br />
       b)    – Les premiers groupes dits « Orchestres »       <br />
       Matadi, Kinshasa, Brazzaville, Orchestre Excelsior,  Liège Orchestre, Orchestre, American Jazz, Martinique……       <br />
       c)    Les premiers orchestres à cuivres : MELO CONGO (Emmanuel       <br />
       Brazzaville : MELO CONGO d’Emmanuel DADET       <br />
       Kinshasa:   ODEON KINOIS d’Antoine KASONGO       <br />
              <br />
       <b>-B – 1946-1957 – INSTALLATION ET ET EVOLUTION DES  MAISONS DE DISQUE</b>       <br />
       MUSICIENS ET GROUPES CELEBRES       <br />
       -1 – 1946 - OLYMPIA- Mr. PATOU (DESAIO, Paul MPUKU, JP MAYOMBE…..)       <br />
       -2 - 1948 – NGOMA - Mr. JERONIMIDIS (WENDO, P.KAMBA, BOWANE, Léon BUKASA, Adoua ELENGA, Antoine MOUNDANDA, Camille MOKOKO, D’OLIVEIRA, Camille FERUZI, N.MALAPET,DIABOUA ,  Paul BADIN, Orchestres: Beguen Band, Mystérieux Jazz, Dynamic Jazz, Maquina-Loca/58 – Novelty/59….)       <br />
       -3 – 1949 – KINA – MR. BENATAR (Paul MWANGA, Crispin LOLEKA, Michel BUTA.)       <br />
       -4 – 1950 - OPIKA – Mr. MOUSSA BENATAR (KABASELLE, Tino BAROZA: Groupes: OTC - African Jazz - JHIMMY &amp; MWANGA….)       <br />
       -5-1950 – LONINGISA –Mr. PAPADIMITRIOU (BOWANE, LUAMBO, ESSOUS, LOUBELO, PANDI, EBENGO « Dewayon » , N.MALAPET , LANDO « Rossignol” Edo GANGA – KOUKA, (Groupe WATAM – OK JAZZ… )       <br />
       -6-1953 – CEFA – Mr. Bill ALEXANDRE (Marcelle EBIBI, Guy Léon FYLLA, DIABOUA et le CDJ, Roger IZEIDI, MONIANIA “Roitelet”, Victor LONGOMBA, Negro-Band /-60 - Les Bantous/60……)       <br />
       -7-1957 – ESENGO – Mr. ANTONOPOULOS (Rock-à-Mambo – African Jazz – Bowane – Diaboua……)       <br />
       -8 – DIVERS GROUPES  A PARTIR DES ANNEES 1954       <br />
       Congo-Brazzaville,  Cercul Jazz, Negro Band,  Maquina Loca, Novelty, Les Bantous, Tembo, Le Peuple, Les Nzoys, Africa Mod, Mando Negro, Orphée Jazz, Sinza, Los Batchicha, Super Boboto, Vox Negro, Metro Jazz, Horizon Bleu, Afro Jazz, Congo Butsiele, Jeunes Bantous, Air Mambo, Ryco Jazz, Les groupes vocaux, Les groupes étudiants, et tant d’autres de la nouvelle vague à partir des années 70……..       <br />
       Congo-Kinshasa – RDC :- OK Jazz, Conga Jazz, Rock-à-Mambo, Dynamic Jazz, Vedette Jazz, Beguen Band, Vox Africa, Jazz Africain, Negro Succès, Africa Fiesta, African Fiesta National, African Fiesta Sukisa. Cobantou, Bamboula, Zaiko, Bella Bella, Stukas, Viva la Musica, Empire Bakuba, Lovy du Zaire, Veve, Baba Gaston, Les grands maquisards, Trio Madjesi, et tant d’autres de la nouvelle vague, à partir des années 70……..en RDC       <br />
              <br />
       Ndlr - Les photos sont insérées par &quot; Mwinda &quot;.       <br />
              <br />
       <b>Lire également </b>(1ère partie): <a class="link" href="http://www.starducongo.com/Clement-Ossinonde-ou-la-memoire-de-la-musique-congolaise_a3030.html">Clément Ossinondé ou la mémoire de la musique congolaise.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars </div>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:author>SDC, Starducongo.com</itunes:author>
   <link>http://www.starducongo.com/Clement-Ossinonde-voyage-a-travers-la-musique-congolaise-2_a3047.html</link>
  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:www.starducongo.com,2012:podcast-2712464</guid>
   <title>Chancellevie Jeancherie NTADI, la nouvelle coqueluche de la musique R‘NB au Congo, à la recherche d'un producteur</title>
   <pubDate>Mon, 21 Feb 2011 14:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SDC, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Portraits]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2712464-3836888.jpg" alt="Chancellevie Jeancherie NTADI, la nouvelle coqueluche de la musique R‘NB au Congo, à la recherche d'un producteur" title="Chancellevie Jeancherie NTADI, la nouvelle coqueluche de la musique R‘NB au Congo, à la recherche d'un producteur" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">« La musique R’NB est ma nouvelle mode d’expression, moi et mon groupe allons faire des merveilles. Notre album est pour très bientôt en attendant de trouver un producteur  sérieux  »</span>       <br />
              <br />
       Chancellevie  NTADI de son nom de scène CHANCE MANTHA LA BRESILIENNE, étudie la gestion  à Brazzaville.       <br />
       Elle bataille fort pour atteindre ses objectifs de faire une carrière professionnelle et même une longue carrière de musicienne avec son groupe Corrosif. Mais, le plus difficile est de trouver un producteur.       <br />
       Voila pourquoi :  « je demande à tous les  producteurs souhaitant produire  la musique R’NB de me contacter… »       <br />
                 <br />
       Chance MANTHA  a  les atouts  pour réussir une carrière musicale de ce genre de musique. Car elle est aussi une fille stylé et charmante, plein d’énergie pourrait  d’ici là, s’affiché sur les podiums au niveau internationale. Son extravagance corporelle, sa voix limpide ; son charme  vocal  séduit.       <br />
        La figure emblématique du   ‘’ Clan CORROSIF ’’  aujourd’hui était hier dans la chorale de l’église Armée du salut où elle a passé cinq ans et dont on peut dire qu’elle a fait école en matière de chant ; Ceci dit ce passage éclair dans l’Etoile du ciel; lui a apporté de l’expérience et la notoriété.       <br />
       Mais beaucoup reste à faire sur le plan promotionnel du groupe de R’nb ‘’Clan CORROSiF’’ pour que les lendemains soient meilleurs.        <br />
       La priorité aujourd’hui, est de trouver un producteur pour finaliser l’album dont les travaux d’enregistrement sont avancés.  Son rêve est de faire un carton avec ce premier album dont elle souhaite que le message fait bouger les comportements et la vision du nouveau monde et paysage sur pour l’Afrique dont les populations ont aujourd’hui  les cœurs meurtris. Ce premier album  portera des  titres comme : - Pas d’ami comme toi,        <br />
       -Corrosif corrozo, - les enfants d’abord, -histoire corrosif, -force de frappe, -cinquantenaire.       <br />
       Ainsi, Chance MANTHA à son actif Plusieurs  compositions : -Je m’exprime remix, -Mon ange        <br />
       -présidentiel, -Pour l’éternité.         <br />
       Chance Mantha dit la Brésilienne de part sa silhouette  à partager la scène et travailler avec plusieurs grands noms de la musique Congolaise tels que Jacques LOUBELO.       <br />
       Mantha la brésilienne a des ambitions  en dehors de la musique :  aider, les enfants défavorisés et les enfants de la rue.       <br />
       Parmi d’autres objectifs, Mantha la Brésilienne pense créer des  structures pour vulgariser la musique et les artistes congolais.       <br />
        Mantha la Brésilienne croise les doigts pour faire aboutir ses ambitions, se hisser au haut niveau de la musique seul moyen de propulser son groupe ‘’ Clan Corrosif’’ à l’international.       <br />
              <br />
       <b>Par  Robert  De  près  BANIALLAS</b>       <br />
              <br />
       Contact       <br />
       Groupe   CORROSIF       <br />
       Chancellevie  Jeancherie  NTADI       <br />
       Dit Chance Mantha  la Brésilienne       <br />
       Tel : 00 242 (0) 66 53 97 66       <br />
              00 242  (0) 69 22 00 91        <br />
              00 242 (0) 44 81 15 20       <br />
              <br />
       E-mail : Dany-rhode @ yahoo.com       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars </div>
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   <title>Aimé ONOUKA et son groupe NZELA. Rencontre avec les racines du REGGAE</title>
   <pubDate>Wed, 09 Feb 2011 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SDC, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Sports]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>L’ENFANT DE POTO-POTO</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2681119-3790482.jpg" alt="Aimé ONOUKA et son groupe NZELA. Rencontre avec les racines du REGGAE" title="Aimé ONOUKA et son groupe NZELA. Rencontre avec les racines du REGGAE" />
     </div>
     <div>
      <b>Aimé ONOUKA</b> chanteur, auteur compositeur, compte parmi les quelques grands spécialistes du Reggae en France.       <br />
       Des nombreuses vedettes jamaïcaines de ce rythme ont su apprécier son talent dans ce domaine particulier.       <br />
              <br />
       Cependant, Aimé ONOUKA peut être aussi un soliste raffiné, habile et précis, dans un langage qui prend sa source dans les quartiers animés de Brazzaville où le « Soukous » bat son plein. Très vite, l’attirance pour le reggae prend le dessus sur les racines africaines de l’artiste, qui ne quitteront pourtant jamais les compositions de son groupe NZELA créé en 1990 à Brazzaville, avant de s’émigrer en France.       <br />
              <br />
       <b>DES MUSICIENS DE PREMIER PLAN</b>       <br />
              <br />
       Aimé ONOUKA a su s’entourer de quelques musiciens de premier plan, très disciplinés, sur le plan de la précision d’exécution aussi bien que de la présentation scénique. Ce Big Band  « NZELA » offre une musique raffinée, nuancé, colorée, et dont l’originalité rythmique est basé sur l’accentuation des temps pairs, et des tempos moyens très dansants.       <br />
              <br />
       <b>LES MERITES D’UNE MUSIQUE SWINGUANTE RECONNUS </b>       <br />
              <br />
       Bête de scène, le groupe se fait remarquer dans plusieurs festivals et les professionnels ne s’y trompent pas en décernant plusieurs prix au groupe : Révélation « Première Scène » (Conseil Général des Hautes Seine) – Découverte de « 48 heures de la fraternité » - Premier prix du « Tremplin de la musique » (Hauts de scène) – Coup de cœur du salon « Music Expo 95 » - Collaboration en 2009 au  FESPAM (Festival Panafricain de musique) Brazzaville  – Le groupe NZELA  s’impose depuis sur une scène reggae en plein essor : Festivals Reggae, premières parties, dont celle des « Twinkles Brothers », salles parisiennes : La locomotive, Le Divan du Monde ou l’Elysée Montmartre.       <br />
              <br />
       <b>UNE GRANDE OUVERTURE DANS LE MILIEU PROFESSIONNEL</b>       <br />
              <br />
       En 2004, pour la préparation de leur second album « TOYE », une nouvelle équipe se forme autour d’Aimé ONOUKA. Fort de son aura et de sa connaissance du milieu, le groupe NZELA invite des artistes, amis : le flûtiste Peul, Ali WAGUE, qui a accompagné Dee Dee BRIDGWATER, ou Cheik TIDIANE SEEK, le jamaïcain Winston Mc ANNUFF, fraichement débarqué de Kingston (Jamaïque)..       <br />
              <br />
              <br />
       TROIS ALBUMS ADMIRABLES       <br />
              <br />
       L’esprit d’indépendance va permettre au groupe NZELA  d’évoluer progressivement  sur le plan de la discographie. Deux précédents albums admirables ne semble pas avoir attiré l’attention qu’ils méritaient, sans doute parce qu’ils avaient parus à une époque où la curiosité des amateurs et des « spécialistes » était porté vers d’autres courants. Néanmoins ces albums ont constitué les premières réussites personnelles. Notamment  les albums « Sambela » (Scalen 2000) : 2ème meilleure vente nationale des autoproduits  FNAC derrière l’album « Hymne de nos campagnes » du groupe TRYO. -  « Toyé » (Fnac 2006) a pris son envol à partir de la compilation FNAC 2006 et a été présenté comme la rencontre idéale entre l’Afrique et le Reggae.       <br />
              <br />
       Aimée ONOUKA nous revient aujourd’hui sans une ride, et étonnamment actuel. « DUB OYE » le présent album rend hommage au Root, au  rock et au Reggae. Le groupe NZELA garde en lui l’énergie du reggae africain, présente tout au long de l’album, car c’est bien du continent noir que le groupe puise ses forces. « DUB OYE » est composé de chants en français, en anglais et en lingala. Les textes abordent les thèmes d’unité et de positivité africaine, tout en pointant les méfaits des politiques d’oppression. La chanson « Na telemi », en lingala, nous plonge au cœur du pays du fleuve Congo.       <br />
              <br />
       « DUB OYE » est le fruit de collaborations et de rencontres, On entendra la voix à la Sade de MO’KALAMITY sur « Song of Rebel » et son dub « Rebel Dub ». Le percussionniste NICODRUM sur les titres maxi roots que sont « Coming, Dub » et « Na telemi ». Quant au trio rythmique basse-batterie-clavier, il est orchestré par les membres du groupe KANA, amis de longue date.        <br />
              <br />
       <b>DES STUDIOS  SPECIALISES : « REGGAE-ROCK »</b>       <br />
              <br />
       Enfin pour sa production, et pour marquer sa maturité « DUB OYE «  a voyagé dans pas moins de cinq studios : « Dubwise Factory » de Sérial P. – « Alex studio » du très underground lieu « Les frigos » - « Gaëtan Boudy » (Meï Teï Shô, Lill Shazz) et « Trinity Studio » avec Salvator.       <br />
              <br />
       <b>Clément OSSINONDE</b>       <br />
       Clement.ossinonde@sfr.fr       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Contact:</span> “NZELA” salammbo@wanadoo.fr – Tel. 0146581104 – LABEL : bolingoartproduction@live.fr _ Tel. 0549808914 – O668658194
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars </div>
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   <title>Jean-Raph Loumbe et «Les Zoulous», un modèle qui a influencé les premiers balbutiements du «Coupé Décalé» en Côte d’Ivoire</title>
   <pubDate>Fri, 04 Feb 2011 11:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SDC, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Zoom]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2669432-3771613.jpg" alt="Jean-Raph Loumbe et «Les Zoulous», un modèle qui a influencé les premiers balbutiements du «Coupé Décalé» en Côte d’Ivoire" title="Jean-Raph Loumbe et «Les Zoulous», un modèle qui a influencé les premiers balbutiements du «Coupé Décalé» en Côte d’Ivoire" />
     </div>
     <div>
      <b>I – UNE PLACE DE CHOIX EN COTE-D’IVOIRE</b>       <br />
              <br />
       Sans sa venue en Côte-D’ivoire en 1966, le musicien Jean-Raph LOUMBE n’aurait peut-être jamais acquis une telle notoriété que celle acquise dans son groupe  « LES ZOULOUS » d’Abidjan.       <br />
       Il aura réalisé dans ce groupe l’un de ses rêves les plus chers : réunir ses amis musiciens originaires du Congo pour une épopée des concerts célébrant les plus belles mélodies de la Rumba captées sur le vif dans l’intimité d’une jonction congolo-ivoirienne, en présence de quelques noms d’artistes d’exception :       <br />
       Julio LUCAS – Maurin ZALAKANDA – José MISSAMOU et surtout Jean-Raph LOUMBE, chanteur à voix très « campagnarde» et bassiste sommaire, de par l’étonnante synthèse musicale, dont il est avec ses collègues, à l’origine de ce que l’on nomme aujourd’hui  Le « Coupé Décalé ». Un assemblage du « Soukous congolais », de « l’Afro- Beat nigérien » et du « Folklore ivoirien ». Jean-Raph LOUMBE est effectivement une des grandes figures précurseur de ce rythme à Abidjan.       <br />
       Jean-Raph LOUMBE, hélas !  N’ose jamais se positionner comme tel, sa sobriété, son intégrité, s’affirment  comme un  modèle d’effacement volontiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2669432-3771623.jpg" alt="Jean-Raph Loumbe et «Les Zoulous», un modèle qui a influencé les premiers balbutiements du «Coupé Décalé» en Côte d’Ivoire" title="Jean-Raph Loumbe et «Les Zoulous», un modèle qui a influencé les premiers balbutiements du «Coupé Décalé» en Côte d’Ivoire" />
     </div>
     <div>
      <b>II – UN VERITABLE FILS DE LA LIKOUALA</b>       <br />
              <br />
       Est-ce d’être né à Bétou le 12 Juillet 1940 dans le département de la Likouala, dans l’extrême nord du Congo-Brazzaville, que LOUMBE arbore cet air de vieux sage de la Likouala ? Vieux pas tant que ça d’ailleurs (71), mais cette intelligence volontairement  mis à nu, cette rigueur dans le regard, cette quiétude dans la parole, et surtout cet esprit de rassembleur, à quoi on va ajouter un petit sourire malicieux, vous mettent en présence d’un homme  a qui on ne la fait pas. Bien que sa carrière de chanteur-bassiste fasse de lui un moins connu dans la notoriété, Jean-Raph LOUMBE a tout de même roulé sa bosse, disons sa voix, depuis un certain nombre d’années dans des groupes mythiques congolais.       <br />
              <br />
       <b>III – UNE CARRIERRE MUSICALE CORRESPONDANT A SA VALEUR</b>       <br />
              <br />
       Jean-Raph s’est baigné dans les eaux troubles et nostalgiques de la Rumba  « Odemba » d’où l’émouvante rencontre de deux univers rythmiques et poétiques des deux rives du Congo : Negro Band de Brazzaville et Conga Succès de Kinshasa.       <br />
       Le démarrage dans la Rumba traditionnelle se retrouve dans le choix thématique de son premier groupe en 1959 ;  l’orchestre MUCHACHA JAZZ de Kinshasa en déplacement à Brazzaville. Jean Raph fait office de remplaçant d’un chanteur resté à Kinshasa. Il bénéficie de la faveur d’un de ses meilleurs amis du groupe : MAYIKO « Johnis ».       <br />
              <br />
       De retour à Kinshasa, l’orchestre MUCHACHA JAZZ, confirme le recrutement de Jean-Raph qui décidemment s’installe dans la capitale kinoise, où l’activité musicale fait recette.  Une production tellement abondante qu’il est souvent difficile d’y faire la part du meilleur et du tout-venant.       <br />
       Muni de connaissances théoriques musicales valables, et une voix importante dans la variété des climats harmonique et instrumental de la Rumba, Jean-Raph ne passe pas par deux chemins, il quitte l’orchestre MUCHACHA JAZZ pour créer en 1960, l’orchestre  « LOS TUMBA » avec la complicité de son meilleur ami, SIMBA « Desimbart ». Le répertoire du groupe est celui des standards et promenait leurs auditeurs à travers des registres très représentatifs de l’époque. Jean-Raph participe à l’émancipation de son groupe par des tournées triomphantes dans tout le Bas-Congo : Matadi, Boma, etc.…       <br />
              <br />
       Jean-Raph LOUMBE et son orchestre qui prouvaient à ceux qui voulaient bien les écouter, leur génie des accords et leur vertu mélancolique dans la plénitude sonore, se voient obliger de quitter le Congo-Léopoldville, suite à des troubles relatifs à l’Indépendance, le 30 Juin 1960 du Congo Belge. Ils s’installent au Congo-Brazzaville, précisément à Dolisie, puis  à Pointe-Noire où l’orchestre LOS TUMBA s’octroie un véritable parrain ;  le mécène béninois « Maquina-Loca » qui lui attribue un nouvel équipement musical et le dancing bar dont il propriétaire. Les concerts de l’orchestre font salle comble. Le  PALLADIUM de Pointe-Noire constitue désormais le haut lieu de la musique dans la région. C’est ici, d’ailleurs, que Jean-Raph LOUMBE s’essaie à la guitare basse et en devient un virtuose.       <br />
              <br />
       <b>IV – DE NOUVEAU KINSHASA PUIS DES MULTIPLES MUTATIONS</b>       <br />
              <br />
       Voici enfin une série d’évènements qui illustrent les diverses époques de l’épopée de Jean-Raph LOUMBE, et « LOS TUMBA ». Au fil des ans, il rassemble, il intègre, autour de lui ou avec lui une impressionnante quantité de très grands talents avant que le navire ne jette définitivement l’ancre à Abidjan, en Côte d’ivoire.        <br />
              <br />
       1962 – De retour de Pointe-Noire, l’orchestre « LOS TUMBA » effectue son dernier déplacement à Kinshasa, car de retour à Brazzaville, il se disloque.       <br />
              <br />
       1962 –  Aussitôt après la dislocation de LOS TUMBA, Jean-Raph est attiré par le chanteur Michel BOYIBANDA qui nourri longtemps l’ambition de faire de lui le bassiste classique de l’orchestre NEGRO BAND, puis il participe aux célèbres enregistrements effectués avec Lucie EYENGA à Brazzaville : « Georgette » et « Adula ».       <br />
              <br />
       1963 – Sous l’influence du guitariste génial Johnny BOKELO qui vient de mettre au point un style audacieux basé sur une série de rumbas traditionnelles appelée « Mwambé », la voix de Jean Raph est la source, par excellence, de la folle impétuosité d’un éclat. Remarquable chanteur, Jean Raph se lance dans cette aventure pittoresque de CONGA SUCCES et son « Mwambé » n°3.  Puis, il  marque son empreinte, dans  « Voyage na Katanga » et surtout  dans sa toute première chanson sur disque «Ama » aux éditions « Tchezza ».       <br />
              <br />
       1964 – Kinshasa est de nouveau une véritable épine dans le pied  de Jean-Raph. Moïse TCHOMBE, premier ministre du Congo-Léopoldville, écœuré par son conflit politique avec Brazzaville décide de rapatrier chez eux tous les congolais de Brazzaville résidant au Congo-Léopoldville. Aussi, Jean-Raph n’y échappe pas. Il manque d’ailleurs, pour ce motif, le voyage effectué par CONGA SUCCES à Bruxelles  pour des enregistrements, sous la houlette de l’éditeur congolais Roger IZEIDI.       <br />
       1964 – Au centre de l’expulsion des musiciens Brazzavillois de Kinshasa, s’inscrit la création à Brazzaville, le  17 Avril 1965 de l’orchestre TEMBO, par Daniel LOUBELO « De la Lune ». Il résorbe le cas de nombreux musiciens venus de Kinshasa, dont Jean-Raph co-fondateur.       <br />
       1965 – Jean-Raph, renoue avec Kinshasa, (comme bon nombre des musiciens brazzavillois avant lui.)  Sa  nouvelle trouvaille la création de l’orchestre ROCK-A-TEMPO, avec Philippe LANDO « Rossignol » et Sam MANGWANA. Mais le groupe est un feu de paille.        <br />
              <br />
       1966 – Jean-Raph est de retour à Brazzaville, Aussi, sa dernière carte et la bonne, c’est sa réintégration dans l’Orchestre NEGRO BAND, comme chanteur. Juste au moment ou ce dernier est invité à se rendre en tournée en Afrique de l’Ouest. : Octobre 1966 : Cotonou, Dahomey (Benin)  fête de l’indépendance,  Le 04 Octobre 1966 : Abidjan  Côte d’Ivoire. Le Negro Band est véritablement au sommet de sa gloire. Dans un style de haut niveau, le groupe a su trouver des arrangements d’une grande habileté, imprégnés par l’esprit de la Rumba. Une grande homogénéité, mais dominée tout de même par des musiciens de premier plan. Ceux-là-mêmes qui se sont désolidariser avec les  autres musiciens du Negro Band, et ont refusé de repartir au Congo.       <br />
       Ils sont : José MISSAMOU, Maurin ZALAKANDA,  Julio LUCAS et Jean-Raph  LOUMBE qui forment à Abidjan l’orchestre  « LES ZOULOUS », au cours d’un concert solennel le 04 Décembre 1966 à TOUMODI, dans le centre de la Côte-D’ivoire.       <br />
              <br />
       1969 – Toujours en Côte d’Ivoire, une scission voit le jour au sein de l’Orchestre  « LES ZOULOUS ». Création, de l’orchestre « BAKALA » par José MISSAMOU et Maurin ZALAKANDA. Ils s’installent à BOUAKE (Côte-d’Ivoire)        <br />
              <br />
       1977 – De retour de Brazzaville pour les obsèques de son père. Jean-Raph est désolé de ne pas trouver son orchestre « LES ZOULOUS », La dislocation inévitable est bien passée par là. Au final si les deux groupes légendaires congolais de la  Côte d’Ivoire sont arrivés à bout de souffle, incontestablement, le plus intéressant c’est le témoignage important et unanime de tous les critiques ivoiriens et africains : l’implication des musiciens congolais à l’émergence de la musique ivoirienne moderne.       <br />
              <br />
       <b>V – LE PRESENT DE JEAN-RAPH LOUMBE</b>       <br />
              <br />
       Le présent de Jean-Raph LOUMBE, citoyen ivoirien d’adoption, mariée à une ivoirienne, père et grand père, c’est depuis 1980 une carrière solo. C’est désormais son contrat avec un label de la place qui lui vaut de sortir enfin d’une très, d’une trop grande modestie discographique.  Et une fois de plus modestie peut-être encore.       <br />
              <br />
       Toutefois, Jean-Raph est condamné à s’investir avec une grande  passion et celle de ses confrères, en dépit de la situation de tous les risques que connaît la Côte-D’ivoire. De donner un éclairage nouveau à tout son œuvre et à sa manière, soit une douzaine de compositions qui attendent un « Best off » Aussi devrait-il s’imposer comme un chanteur (« pré-rumba »-décalé »)  une vigueur rythmique. Enfin, une nouvelle personnalité forte pour une splendide ambivalence.       <br />
       Si les chansons de Jean-Raph, n’étaient pas ce qui ont fait le plus vibrer, mais il faut reconnaître que ses expériences sont demeurés cohérents et que ses passages dans différents orchestres ont merveilleusement fonctionné. Il a eu une façon originale de gérer l’espace avec ses rythmiques et ses choix de répertoires absolument intéressants.       <br />
              <br />
       En tous sens, Jean-Raph LOUMBE,  un artiste d’expérience qui n’aimait rien tant que jouer avec le temps. Ainsi serait on tenté de résumer sa biographie musicale de chercheur virtuose ! Sinon au cours de sa longue carrière, une discographie moins excessive, mais remarquable, avec des grands noms, comme : Johnny BOKELO, Théo-Blaise KOUNKOU, MASTER, SYRAN MBENZA, BOPOL, PASSI-JO…  Encore quelques semaines pour découvrir le nouveau Jean-Raph LOUMBE.       <br />
              <br />
       <b>Clément OSSINONDE</b>       <br />
       Clement.ossinonde@sfr.fr
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Jean Serge Essous et l'Héritage antillais</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jan 2011 20:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>SDC, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Rétrospective]]></dc:subject>
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      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2641192-3728528.jpg" alt="Jean Serge Essous et l'Héritage antillais" title="Jean Serge Essous et l'Héritage antillais" />
     </div>
     <div>
      <b>I – MUSIQUES VENUS D’AFRIQUE.</b>       <br />
              <br />
       Les Antilles ont exercé depuis l’enfance d’ESSOUS le plus puissant attrait sur l’imagination des musiques divers venus d’Afrique au 16 ème siècle, par le canal de l’esclavage, et qui se sont métissées avec les apports hispaniques ou français pour donner naissance à la Salsa ou à la biguine.       <br />
              <br />
       Le déploiement  de l’incomparable beauté des chants, la chaleur rythmique de la Salsa et de la Biguine avaient  longtemps excité l’enthousiasme de Jean Serge ESSOUS. Au point où dès sa descente à Fort-de-France (Martinique)  en 1966, son exaltation a été d’une violence inouïe.       <br />
              <br />
       De toute façon, il ne pouvait pas rester indifférent à l’égard de ce qu’il avait découvert sur cette terre d’asile à laquelle la métropole avait fait don des « meilleures qualités de son génie »       <br />
              <br />
       C’est d’abord dans la sphère  « Rumba-Soukous » que Jean Serge ESSOUS s’est  taillé une solide réputation de chanteur soliste et saxophoniste-clarinettiste-flutiste.        <br />
              <br />
       Très intelligent, toujours en avance sur son temps, la  plus grande et remarquable réussite, d’ESSOUS  - longtemps ignoré – c’est d’avoir été le véritable génie créateur du « Zouk ». Et l’on ne résiste pas au plaisir d’écouter, les premiers morceaux qui ont façonné l’assemblage de la « Rumba-Soukous » avec « la biguine »  pour élaborer avec une éthique de travail sans équivalent, le genre rythmique auquel l’on a attribué le nom « ZOUK ». Un vrai défi, ESSOUS avait gagné son pari. Laisser son nom pour la prospérité dans cette contrée des « Iles »  de façon à obliger les gens à tirer ce qu’il y avait de plus enrichissant dans l’expérience africaine.        <br />
              <br />
       <b>II  - CARNET DE BORD D’ESSOUS POUR ATTEINDRE LES ANTILLES </b>       <br />
              <br />
       1 - 1966 – PREMIER FESTIVAL MONDIAL DES ARTS NEGRES – DAKAR       <br />
              <br />
       Du 1er au 24 Avril 1966, Les Bantous ont l’honneur de représenter la musique congolaise au 1er Festival mondial des arts nègres à Dakar. L’enthousiasme avait caractérisé cette rencontre de toute la diaspora noire du monde. La reconquête de son identité en fût l’objectif à long terme.       <br />
              <br />
       Après le festival, L’orchestre sillonne le Sénégal, la Gambie et particulièrement la Côte d’Ivoire où il participe brillamment au 6ème anniversaire de l’Indépendance à Abidjan. Il  surclasse tous les locaux, il est retenu pour  la circonstance à imprimer le disque commémoratif  intitulé « Le 6ème Sillon »  suivi de  la signature d’un contrat de 6 mois de production à l’Hôtel Ivoire d’Abidjan.       <br />
              <br />
       La signature à l’hôtel Ivoire ne sera pas honoré par Les Bantous, qui pour des raisons d’état sont tenus à regagner Brazzaville. Une décision qui va manifestement déplaire au chef d’orchestre, ESSOUS, qui refuse de rentrer à Brazzaville. Naturellement, il laisse Nino MALAPET prendre les destinés de l’orchestre.        <br />
              <br />
       D’Abidjan, ESSOUS prend la direction de Paris où il rejoint Joseph KABASELLE, Jeannot  BOBENGA, Casimir MBILIA « Casino » et autres musiciens pour une série d’enregistrements sur disques, sous l’étiquette African Jazz. (Avant de participer plus tard à quelques enregistrements de  l’African Team de Manu DIBANGO, KABASELLE, MUJOS, KWAMY, GONZALO et autres)        <br />
              <br />
       A Paris, ESSOUS rencontre  également Freddy NKOUKOU. Il est à la tête de l’orchestre RYCO JAZZ qui après une longue tournée en Afrique, se trouve baser à Paris.  ESSOUS intègre le groupe, sa venue est d’ailleurs vivement saluée.       <br />
              <br />
       2- 1966 – VOYAGE ET SEJOUR AUX ANTILLES       <br />
              <br />
       L’arrivée d’ESSOUS dans le RYCO JAZZ tombe à point nommé : l’invitation faite à l’orchestre à se rendre à la Martinique pour une semaine.       <br />
              <br />
       Le 25 Décembre 1966, l’orchestre RYCO JAZZ atterrit à Fort –de-France (Martinique) et on compte dans ses rangs les tous premiers musiciens ci-après renforcés par quelques autres intégrés en 1967 :       <br />
              <br />
       NKOUNKOU Freddy (chant)        <br />
       ESSOUS Jean-Serge (saxo)       <br />
       MALEKANI Gerry (guitare solo)        <br />
       NEVEU Philippe (guitare basse)       <br />
       GENEVRARD Jean-Jacques (orgue)        <br />
       MBILIA  Casimir « Casino » (tumba et chant)       <br />
       CAVLA Jojo batterie (antillais)       <br />
       ABDALLAH Bernard (guitariste rythmique)       <br />
              <br />
       Dès son arrivée, ESSOUS se préoccupe aussitôt de connaître l’histoire des Antilles. Il visite la commune des 3 Ilets en Martinique. Aussi sa surprise est grande de découvrir une stèle élevée en mémoire des résistants « marrons » de l’époque des colons français. Ils sont vraisemblablement d’origine congolaise : NGUELA- BOUANGA – NGOMA… Ces premiers témoignages très significatifs incitent ESSOUS à chercher davantage les moindres indices liés à l’esclavage. C’est ainsi  qu’il va s’appesantir sur l’origine de la Biguine. Il tombe effectivement, sur un ouvrage datant du 17ème siècle et qui justifie l’origine congolaise de la biguine, (comme d’ailleurs celle de la Rumba à Cuba). ESSOUS aura ainsi produit tout un répertoire des faits liés à l’esclavage et particulièrement ceux concernant le golfe de guinée, entre le Sénégal et le Congo. Lieux de localisation de « matières premières » qui avaient été reconnus par les colonisateurs français entre le XIVe et le XVIIe siècle.       <br />
              <br />
       Invité pour un nombre de concerts précis à l’occasion des fêtes de Noël et de Nouvel an,(1966/67) le séjour d’ESSOUS et l’orchestre RYCO JAZZ  va se tirer en longueur, jusqu’à cinq ans.  Le groupe est  réclamé dans toutes les îles antillaises françaises, anglaises,  hollandaises et à Trinidad et Tobago. La tournée va changer la vie d’ESSOUS. Un impact énorme sur son cheminement personnel. ESSOUS reconnais n’avoir jamais eu autant de succès dans sa carrière musicale. Sa réputation d’indispensable expert du rythme en dit long. Pour ne citer que ces quelques faits non négligeables :       <br />
              <br />
       a) - FEVRIER 1968,  ESSOUS est primé meilleur artiste du carnaval  antillais pour la chanson  « Timothée » qui devient l'hymne du carnaval. A cette occasion, comme à l’accoutumée la Marseillaise est jouée à son honneur sur la place de l'impératrice       <br />
       Joséphine DE BEAUHARNAIS.       <br />
              <br />
       b)- Toujours plus fort, ESSOUS marque davantage les points avec la        <br />
       La chanson &quot;Désarmement&quot; chanté en créole, certes, mais dans laquelle ESSOUS distille son impressionnant savoir faire, excite le monde et remporte un succès énorme.          <br />
              <br />
       c)- Matériellement, ESSOUS n’avais  jamais obtenu autant  d’acquis, au point de défier bon nombre d’opérateurs économiques locaux. Il roulait Simca 1300 ensuite DS, D19, logé dans un confort de luxe.       <br />
              <br />
       d)- Musicalement, ESSOUS est  à une période où nos grandes vedettes antillaises d’aujourd’hui, (DEVARIEUX- DECIMUS – NEMBRO-  Claude VAMUR…étaient  les jeunes cadets et les fans d’ESSOUS.       <br />
              <br />
       Autre privilège, encore plus rare, il faisait partie de ces musiciens  de la biguine connus et appréciés d’un public qui s’étendait  au de-là de la Martinique. Tout le monde connaissait  le saxophoniste-chanteur à la technique acrobatique et au saxophone coudé. ESSOUS était devenu pour bon nombre de jeunes musiciens, une référence. Tellement que l’on admirait en lui, son placement rythmique incroyable, son feeling, son spectre harmonique large et son improvisation facile…Et l’on sentait chez lui une grosse culture de l’histoire de la musique afro-caribéenne.        <br />
              <br />
       ESSOUS, avait aussi  gravé quelques uns des chefs d’œuvre qui ont donné au « Zouk » ses lettres de noblesse. C’est ainsi qu’on reconnaît  toujours en lui, celui dont les œuvres avaient su concentrer en elles l’évidente rayonnante et le mystère troublant  de la grande Musique ZOUK dans son style initial. ESSOUS et son groupe le RYCO JAZZ, auront  été aussi ceux qui ont ouvert  le chemin aux musiques africaines ou aux orchestres africains de nouer leurs rapports autour des influences croisées de la   « Rumba-Soukous+Biguine = Zouk »       <br />
              <br />
       e)- Familialement, ESSOUS a eu l’occasion à la Martinique de former un foyer stable, grâce à son union avec une martiniquaise avec laquelle il a eu un enfant.       <br />
              <br />
       3 – 1971  RETOUR  D’ESSOUS AU CONGO        <br />
              <br />
       FEVRIER 1971 - ESSOUS, son épouse antillaise de la Martinique et leur fils né à Fort-de-France (Martinique)  sont de retour à Brazzaville, après cinq années passées en France et aux Antilles. Peu de temps après, et à la grande satisfaction de la famille musicale congolaise, ESSOUS est employé à la SOCODI (Société congolaise de disque) en qualité de Conseiller artistique. Le commandant Alfred RAOUL (Vice-président du Conseil d’Etat et chef du département de l’Industrie) l’investit de toute sa confiance. Lui-même mélomane très averti. ESSOUS apporte tout son savoir faire à Félix TATHY, directeur général de la SOCODI, cumulativement avec ses activités au sein de l’orchestre Les Bantous de la Capitale.       <br />
              <br />
       <b>Clément OSSINONDE</b>       <br />
       Clement.ossinonde@sfr.fr       <br />
              <br />
       Pour de plus amples informations sur le séjour d’ESSOUS aux Antilles, un film en DVD réalisé par Denis MALANDA et produit par Cyriaque BASSOKA (www.bassoka.fr) est en vente dans  les FNAC. « Qui est ESSOUS ? »  - d’Afrique aux Caraïbes -
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>PAMELO MOUNK’ A  toute une vie pour la chanson</title>
   <pubDate>Mon, 17 Jan 2011 21:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sdc, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Rétrospective]]></dc:subject>
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     </div>
     <div>
      La figure de PAMELO MOUNK’A, 15 ans après sa mort le 14 Janvier 1996, demeure très présente, aussi bien auprès du public que des musiciens… Son apport fut énorme, notamment dans l’évolution vocale du style des Bantous de la Capitale. Il est une des figures les  plus actives et populaires de la musique congolaise des années 80.         <br />
              <br />
       Harmoniciste au phrasé parcimonieux mais très expressif, c’est surtout un compositeur d’une dimension exceptionnelle. Il a su se servir des acquis du style de composer de TABU LEY son inspirateur – soit dit en passant, on peut le considérer comme l’un des grands adeptes de l’école African – et renouveler la présentation de la rumba traditionnelle, (Rumba-soukous)       <br />
              <br />
       Venu très jeune sur la scène professionnelle, « Pablito », puis « Pamélo » par la suite s’est rapidement acquis une réputation de compositeur lyrique grâce à une parfaite orientation conçue avec rigueur par son parrain TABU LEY « Rochereau « dont il faut lui rendre cette reconnaissance.       <br />
              <br />
       Yvon MBEMBA BINGUI dit PAMELO MOUNK’A a vu le jour le 10 Mai 1945 à Poto-Poto -  Brazzaville – Congo. Il apprend seul à chanter, et comme beaucoup d’autodidactes, il fait ses débuts dans « Le Club des jeunes élégants de Poto-Poto, en sigle « CDJE », un groupe musical du quartier qu’il anime avec Jean-Pierre NGOMBE et FOUNDOU « Mulélé »       <br />
              <br />
       C’est en 1963 à Kinshasa où la musique est alors en pleine effervescence que PAMELO rencontre TABU LEY. Celui-ci jouera un rôle important dans l’harmonisation hardie que caractérisent les compositions de PAMELO. A en juger par le succès qu’à connu sa première chanson sur disque « Lucie » réalisée avec l’orchestre African Fiesta et qui fut une grande révélation.       <br />
              <br />
       De cette époque nous conservons heureusement plusieurs admirables enregistrements non signés par PAMELO, mais dans lesquels on reconnaît son doigté. Il est certain que PAMELO a eu raison de faire signer par la suite le fruit de ses efforts dont il a su en tirer une sonorité aussi chaude, tendre et riche à la fois, notamment,   « Lakisa bango », « Me voy a cantar » « Domingo a sabado » « Amartes » avec l’African Fiesta, un excellent orchestre qui pouvait jouer tout aussi bien des rythmes locaux que de puissants arrangements des rythmes afro caribéens       <br />
              <br />
       Le 19 Juillet 1963, le climat créé par le départ du  chanteur  Joseph BUKASA « Jojo », des guitaristes Jacques MAMBAU « Jacky » et  Antoine NEDULE « Papa Noël » de l’orchestre «  Les Bantous de la Capitale » contribue à donner à PAMELO une place de premier chorus devant Michel BOYIBANDA et Miguel SAMBA. Sur un thème intelligemment construit et dont l’accomplissement  est un modèle de goût, PAMELO vénère son entrée dans « Les Bantous de la capitale » par un titre très significatif : « Nalanda bango »       <br />
       (...Je les suis), disque Stenco.       <br />
              <br />
       Le 1er Avril 1964, PAMELO s’éclipse pour rejoindre TABU LEY à Kinshasa. L’enfant  a rejoint son « père ». Son talent en sortira agrandi et la maturité au point. Avec plusieurs titres à succès se trouvent particulièrement  mis en valeur l’originalité et la continuité de la pensée mélodique de PAMELO.       <br />
              <br />
       Le séjour kinois de PAMELO MOUNK’A dans l’African Fiesta  ne durera que cinq mois, car le 22 Août 1964 l’expulsion des ressortissants congolais de  Brazzaville du territoire du Congo Léopoldville, contraint les musiciens congolais de Brazzaville de rentrer au bercail, notamment   PAMELO qui est admis à réintégrer Les Bantous en voyage à Douala. Avec Les Bantous, il participe en 1966 au 1er Festival mondial des arts nègres à Dakar,  au 1er Festival culturel panafricain d’Alger en 1969, avant de s’imposer pendant longtemps au hit-parade africain grâce aux chansons « On va se marier » et « Masua » parues en 1966 et en 1967 chez Pathé Marconi.       <br />
              <br />
       En 1970, et en marge des activités de l’orchestre  Bantous, PAMELO crée avec l’organiste Freddy KEBANO et le chanteur Maurice OBAMI un groupe promotionnel dénommé « Les Fantômes » qui fait fureur avec la sortie des titres de PAMELO « Petite Lola » et « Séjour » éditées par Pathé Marconi.        <br />
              <br />
       PAMELO trouve dans le succès du groupe « Les Fantômes » une caution merveilleuse pour une fois de plus, claquer la porte aux Bantous et créé en Septembre 1972 avec Célestin KOUKA « Célio », Côme MOUNTOUARI « Kosmos », l’orchestre « LE PEUPLE » du trio CEPAKOS dont les premières interprétations commencent  dans un climat de spectaculaires progrès à travers des œuvres d’une esthétique incomparable de PAMELO ; « Alléluia », « Sonia », « Mwana Mboyo », etc.       <br />
              <br />
       En 1978, PAMELO MOUNK’A revient dans Les Bantous de la capitale, et participe avec eux  au 11ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à la Havane (Cuba). En 1981, fort de l’expérience vécue à Cuba, il décide une fois de plus de se séparer des Bantous pour s’engager dans une carrière solo. C’est ainsi qu’il réalise à la Maison EDYSON  des œuvres fort  impressionnantes qui font de lui l’un des artistes africains le plus écouté Citons : « L’argent appelle l’argent », « Amour de Nombakele », « Ce  n’est que ma secrétaire » …        <br />
              <br />
       Le 4 Septembre 1986 l’orchestre Les Bantous de la capitale se réconcilie avec les anciens musiciens dissidents, sous la médiation du Maire de Brazzaville de l’époque Jean Jules OKABANDO. Après ces retrouvailles, PAMELO MOUNK’A est nommé chef d’orchestre et ce jusqu’en 1990 date du énième éclatement des BANTOUS  par la création de  BANTOUS MONUMENT, dans lequel figurent PAMELO MOUNK’A, Edo GANGA, Célestin KOUKA, Alphonso TALOULOU et Joseph SAMBA « Mascott ».       <br />
              <br />
       La production musicale de PAMELO dans l’orchestre  Bantous Monument se ralentit malheureusement, l’état de santé du musicien s’aggrave ; après un dernier voyage en France en septembre 1994, et plus d’un an après,  le 14 JANVIER 1996 PAMELO MOUNK’A  tire sa révérence  à Brazzaville  à l’âge de 51 ans,  après avoir jusqu’au bout chanté la « Rumba-Soukous » qu’il aimait tant.  Il est promu à titre posthume de la Médaille du mérite congolais.  A son brillant palmarès, plusieurs fois à la une du hit parade africain et un prix : le trophée « Gwomo Africa » décerné en Août 1995 à Kinshasa (RDC)       <br />
              <br />
       Une intéressante compilation de toute la grande période de PAMELO MOUNK’A est gravée dans plusieurs albums qui regroupent  ses plus grands succès, joués avec énergie farouche dans une ambiance chaude et excitante chez l’éditeur Cyriaque BASSOKA (www.bassoka.fr)       <br />
              <br />
       <b>Clément OSSINONDE</b>       <br />
       Clement.ossinonde@sfr.fr       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Joseph KABASELLE &amp; L’AFRICAN JAZZ Dans un grand accès de nostalgie -  28 ans après la disparition -</title>
   <pubDate>Mon, 17 Jan 2011 20:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sdc, Starducongo.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Rétrospective]]></dc:subject>
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     </div>
     <div>
      <b> 1 – CE QUE C’EST QUE  L’AFRICAN JAZZ</b>       <br />
              <br />
       L’AFRICAN JAZZ constitue le point de jonction entre deux époques :       <br />
              <br />
       - La première est celle de la musique de tradition orale fondée sur une organisation polyphonique instrumentale et vocale, laquelle a donné naissance à des musiciens « individuels » qui ont chanté seul en s’accompagnant d’un instrument.       <br />
              <br />
       - La seconde va de 1950, celle qui est caractérisée par les nouvelles formes d’expression musicales soutenues par une orchestration moderne.       <br />
              <br />
       L’African Jazz a ainsi joué le rôle de transition entre les deux époques pour avoir été en 1953 le tout premier orchestre congolais de musique instrumentale entièrement moderne. Cette période sera enrichie on le sait par la création en 1954 de l’orchestre Negro Jazz de Brazzaville, en 1956 de l’OK Jazz, en 1957 du Rock-A-Mambo, en 1959 de l’orchestre Les Bantous, puis tant d’autres formations d’un niveau appréciable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2616375-3694314.jpg" alt="Joseph KABASELLE &amp; L’AFRICAN JAZZ Dans un grand accès de nostalgie -  28 ans après la disparition -" title="Joseph KABASELLE &amp; L’AFRICAN JAZZ Dans un grand accès de nostalgie -  28 ans après la disparition -" />
     </div>
     <div>
      <b>2 – LE GRAND MERITE DE JOSEPH KABASELLE</b>       <br />
              <br />
       Joseph KABASELLE a donc le grand mérite d’avoir été le grand architecte de l’African Jazz. En 30 ans d’activité, il s’est placé parmi les grands créateurs musicaux africains. Il a formé et valorisé le talent des grands noms de la musique congolaise et a créé un style qui a fait école.       <br />
              <br />
       Le nom de Joseph KABASELLE évoque l’époque délirante d’enthousiasme qu’a connu la chanson congolaise dans les années 50. Il est indéniable qu’il est parmi les pionniers qui ont apporté une contribution considérable à l’histoire de la musique. congolaise, puisque c’est lui qui le premier a mis en évidence les possibilités d’une orchestration moderne. Ainsi d’ailleurs naquit l’African Jazz dont la popularité dans tout le continent a été impressionnante. Pourtant KABASELLE ne vint à cette musique qu’à partir des chants religieux.       <br />
              <br />
       <b>3 – LA PETITE HISTOIRE DE JOSEPH KABASELLE</b>       <br />
              <br />
       Né le 16 Décembre 1930 à Matadi, TSHIAMALA KABASELLE Joseph Athanase « Kalejoph » a fait ses études primaires chez les pères catholiques, où une place de choix est réservée à la musique religieuse, car il va se révéler excellent choriste à la voix la plus vive et gaie.       <br />
              <br />
       En 1950, la petite liberté autorisée dans le culte lui donne l’occasion de chanter régulièrement à la cité, avec des amis dans la forme de « Maringa » (la sœur aînée de la Rumba, très populaire à l’époque). C’est à ce moment qu’il découvre Georges DULA, Marcellin LABOGA, Albert YAMBA YAMBA dit « Kabondo », musiciens avec qui il produit des compositions bâties sur des rythmes de danses populaires.       <br />
              <br />
       En 1951, il tourne avec eux un film publicitaire avec l’ensemble O.T.C. (Orchestre Tendance Congolais) intitulé « Les voix de la concorde ». Le succès de ce film marque un progrès considérable dans les aptitudes de « KALEJOPH » pour qui l’année 1952 constituera le premier pas vers l’affranchissement des méthodes de chant et de danse, avant d’avoir accès au studio « Opika » des Frères MOUSSA BENATAR, d’où sortiront les toutes premières chansons comme « Tika makele na ndako », « Bolingo lokola like », « Coco wa ngai », « Valérie Regina »… réalisées avec l’accompagnement des guitaristes Emmanuel TSHILUMBA WA BALOJI « Tino Baroza » et Charles MWAMBA « Dechaud » (issus de l’école Zacharie ELENGA « Jhimmy ») et surtout du saxophoniste belge Fud CANDRIX, le premier européen à accompagner de façon magistrale les mélodies congolaises.       <br />
              <br />
       Saxophoniste de grande valeur, Fud CANDRIX accompagne d’abord Zacharie ELENGA « Jhimmy », mais c’est surtout avec Joseph KABASELLE qu’il connut un succès fantastique. Sa sonorité classique ainsi que son sens du rythme simple ouvrent la porte à la véritable musique d’orchestre typique. KALEJOPH et Fud CANDRIX firent enregistrer avec l’African Jazz plusieurs dizaines de chansons à grand succès, parmi lesquelles celles qui ont battu tous les records de vente et de popularité en fin d’année 1953 : « Para Fifi » et « Kale Kato » (ambiance). Joseph KABASELLE eut pour sa part le grand mérite d’introduire pour la première fois le tam-tam de la tribu « Tetela », le « Lokole » dans la musique moderne d’orchestre, avant de bénéficier de l’apport de Marie-Isidore à l’introduction des « tumbas » en 1954. Mais 1953 est surtout considérée comme une des années importantes de l’histoire de la musique congolaise pour avoir donné naissance à la première grande formation de musique moderne de Léopoldville (Kinshasa). 
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="http://www.starducongo.com/photo/art/default/2616375-3702329.jpg" alt="Joseph KABASELLE &amp; L’AFRICAN JAZZ Dans un grand accès de nostalgie -  28 ans après la disparition -" title="Joseph KABASELLE &amp; L’AFRICAN JAZZ Dans un grand accès de nostalgie -  28 ans après la disparition -" />
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      <b>4 – L’AFRICAN JAZZ </b>       <br />
              <br />
       L’orchestre regroupe d’excellents musiciens qui vont exprimer avec brio tous les aspects du génie, de l’âme du groupe : « Kalejoph ». D’entrée de jeu, les titres « Kele », « African Jazz », « Nakanisi yo », « Nionso se pamba », « Mambanzo », « Soki yo te nani », « Nabanzi Gertrude »….présentent des formes rythmiques nouvelles, annonçant l’importance sonore de la guitare solo.       <br />
              <br />
       En effet, le fait le plus marquant demeure la présence dans l’orchestre d’un jeune de 14 ans, un des rares guitaristes qui soit parvenu à son âge à imposer sa personnalité par son utilisation des accords d’harmonie, dans l’improvisation ainsi que la virtuosité de ses modulations : à savoir  Nicolas KASANDA surnommé « Nico mobali » (plus tard « Docteur Nico »). NICO va concilier pendant plusieurs années, ses études de mécanique à l’Ecole Professionnelle et ses activités musicales dans l’African Jazz où il forme avec son frère aîné Charles MWAMBA « Dechaud » un couple révélateur de talents nouveaux. Il y a lieu de noter que le cumul Musique-Mécanique de NICO s’est étendu dans la durée, pour avoir été entre 1957-1959 mécanicien à  H.C.B. (Société anonyme des huileries du Congo Belge) et professeur de  mécanique à l’Ecole Technique de Ndjili entre 1959-1960.       <br />
              <br />
       Possédant une connaissance absolument prestigieux de l’art dans lequel ils avaient choisi de s’exprimer, les musiciens de l’AFRICAN JAZZ des années 1953-1954 constituaient une équipe homogène et  talentueux composée de : Joseph KABASELLE (chant) - Roger IZEIDI (maracas-chant) – Etienne DILUVILA (batterie-chant) – Nicolas KASANDA guitare solo) – Charles MWAMBA (guitare accompagnement) – Albert TAUMANI (guitare basse) – André MENGA, Isaac MUSEKIWA (saxo) – Dominique KUNTINA « Willy » (trompette) – Antoine KAYA « Depuissant » (Tumbas) – Albert DINGA (guitare rythmique).- A cette équipe type de l’African Jazz, s’étaient joints dans le cadre des éditions OPIKA, Fud CANDRIX (saxo) – Lucie EYENGA (chant) et TINO BAROZA (guitare solo)       <br />
              <br />
       La nouvelle musique de l’African Jazz  à partir de 1955 (année de la dissolution des éditions Opika) s’invente les règles, Joseph KABASELLE s’en révèle vite, au micro, le plus grand chanteur ténor. Son imagination mirobolante s’exerce à briser le rythme traditionnel, à émanciper l’harmonie, à bousculer les mélodies. Hélas ! Sa carrière va être sans cesse perturbée par ses élans politiques, en particulier à partir de 1961 année au cours de laquelle, il s’est mêlé de la politique (proche du MNC-LUMUMBA) et d’autres activités extra-musique. Le fulgurant passage de Joseph KABASELLE sur la scène de la musique congolaise a exercé une influence déterminante, analogue à aucun autre musicien congolais auparavant.       <br />
              <br />
       <b>5 – LES PRINCIPAUX AXES DE JOSEPH KABASELLE AVEC ET APRES       <br />
             L’AFRICAN JAZZ.</b>       <br />
              <br />
       L’originalité du personnage fondamental de la rumba moderne,       <br />
       JOSEPH KABASELLE entre 1960 - 1983 est fondée sur les axes suivants qui ont particulièrement marqué sa vie avec l’African Jazz et bien après.       <br />
              <br />
       <b>1960 – L’AFRICAN JAZZ PREMIER ORCHESTRE CONGOLAIS EN EUROPE</b>       <br />
              <br />
       - L’African Jazz est le tout premier orchestre congolais à se rendre en Europe. Il anime le 20 Février 1960 à la clôture de la « Table Ronde belgo-congolaise du 20 janvier au 20 février 1960 destinée à définir les conditions et la date de l’Indépendance du Congo.       <br />
       Une chanson mémorable « Indépendance cha cha » témoigne de l’histoire en train de s’écrire au Congo et en Afrique.       <br />
              <br />
       <b>1960 – CREATION DES EDITIONS « SURBOUM AFRICAN JAZZ »</b>       <br />
              <br />
       - Sous la tutelle de la Maison ECODIS du groupe DECCA-FONIOR, Joseph KABASELLE crée la première Edition musicale gérée par un congolais, 13 années après la présence sans partage des éditeurs       <br />
       Grecs et Belges. Citons : « Surboum African Jazz ».       <br />
              <br />
       <b>1960 – CREATION DU « CLUB KALE » A BRAZZAVILLE</b>       <br />
              <br />
       - Au sein du groupe musical « Los Rumbaberos » de Brazzaville émerge le « Club Kale » qui a pour objectif de contribuer à l’épanouissement de l’œuvre de Joseph KABASELLE. Parmi ses membres, citons Sylvain BEMBA, Clément MASSENGO, Firmin TEMBE, Gérard BITSINDOU, Amoyen BIBANZOULOU…       <br />
              <br />
       <b>TABU LEY DANS L’AFRICAN JAZZ</b>       <br />
              <br />
       - Présenté le 6 juin 1959, au cours d’un concert de l’African Jazz, au bar « Vis-à-vis » , TABU LEY  ne commencera effectivement dans l’African Jazz qu’au retour de l’orchestre de Bruxelles pour la Table Ronde.       <br />
              <br />
       <b>1961 – MANU DIBANGO DANS L’AFRICAN JAZZ</b>       <br />
              <br />
       - Découvert par Joseph KABASELLE à Bruxelles, dans le Night Club « les Anges Noirs » l’organiste MANU DIBANGO, intègre l’African Jazz en Août 1961. Il quitte l’African Jazz et Kinshasa le 6 Juin 1963 pour rentrer au Cameroun.       <br />
              <br />
       <b>1963 – DISLOCATION DE L’AFRICAN JAZZ</b>       <br />
              <br />
       - Dix ans après avoir conquis tous les titres du plus grand orchestre du Congo-Kinshasa et parvenu à imposer sa suprématie en Afrique, tout se gâte brusquement au sein de l’African Jazz  dont  les musiciens quittent en bloc Joseph KABASELLE au mois de Mai pour former l’AFRICAN FIESTA.       <br />
              <br />
       <b>1964 – AFRICAN JAZZ (Nouvelle formule) </b>       <br />
              <br />
       - Avril 1964 – La fusion  Joseph KABASELLE –VOX AFRICA de Jeannot BOBENGA, renforcée par les guitaristes Antoine NEDULE « Papa Noël » et Jacques  MAMBAU « Jacky » (en provenance des Bantous) donne naissance à  L’AFRICAN JAZZ « Nouvelle formule ».       <br />
              <br />
       <b>1966 –RETROUVAILLES A PARIS JOSEPH KABASELLE ET LES SIENS</b>       <br />
              <br />
       - Une rencontre fortuite regroupe à Paris quelques anciens musiciens de l’African Jazz, dont Joseph MULAMBA, Casimir MBILIA « Casino » Jeannot BOBENGA, Jean Serge ESSOUS, TINO BAROSA…autour d’un enregistrement signé African Jazz. Ces retrouvailles déboucheront malheureusement par la séparation BOBENGA-KABASELLE.       <br />
              <br />
       <b>1967 – SEPARATION KABASELLE-BOBENGA – FIN AFRICAN JAZZ       <br />
       </b>       <br />
       - Le juin 1967 – Coût de théâtre, Jeannot BOBENGA décide de se séparer de Joseph KABASELLE pour réhabiliter son orchestre VOX AFRICA. Echec définitif de Joseph KABASELLE pour la relance de l’AFRICAN JAZZ.       <br />
              <br />
       <b>1969 – CREATION DE L’FRICAN TEAM DE PARIS</b>       <br />
              <br />
       - A l’initiative de Joseph KABASELLE et MANU DIBANGO, une rencontre de quelques grands noms de la musique congolaise (MUJOS, KWAMI, ESSOUS, CASINO, LUTULA « Edo Clary » ) et africaine… associés au caribéen DON GONZALO donne naissance à l’orchestre informel AFRICAN TEAM . Un groupe génial qui place dans les bacs des grands succès basés sur les harmonies des chansons. L’African Team, dernière refuge de Joseph KABASELLE s’en ira  hélas ! Très vite à la dérive.       <br />
              <br />
       <b>1983 – LA FIN DE JOSEPH KABASELLE</b>       <br />
              <br />
       - Injustement négligé par les siens, KABASELLE, va tout de même bénéficier d’une prise en charge du Président de la république MOBUTU, pour une couverture médicale en Europe qui lui aura permis de se soigner, De retour à Kinshasa, Joseph KABASELLE résiste plusieurs mois avant de faire une rechute qui  après un délaissement lui aura été fatale. Sa mort intervient le 11 Février 1983 et sera inhumé le 14 Février 1983 au cimetière de la Gombe. Les musiciens des deux rives du Congo lui on réservé un hommage mérité pour celui que tout le monde attribue le titre de « GRAND KALE » surtout pour avoir su développer son imagination mélodique prodigieuse en assumant avec brio tous les tournants de l’histoire ; de la Rumba jusqu’à la science harmonique des musiciens apparus depuis Opika. Les disque de KALEJOPH en témoignent honorablement.       <br />
              <br />
       <b>Clément OSSINONDE</b>       <br />
       Clement.ossinonde@sfr.fr
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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